Amélie de Boufflers

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Amélie de Boufflers
Biographie
Naissance
Décès
Conjoint

Marie-Amélie de Boufflers (1746 ou 1751 - 1794), par son mariage duchesse de Lauzun (1766) puis duchesse de Biron (1788), est une femme française appartenant à la classe sociale des "aristocrates" qui fut guillotinée pendant la Révolution française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille unique de Charles-Joseph de Boufflers (1731-1751), dernier duc de Boufflers, gouverneur de la Flandre et du Hainaut, et de Marie Anne Philippine de Montmorency-Logny (1732-1797), dame du palais de Marie Leszczyńska puis de Marie Antoinette, elle est héritière de sa richissime grand-mère paternelle née Madeleine Angélique de Neufville de Villeroy (1707-1787), veuve de Joseph Marie de Boufflers (1706-1747), maréchale de Luxembourg depuis son second mariage avec Charles-François de Montmorency (1702-1764), maréchal-duc de Luxembourg.

En 1760, lors d'un voyage fait avec sa grand-mère, la maréchale de Luxembourg, la jeune Amélie rencontra Jean-Jacques Rousseau qui dira plus tard de l'enfant d'à peine dix ans: C'était une charmante personne. Elle avait vraiment une figure, une douceur, une timidité virginale. Rien de plus aimable et de plus intéressant que sa figure, rien de plus tendre et de plus chaste que les sentiments qu'elle inspirait[1].

Mariage[modifier | modifier le code]

En 1766 elle épousa Armand de Gontaut-Biron, duc de Lauzun, futur duc de Biron (1788). Après quelques mois de mariage le « beau Lauzun » en eut assez de sa timide épouse et partit vers d'autres conquêtes féminines.

Mort[modifier | modifier le code]

En 1791, elle émigra, mais pour ne pas tomber sous le coup des décrets relatifs aux émigrés, elle rentra en France, puis repartit après la journée du 10 août 1792. Ne voulant pas voir ses biens confisqués elle revint à nouveau en France. Arrêtée à deux reprises comme suspecte, elle fut condamnée à mort et guillotinée le 9 messidor an II () et fut inhumée au Cimetière de Picpus.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Jacques Rousseau: Les confessions Partie II, livre X, p. 400. Lire en ligne.

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]