Amiram Nir

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Amiram Nir
Amiram Nir.jpg
Biographie
Naissance
Décès
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Nationalité
Activité

Amiram Nir (עמירם ניר ; 8 décembre 1950 - 30 novembre 1988) est un journaliste israélien qui a servi comme conseiller en matière de lutte au terrorisme auprès de deux premiers ministres israéliens. Il a joué un rôle dans l'affaire Iran-Contra[1]

Career[modifier | modifier le code]

Amiram Nir épouse l'aristocrate et investisseure Judy Shalom Nir-Mozes (en) en 1982[2].

Nir sert comme gérant de campagne auprès de Shimon Peres en 1977 et comme porte-parole du parti de Peres. Plus tard, il est nommé correspondant pour la télévision israélienne[3]. En 1982, il est correspondant militaire pour Aroutz 1 (Channel 1 en anglais)[2]. Il atteint également le grade de lieutenant colonel dans la réserve de l'Armée de défense d'Israël[3].

En novembre 1984, Nir est nommé au nouveau poste de conseiller à la lutte au terrorisme auprès du premier ministre Shimon Peres, poste qu'il occupe auprès du premier ministre suivant, Yitzhak Shamir[3]. À ce poste, Nir joue un rôle essentiel dans la réplique israélienne au détournement du navire Achille Lauro en 1985[3].

Nir joue aussi un rôle dans l'affaire Iran-Contra[4],[5],[6],[7]. Quand l'affaire est dévoilée à la fin 1986, le gouvernement israélien lui interdit d'échanger avec les autorités américaines[3]. Il remet sa démission de son poste de conseiller en mars 1987[3] à la suite de critiques pour son rôle dans l'affaire et à cause des accusations de son contact américain, Oliver North, qui tente de lui faire porter le blâme. Il a déclaré se sentir « neutralisé de son autorité » (neutralized of his authority)[8]. Au milieu des années 1980, Nir parle à Bob Woodward, journaliste au Washington Post, et lui annonce son intention de vendre sa version de l'affaire Iran-Contra au plus offrant[3].

Après sa démission du gouvernement israélien, Nir ouvre à Londres un bureau pour une firme de sécurité israélienne ; il dirige une transaction d'armes et de pétrole pour des acheteurs mexicains. Le 30 novembre 1988, son Cessna de location éprouve des ennuis de moteur. Officiellement, il meurt dans l'écrasement de l'avion. Toutefois, des rumeurs circulent comme quoi il aurait été tué à Mexico[3]. Après sa mort, « une série de vols systématiques » (a systematic series of burglaries), accomplis par des professionnels qui n'ont jamais été capturés, visent les documents sur l'affaire Iran-Contra[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de la page de Wikipédia en anglais intitulée « Amiram Nir » (voir la liste des auteurs).

  1. (en) Larry Rohter, « Nir's Fatal Mexico Visit Called a Business Trip », The New York Times,‎ (lire en ligne)
  2. a et b (en) Sara Leibovich-Dar, « She who must be obeyed », Haaretz,‎ (lire en ligne)
  3. a b c d e f g et h (en) Ephraim Kahana, Historical Dictionary of Israeli Intelligence, Scarecrow Press, (lire en ligne), p. 210-212
  4. Lawrence E. Walsh, Final Report of the Independent Counsel for Iran/Contra Matters, vol. Volume I: Investigations and Prosecutions, Washington, D.C., United States Court of Appeals for the District of Columbia Circuit / United States Government Printing Office, , 17-22 p. (ISBN 0160430097, OCLC 612998360, lire en ligne)
  5. (en) « Amiram Nir’s Widow Does Not Know How Abc Got Iran-contra Document », Jewish Telegraphic Agency,
  6. (en) Mitch Ginsburg, « When Rouhani unwittingly told an Israeli agent how to deal with Iran », The Times of Israel,‎ (lire en ligne)
  7. « Rohani in 1986: West too soft on Khomeini », ynetnews.com,
  8. Bergman 2008, p. 128-129
  9. (en) Ronen Bergman, The Secret War with Iran: The 30-Year Clandestine Struggle Against the World's Most Dangerous Terrorist Power, Simon & Schuster, (lire en ligne), p. 112