Ambrose St. John

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Ambrose St. John
image illustrative de l’article Ambrose St. John
Le révérend-père St. John.
Biographie
Naissance
Londres
Ordre religieux Congrégation de l'Oratoire
Ordination sacerdotale , par
Mgr Fransoni
Décès
Birmingham

Blason

Ambrose St. John, né en 1815 à Londres et mort le à Birmingham, est un linguiste et ecclésiastique anglican britannique converti au catholicisme en 1845. Il est principalement connu pour sa grande proximité avec le bienheureux cardinal John Henry Newman.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ministère et conversion[modifier | modifier le code]

St. John naît et grandit à Hornsey, au nord de Londres, au sein d'une famille anglicane. Il est le fils d'Henry St. John, un descendant des barons St. John Bletso (en), et le petit-fils d'Andrew St. John, doyen de Worcester. Il fréquente l'école de Westminster puis la Christ Church d'Oxford, où il obtient une maîtrise universitaire ès lettres. C'est là qu'il rencontre John Henry Newman en 1843.

Ordonné prêtre anglican en 1841, il devient vicaire d'Henry Wilberforce, d'abord à Walmer, puis à East Farleigh. Il rejoint ensuite Newman à Littlemore. Mais en septembre 1845, il le quitte pour se convertir au catholicisme. Un mois plus tard, c'est Newman qui rejoint la pleine communion avec l'Église catholique. Après un court laps de temps passé ensemble à Maryvale, ils se rendent à Rome, où ils sont ordonnés prêtres par le cardinal Giacomo Filippo Fransoni le . Ils entrent alors au sein de la Congrégation de l'Oratoire et travaillent pour la mission à Birmingham dès 1847. St. John se consacre totalement à l'œuvre missionnaire et participe à la fondation de l'école de l'Oratoire de Birmingham.

Tandis que Newman s'oppose initialement au dogme de l'infaillibilité pontificale, St. John traduit peu avant sa mort The True and False Infallibility of the Popes une œuvre de Mgr Josef Fessler (en) défendant le nouveau dogme.

Relation avec Newman[modifier | modifier le code]

Les pères Newman et St. John.

Son amitié et sa vie en communauté avec John Henry Newman durèrent plus de 32 ans. À sa mort, ce dernier écrit : « Je pense que mon deuil est égal à celui d'une épouse ou d'un mari ; il est difficile de penser qu'une douleur puisse être supérieure à la mienne ». Il lui rend hommage dans son Apologia Pro Vita Sua et fait le vœu d'être enterré dans la même tombe que lui au cimetière de Rednall Hill (Birmingham). En 2008, le Vatican ordonne cependant que leurs dépouilles soient séparés, en préparation d'une éventuelle canonisation de Newman. Les restes de Newman sont alors transférés en la basilique de l'Oratoire de Birmingham.

En 2008, des associations homosexuelles ainsi que Peter Tatchell ont affirmé que les deux hommes entretenaient une relation homosexuelle. L'Église catholique répondit alors qu'« il est idiot de confondre amitié forte et chaste, prévalant à l'époque victorienne dans certains milieux ecclésiastiques, avec une relation gay pleinement assumée, comme on l'entend aujourd'hui ». D'autres ont condamné la tendance de la communauté gay à vouloir s'approprier les héros de l'histoire britannique : des militaires Horatio Herbert Kitchener et Bernard Montgomery à Newman en passant par Benjamin Disraeli[1].

Références[modifier | modifier le code]