Phyllanthus emblica

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Myrobolan emblique, Groseillier de Ceylan

Phyllanthus emblica
Description de cette image, également commentée ci-après
Myrobolan emblique.
Classification selon Tropicos
Règne Plantae
Classe Equisetopsida
Sous-classe Magnoliidae
Super-ordre Rosanae
Ordre Malpighiales
Famille Phyllanthaceae
Genre Phyllanthus

Espèce

Phyllanthus emblica
L., 1753

Statut de conservation UICN

(LC)
LC : Préoccupation mineure

Description de cette image, également commentée ci-après
Fruits de Myrobolan emblique.

Phyllanthus emblica, le Myrobolan emblique ou Groseillier de Ceylan, est une espèce d'arbres de la famille des Euphorbiaceae selon la classification classique[réf. nécessaire], ou de celle des Phyllanthaceae selon la classification phylogénétique[1].

Il pousse au Népal, en Inde, au Sri Lanka où il est considéré comme sacré. Son fruit, également nommé amala / amla / amalaki ou « groseille népalaise ou indienne »[réf. nécessaire], est comestible. Il est également présent au Cambodge, où son fruit est apprécié.

Culture du Myrobolan emblique[modifier | modifier le code]

Tronc du Myrobolan emblique enduit d’une couche de boue.

Ce fruitier tropical, caduc, dioïque, est de rusticité 10a (supporte des gels brefs à -1 °C) à 11. Il se reproduit par bouturage en milieu chaud (>30 °C), la taille usuelle de fructification est la cépée. La production est de 15 à 20 kg de fruit pour un arbre adulte[réf. nécessaire].

Sa croissance est lente, il vit entre 20 et 35 ans et atteint 8 à 10 m[réf. nécessaire].

En climat méditerranéen chaud, le Myrobolan emblique se cultive comme les agrumes peu rustiques : chaulage du tronc, cuvette d'arrosage, toile d'hivernage, protection contre les vents froids[réf. nécessaire].

Utilisation[modifier | modifier le code]

La récolte des fruits se fait entre mi-décembre et mi-janvier dans l'hémisphère nord[réf. nécessaire].

Le fruit sphérique avec des facettes peu marquées, au goût tannique et acide, est spécialement riche en acide ascorbique et en pectine : 720 mg de vitamine C pour 100 g de pulpe de fruit, jusqu’à 900 mg pour 100 g de jus pressé. On l'utilise dans les confitures, les gélatines et comme pickles. La peau est fine et comestible, la pulpe adhère au noyau, elle est aigre, sa texture est agréablement croquante[réf. nécessaire].

Une étude sino-japonaise de 2000 a découvert trois esters hétérosides (nommés phyllaemblicines A, B et C), un ester de méthyl ainsi qu’une quinzaine de tanins et de composés similaires dans les racines du Myrobolan emblique [2]. Une étude indienne [3], en 2010, a mis en évidence un contenu extrêmement élevé des fruits frais en flavonoïdes.

Une huile est extraite de ses noyaux[réf. nécessaire].

Huile pour cheveux du Myrobolan emblique.

Il est utilisé par l’ayurveda pour faire des shampooings ou des huiles pour cheveux[4].

Les feuilles sont utilisées comme fourrage et comme colorant[réf. nécessaire].

Effets sur la santé[modifier | modifier le code]

Dans une étude de 2011, les diabétiques à qui on faisait prendre de 1 à 3 g d'amla en poudre (l'équivalent d'un à deux fruits) par jour ont vu leur glycémie à jeun redescendre à niveau normal et leurs cholestérol total, LDL et triglycérides (ces derniers uniquement pour 2 et 3 g / jour) fortement diminués après 21 jours[5]. L'effet sur les cholestérol, LDL et triglycérides était également présent chez les sujets non diabétiques.

Dans une étude comparative de 3 100 aliments, boissons, épices, herbes et compléments alimentaires, l'amla séché a été déterminé comme étant celui ayant le plus haut niveau d'antioxydants[6].

Des études ont montré des effets antibactérien, antifongique, antiviral, antidiabétique, hypolipémiant, anti-ulcère, anti radicaux libres, antioxydant, antimutagène, anti-inflammatoire et immunomodulateur, antipyrétique, analgésique, antitussif, antiathérogène, adaptogène, antivenins pour serpents, gastroprotecteur, antianémie, antihypercholestérolémie, cicatrisant, antidiarrhéique, hépatoprotecteur, néphroprotecteur et neuroprotecteur[7].

Une étude de 2016[8] a montré que la santé des jeunes poulets ayant reçu même de très faibles doses d'extrait du Myrobolan emblique s'est améliorée. Ils se sont développés plus rapidement que les poulets n'ayant pas reçu du Myrobolan emblique.

Une étude de [9] a confirmé les conclusions des études précédentes selon lesquelles les sept phénols contenus dans l'huile extraite du fruit avaient des propriétés anticancéreuses.

Une étude de la fin de 2017[10] a montré que les rats femelles hypothyroïdes suivant un régime riche en matières grasses pendant six semaines réduisaient le stress oxydatif et l'inflammation grâce à l'amla.

Symbolique[modifier | modifier le code]

Le Myrobolan emblique est un arbre de longue vie et noble suivant la classification des plantes dans la culture indienne et ayurvédique[réf. nécessaire].

