Ambrosius Benson

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Ambrosius Benson (fin XVe siècle - 1550) est un peintre flamand d'origine lombarde. C'est le père des peintres et des disciples Guillaume Benson, aussi connu comme Willem Benson (1521-1574) et Jan Benson (avant 1530 -1581).

Peu connu par les historiens d'art jusqu'au XXe siècle, son œuvre était comprise sous le nom de « Maestro de Ségovie » par les abondantes peintures de style semblable existant dans cette ville et les alentours. Postérieurement, on a dévoilé l'identité d'Ambrosius Benson grâce aux initiales découvertes dans un tableau typique de son style.

La présence de tant d'œuvres de Benson en Espagne est expliquée par le flux commercial qui s'est développé entre Bruges et Ségovie dans les XVe et XVIe siècles, et principalement par les transactions de laine et de tissus. Il paraît aussi évident que Benson a expressément créé beaucoup de peintures pour le marché espagnol.

Biographie[modifier | modifier le code]

Marie Madeleine, tableau d'Ambrosius Benson, Musée Groeninge de Bruges.

On ne sait pratiquement rien de ses origines. En 1518, il obtient la citoyenneté de Bruges. Il travaille pendant plusieurs années comme compagnon dans l'atelier de Gérard David et vit même un temps sous son toit avant d'être reçu franc-maître le 21 août 1519[1].

Benson s'établi comme maître indépendant en 1519, et son succès commercial semble avoir été assez rapide. La même année et jusqu'en 1520, il est impliqué dans un procès contre Gérard David qui l'accuse de vol de modèles[2].

L'activité de son atelier a augmenté à partir de 1520, et on sait qu'il a loué (entre 1522 et 1530) divers postes du marché annuel pour vendre ses œuvres. Il s'est marié deux fois ; une première fois avec Anna Ghyselin, dont il a eu deux fils : les deux artistes Willem Benson (Guillaume Benson) et Jan Benson ; sa seconde épouse a été Josyne Michiels, dont il a eu une fille ; deux autres filles sont issues de relations extra-conjugales.

Sa relation avec des commerçants et des clients espagnols a dû être assez étroite ; il a acheté une maison au commerçant Lucas de Castro, et a payé la moitié avec huit peintures dont la taxation figure en 1533. Cela démontre le prix élevé de sa cotation. Un certain Sancho de Santander, cité plusieurs fois, a pu servir d'intermédiaire pour l'envoi de ses œuvres en Espagne.

Aucun tableau attribué à Benson n'est authentifié et l'on connaît seulement deux peintures monogrammées « AB » : le triptyque de saint Antoine de Padoue des Musées des Beaux-Arts de Belgique (inv. 4129) et La Sainte Famille avec saint Jean d'une collection particulière. Sur les 150 peintures attribuées à Ambrosius Benson, on compte sept œuvres datées. Ses sujets sont très variés et la facture picturale de qualité irrégulière fait penser à l'intervention de collaborateurs.

Style[modifier | modifier le code]

Les œuvres de Benson ont beaucoup de caractéristiques stylistiques en commun avec celles de Jan Provost et d'Adriaen Isenbrant. Les trois sont restés fidèles aux sujets gothiques flamands et à l'exécution méticuleuse, mais ils ont introduit des nouveautés italiennes. On reconnaît les figures de Benson généralement par leurs teints légèrement rougeâtres, leur nez droit et leurs longs doigts.

Par ailleurs, selon Dirk de Vos[3], « L'œuvre de Benson est caractérisée par un clair-obscur très méridional, fait de rouges et de verts sombres contrastant avec des tons d'ivoire, et des carnations aux ombres très marquées. La typologie et la composition, par ailleurs, s'appuient le plus souvent sur d'anciens exemples et modèles brugeois, et témoignent d'une influence évidente de Gérard David. L'exécution de ces schémas est toutefois souvent un peu raide. »

Œuvres[modifier | modifier le code]

On conserve des œuvres d'Ambrosius Benson

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le siècle de Bruegel : La peinture en Belgique au XVIe siècle, Bruxelles, Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique,‎ , 252 p.
  • Jane Turner (Editor): Grove Dictionary of Art (1996, 34 vols.) (ISBN 1-884446-00-0)
  • Hans J. Van Miegroet, Gérard David, Anvers, Fonds Mercator,‎ , 374 p. (ISBN 90-6153-211-6)
  • Dominique Marechal, « Ambroise Benson », dans le catalogue : Maximiliaan P. Martens (dir.), Bruges et la renaissance : De Memling à Pourbus, Bruges, Ludion /Flammarion - Stichting Kunstboek,‎ , p. 142-157.

Notes et Références[modifier | modifier le code]

  1. Cf. MRBAB 1963, p. 47 et Van Miegroet 1989, p. 29.
  2. Cf. Van Miegroet 1989, p. 29.
  3. Cf. Dirk de Vos, Cat. Stedelijke Musea Brugge, Catalogus Schiderijen 15de en 16de Eeuw, Brugge, 1979.
  4. Jeune femme en oraison
  5. Vierge à l'Enfant, Louvre
  6. Madeleine

Liens externes[modifier | modifier le code]

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