Ambroise Louis d'Hozier

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Ambroise Louis d'Hozier
Biographie
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Ambroise Louis Marie d'Hozier (1764-1841) est un généalogiste français nommé en octobre 1788 juge d'Armes de France[1] en survivance[2] de son oncle Antoine Marie d'Hozier de Sérigny qui continua d'assurer sa charge jusqu'à sa suppression en 1789.
En 1814 il est nommé vérificateur des armoiries de France près le Conseil du sceau des titres.

Membre de la famille d'Hozier, il est appelé « le Président d'Hozier » pour le distinguer des autres membres de sa famille.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Denis Louis d'Hozier (1720-1788), seigneur de Sérigny, président à la Chambre des comptes, aides, et finances de Normandie, et d'Adélaïde Geneviève de La Croix, fille de César-Marie de la Croix, seigneur d'Orangis et intendant de la Martinique, et de Geneviève Élisabeth de Lévi[3], et le petit-fils de Louis Pierre d'Hozier. Il a pour frère cadet Charles d'Hozier (1775-1846). Il succède à son père comme président à la Chambre des comptes, aides, et finances de Normandie (Rouen), et comme « Généalogiste des Écuries du Roi ».

En octobre 1788, il est nommé juge d'Armes de France en survivance de son oncle Antoine Marie d'Hozier de Sérigny (1721-1810) qui restera titulaire de la charge jusqu'à sa suppression en 1789. Il ne semble pas avoir exercé cette charge[4],[5]

En 1789, il est hostile à la Révolution française. Réfugié à Chartres, il est incarcéré pendant la Terreur, mais échappe à la guillotine. Il se fait oublier sous le Directoire[6].

En 1803, Ambroise Louis d'Hozier adhère à la conspiration de Georges Cadoudal, Pichegru et Jean Victor Marie Moreau contre Napoléon Ier. Il est arrêté et condamné à mort, mais gracié par Napoléon. Toutefois il est exilé, et ses archives sont séquestrées et déposées aux Archives nationales.

Il revient en France en 1814 au retour de Louis XVIII, qui lui fait rendre ses archives. Au lieu de sa charge de juge d’armes qui ne fut point rétablie, il remplit celle de vérificateur des armoiries de France près le Conseil du sceau des titres [5].

A son décès en 1841, le gouvernement séquestre une partie de son cabinet, sur la plainte de plusieurs familles, inquiètes de voir leurs titres vendus par Ambroise Louis d'Hozier. Cette partie des archives d'Hozier est déposée aux Archives nationales[7].

En 1851, la Bibliothèque nationale acquiert le reste de ses archives. Cela comprend 136 volumes, 165 portfolios de documents, et 200 paquets de preuves de noblesse, dits « carrés d'Hozier ».

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Ambroise Louis Marie d'Hozier, Indicateur nobiliaire, ou Table alphabétique des noms de familles nobles susceptibles d'être enregistrées dans l'armorial général de feu M. d'Hozier, Paris, 1818
  • Ambroise Louis Marie d'Hozier, Cabinet d'Hozier
  • Ambroise Louis Marie d'Hozier, Monographie sur les provinces d'Angoumois, d'Aunis, Périgord et Saintonge, éd. 1842
  • Ambroise Louis Marie d'Hozier, 11e volume de l’Armorial général (Paris, 1847-1848), avec armoiries et portraits

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Officier du roi qui tenait les registres des armes de quiconque avait le droit d’en porter, décidait et ordonnait lorsque des contestations survenaient au sujet des titres ou en matière d'armoiries.
  2. droit de succéder au titulaire d'un charge après sa mort.
  3. François-Alexandre Aubert de La Chenaye-Desbois, Dictionnaire de la noblesse, contenant les généalogies, l'histoire et la chronologie des familles nobles de France, l'explication de leurs armes, & l'état des grandes terres du royaume possédées à titre de principautés, duchés, marquisats, comtés, vicomtés, baronnies & par création, héritages, alliances, donations, substitutions, mutations, achats ou autrement, chez Antoine Boudet, Paris, 1774, tome 8, p. 144 (lire en ligne)
  4. Dictionnaire de la noblesse française, , p. 54.
  5. a et b Nouvelle biographie générale, Firmin-Didot, (lire en ligne), p. 325-326.
  6. Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les ..., Hoefer (Jean Chrétien Ferdinand), Firmin Didot frères (Paris), p. 326
  7. où elle est conservée dans la série M. Il s'agit de documents jadis communiqués au juge d'armes par les familles pour prouver leur noblesse.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]