Amira Hass

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Amira Hass
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Amira Hass

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Amira Hass (עמירה הס), née en 1956 à Jérusalem, est une journaliste et auteur israélienne, surtout connue pour ses colonnes dans le quotidien Ha'aretz. Elle est particulièrement connue parce qu'elle vit en Cisjordanie après avoir habité à Gaza et qu'elle rapporte les événements du conflit israélo-palestinien depuis les territoires palestiniens.

Parcours[modifier | modifier le code]

Amira Hass est fille de deux survivants de la Shoah : sa mère, Hanna Levi, née dans une famille juive séfarade de Sarajevo, en Bosnie (alors Yougoslavie), fut active dans le mouvement communiste: Pendant l'occupation allemande de la Seconde Guerre mondiale elle joignit les partisans de Tito. Arrêtée au Monténégro par les Nazis elle fut envoyée dans le camp de Bergen-Belsen où elle réussira à survivre et à écrire un journal. Le père d'Amira Hass, Avraham Hass, fut actif dans le mouvement communiste clandestin de Roumanie et fut déporté par les autorités militaires - fascistes dans les ghettos et camps de la mort de Transnistrie. Là-bas, il survit au typhus tout en conservant une infirmité au pied. Après la guerre, les deux parents d'Amira, se voyant sans leurs familles et communautés disparues, et déçus par l'atmosphère dans leurs pays d'origine, décidèrent d'émigrer dans le jeune État d'Israël en 1949. Ils y reprirent leur combat communiste. Avraham est même arrivé à être élu membre du comité central du Parti communiste israélien.

Amira a commencé sa carrière à Ha'aretz en 1989, et a commencé à informer depuis les territoires palestiniens en 1991. En 2003, elle était la seule journaliste israélienne juive à vivre parmi les Palestiniens, à Gaza depuis 1993 et à Ramallah depuis 1997.[réf. nécessaire] Deux ouvrages ont été tirés de ses expériences successives : l'essai Boire la mer à Gaza et Correspondante à Ramallah, une compilation de ses articles de la période cisjordanienne.

Ses reportages tentent de rendre compte d'une manière qu'elle qualifie elle-même de non objective mais d'« honnête »[1] la vie quotidienne de la population palestinienne et sont généralement critiques à l'encontre de la politique israélienne envers les Palestiniens. Elle ne manque toutefois pas d'être critique envers les dirigeants palestiniens. Durant les années d'Intifada, elle a par exemple publié plusieurs articles sur le chaos et le désordre provoqués par les milices associées au parti Fatah de Yasser Arafat et la guerre sanglante entre factions palestiniennes à Naplouse au sujet desquelles elle ne mâche pas ses mots[réf. nécessaire].

En raison de ses reportages de faits et d’opinions contraires aux positions officielles israélienne et palestinienne, Hass a souvent été la cible d’attaques verbales et rencontré l’opposition de la part des autorités de Palestine ou d'Israël.[réf. nécessaire]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Elle a reçu différents prix de presse, dont le Prix mondial de la liberté de la presse décerné par l'UNESCO en 2003.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Amira Hass, Correspondante à Ramallah, La Fabrique, 2004. Cité dans la préface de Rachel Leah Jones, p. 9