Noms vulgaires et vernaculaires[modifier | modifier le code]

Ce taxon porte en français les noms vernaculaires ou normalisés « Groseillier de Ceylan »[11],[12], « Myrobalan emblic »[11], « Myrobolan emblique »[13] ou simplement « Myrobolan »[14].

  • En sanskrit : आमलक, āmalaka, arbre myrobolan[15] ; Aonla ; aola ; amalaki ; dharty ; aamvala ; aawallaa ; nellikai ; nillika ; usareekai
  • En anglais : Emblic ; emblic myrobalan ; nelli ; amla berry ; Indian gooseberry (lit. groseille indienne)
  • Arbre de Malacca, melaka
  • En khmer : កន្ទួតព្រៃ (kân-tuot prei)

Synonymes[modifier | modifier le code]

Phyllanthus emblica a pour synonymes[11] :

  • Cicca emblica (L.) Kurz
  • Diasperus emblica (L.) Kuntze
  • Diasperus pomifer (Hook.f.) Kuntze
  • Dichelactina nodicaulis Hance
  • Dichelactina nodicaulus Hance
  • Emblica arborea Raf.
  • Emblica officinalis Gaertn.
  • Mirobalanus embilica Burm.
  • Phyllanthus glomeratus Roxb.
  • Phyllanthus glomeratus Roxb. ex Benth.
  • Phyllanthus glomeratus Roxb. ex Wall.
  • Phyllanthus mairei H.Lév.
  • Phyllanthus mimosifolius Salisb.
  • Phyllanthus pomifer Hook.f.
  • Phyllanthus taxifolius D.Don

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Tropicos.org. Missouri Botanical Garden., consulté le 12 juin 2021
  2. (en) Novel norsesquiterpenoids from the roots of Phyllanthus emblica, ZHANG Ying-Jun ; TANAKA Takashi) ; IWAMOTO Yoko ; YANG Chong-Ren ; KOUNO Isao.
  3. (en) http://olharfeliz.typepad.com/citrus/2011/01/note-de-lecture-citrus-janvier-2011.html
  4. « Huile amla cheveux avis complet : le secret de beauté des Indiennes », Ethno Travels,‎ (lire en ligne, consulté le 17 septembre 2018)
  5. Muhammad Shoaib Akhtar, Ayesha Ramzan, Amanat Ali et Maqsood Ahmad, « Effect of Amla fruit (Emblica officinalis Gaertn.) on blood glucose and lipid profile of normal subjects and type 2 diabetic patients », International Journal of Food Sciences and Nutrition, vol. 62, no 6,‎ , p. 609–616 (ISSN 0963-7486, DOI 10.3109/09637486.2011.560565, lire en ligne, consulté le 30 novembre 2017)
  6. Monica H Carlsen, Bente L Halvorsen, Kari Holte et Siv K Bøhn, « The total antioxidant content of more than 3100 foods, beverages, spices, herbs and supplements used worldwide », Nutrition Journal, vol. 9,‎ , p. 3 (ISSN 1475-2891, PMID 20096093, PMCID PMC2841576, DOI 10.1186/1475-2891-9-3, lire en ligne, consulté le 30 novembre 2017)
  7. (en) Manjeshwar Shrinath Baliga et Jason Jerome Dsouza, « Amla (emblica officinalis Gaertn), a wonder berry in the treatment and prevention of cancer », European Journal of Cancer Prevention, vol. 20, no 3,‎ (ISSN 0959-8278, DOI 10.1097/CEJ.0b013e32834473f4, lire en ligne, consulté le 30 novembre 2017)
  8. A. P. Patel, S. R. Bhagwat, M. M. Pawar et K. B. Prajapati, « Evaluation of Emblica officinalis fruit powder as a growth promoter in commercial broiler chickens », Veterinary World, vol. 9, no 2,‎ , p. 207–210 (ISSN 0972-8988, PMID 27051210, PMCID PMC4819374, DOI 10.14202/vetworld.2016.207-210, lire en ligne, consulté le 17 septembre 2018)
  9. (en) Jie Zhang, Dan Miao, Wan-Fang Zhu et Jian Xu, « Biological Activities of Phenolics from the Fruits of Phyllanthus emblica L. (Euphorbiaceae) », Chemistry & Biodiversity, vol. 14, no 12,‎ , e1700404 (ISSN 1612-1872, DOI 10.1002/cbdv.201700404, lire en ligne, consulté le 17 septembre 2018)
  10. (en) « Amla (Emblica officinalis) improves hepatic and renal oxidative stress and the inflammatory response in hypothyroid female wistar rats fed with a high-fat diet », sur De Gruiter,
  11. a b et c GBIF Secretariat (2019). GBIF Backbone Taxonomy. Checklist dataset https://doi.org/10.15468/39omei accessed via GBIF.org, consulté le 12 juin 2021
  12. Noms en français de « Phyllanthus emblica », sur Nomen.at, Dictionary of Common (Vernacular) Names.
  13. P.C.M. Jansen et Dominique Cardon, Ressources végétales de l'Afrique tropicale : Colorants et tanins, Fondation Prota, (ISBN 9789057821639, lire en ligne), p. 137.
  14. Muséum national d’Histoire naturelle [Ed]. 2003-2021. Inventaire National du Patrimoine Naturel, Site web : https://inpn.mnhn.fr., consulté le 12 juin 2021
  15. (fr) Définition de aamalaka sur The Sanskrit Heritage Dictionary

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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