Amor Hakkar

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Amor Hakkar
Description de cette image, également commentée ci-après

Amor Hakkar à Amiens, en 2008

Nom de naissance Amor Hakkar
Naissance (58 ans)
Khenchela
Profession Réalisateur
Films notables Sale temps pour un voyou, La Maison jaune

Amor Hakkar, né le 1er janvier 1958 à Khenchela, dans les Aurès, est un réalisateur algérien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Arrivé en France avec ses parents à l'âge de 6 mois, il passe sa jeunesse à Besançon, dans un bidonville, la cité des Founottes. Il parvient grâce au soutien de l'abbé Chays à s'en extraire et à poursuivre des études scientifiques. De cette enfance franc-comtoise, il tire La cité des fausses notes, roman publié aux éditions Pétrelle en 2001 (prix du livre Marcel Aymé 2001. Malgré d'excellents commentaires de lecteurs anonymes, le livre n'obtient pas le succès espéré.

Passionné de cinéma et d'écriture, il réalise un premier court métrage en 1990, Apprends-moi à compter jusqu’à l’infini, suivi d'un long métrage deux ans plus tard, Sale temps pour un voyou, avec Pierre-Loup Rajot, Sylvie Fennec et Serge Giamberardino. Ce film est produit par la société Rage au coeur films. Le film hélas n'est pas remarqué. Distribué dans quelques salles, le film passe complètement inaperçu.

En 1994, Amor Hakkar commence le tournage en France et en Italie du film Ailleurs c'est aussi avec Mado Maurin et Pierre Remund. Faute de financement, le film ne sera jamais achevé. Pour Amor Hakkar commence alors la traversée du désert.

En 1998, Amor HAKKAR redécouvre sa région natale, les Aurès, où il tourne quelques années plus tard Timgad, la vie au cœur des Aurès, documentaire de 52 minutes pour France 5.

Cette découverte algérienne lui inspire également en 2004 le scénario de La Maison jaune soutenu par le fonds d'aide à la production de Franche-Comté et le fonds Sud Cinéma ainsi qu'Alger en 2007, capitale de la culture arabe. En 2005, Amor Hakkar crée la société de production de films Sarah Films. Le film est tourné en 2006 dans les Aurès et en langue berbère (lauréat fondation Beaumarchais SACD 2006). La Maison jaune sort en salle en France en 2008 puis en Suisse et au Canada. Le film remporte de nombreux prix (37) à travers le monde.

Malgré ce succès d'estime, Amor HAKKAR rencontre de nombreuses difficultés pour financer son prochain film. Il travaille au long métrage Quelques jours de répit avec Marina Vlady et Samir Guesmi. Ce film évoque le destin de deux homosexuels clandestins iraniens qui tentent de trouver refuge en France. Malgré l'absence de soutien financier, le film sera tourné avec un budget dérisoire et sélectionné au Festival du film de Sundance 2011. Distribué par Sarah films, le film sort en salles en avril 2011. Encore une fois, le film passe totalement inaperçu.

Pour ne pas rester à rien faire, en 2013, Amor Hakkar réalise en 14 jours le film La Preuve avec Nabil Asli et Anya Louanchi. Distribué par Sarah Films, le film sort en salles en juillet 2014. Le film ne rencontre pas le succès espéré.

En 2015, inspiré par un scénario original de Florence BOUTELOUP, Amor HAKKAR réalise le film Celle qui vivra avec Meryem Medjkane, Muriel Racine, Nicolas Dufour et Hichem Berdouk. La sortie est programmée pour 2016.

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • 1990: Apprends-moi à compter jusqu'à l'infini (court-métrage)
  • 1992: Sale temps pour un voyou, (sélection officielle aux festivals de Carthage, Tétouan et Paris
  • 1994 Ailleurs c'est beau aussi. Film inachevé
  • 2002: Timgad, la vie au cœur dans les Aurès, (prix TVS au Festival Vues d'Afrique de Montréal 2003) (documentaire)
  • 2008: La Maison jaune, (Sélection officielle Locarno 2007)
  • 2011: Quelques jours de répit, (Sélection officielle Sundance 2011)
  • 2013: La Preuve (Sélection officielle Dubaï 2013)
  • 2016 Celle qui vivra

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article: source utilisée pour la rédaction de cet article

  • Maison jaune de Amor Hakkar, dans Kalila, la revue du Centre Culturel Algérien, n° 9, janvier-mars 2011, p. 32 Document utilisé pour la rédaction de l’article