Ambrières (Marne)

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Ambrières
Ambrières (Marne)
L'église.
Blason de Ambrières
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Marne
Arrondissement Vitry-le-François
Canton Sermaize-les-Bains
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Saint-Dizier Der et Blaise
Maire
Mandat
Denis Droin
2014-2020
Code postal 51290
Code commune 51008
Démographie
Gentilé Ambriérois
Population
municipale
227 hab. (2016 en augmentation de 4,61 % par rapport à 2011)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 38′ 06″ nord, 4° 50′ 18″ est
Altitude Min. 120 m
Max. 153 m
Superficie 10,07 km2
Localisation

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Ambrières (prononcé [ɑ̃bʁijɛʁə]) est une commune française, située dans le département de la Marne en région Grand Est.

Ses habitants sont appelés les Ambriérois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Ambrières est une commune rurale de la Champagne humide située à environ dix kilomètres à l'ouest de Saint-Dizier.

Le village se trouve en limite nord du bocage du Der dans la vallée de la Marne qu'il domine de 30 m environ.

Communes limitrophes d’Ambrières
Sapignicourt Hallignicourt
(Haute-Marne)
Hauteville Ambrières Laneuville-au-Pont
(Haute-Marne)
Landricourt Éclaron-Braucourt-Sainte-Livière
(Haute-Marne)

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune, antérieurement membre de la communauté de communes du Bocage champenois, l'a quittée le 1er janvier 2013 pour rejoindre la communauté de communes de Saint-Dizier, Der et Blaise[1], transformée le 1er janvier 2014 en communauté d'agglomération.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
maire en 1835[2] ? M. Williame   Conseiller général
mars 2001 En cours
(au 4 juillet 2014)
Denis Droin DVD Réélu pour le mandat 2014-2020[3],[4]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6].

En 2016, la commune comptait 227 habitants[Note 1], en augmentation de 4,61 % par rapport à 2011 (Marne : +0,76 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
357374418414462432406417410
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
358301340353337306272260242
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
228226200166180173177272163
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
140123124169227224238220225
2016 - - - - - - - -
227--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église du XIIIe siècle, poutre de gloire du début du XVIe siècle[modifier | modifier le code]

Elle fut une première fois détruite par un incendie en 1142. Le clocher et les collatéraux ont disparu au cours des siècles. La nef, plafonnée de bois, montre les chapiteaux romans de l’église primitive. L’abside à pans coupés est voûtée ; les arceaux se réunissent en une clef décorée d’un motif sculpté. L'église, bien que dépourvue de clocher, possède deux cloches datant de 1504.

Jean Le Vœu, nommé à la cure d'Ambrières le 15 juin 1752 a fait faire l'armoire de la sacristie, le siège des choristes, le lambris sous le tabernacle, le coffre sous l'autel, les six grands chandeliers et la croix de dessous l'autel, la grande croix processionale, une grosse encensoire tout de cuivre. Il a fait vernir les lambris du sanctuaire, séparer le grand autel du grand tabernacle en 1758, a fait blanchir la nef.

Hors de l'église, du côté du midi après la tour de la montée pour les cloches, maître Charles Formont a fait poser en pierre un cadran solaire sous lequel est gravé N.D.AMB.MC.FORT 1599 : ce qui veut dire Notre Dame d'Ambrières, maître Charles Formont. Ce cadran est toujours visible à ce jour.

A la Révolution, l'enlèvement de la statue et des armoiries de Hiérome (Jérome) d'Ambrières sauvèrent sans doute l'édifice de la destruction. L'inscription signalant que ce guerrier avait servi quatre rois de France en la maison de Lorraine et qu'il était décédé en 1616 à 82 ans disparut aussi. Il ne subsiste aujourd'hui qu'un cadre de pierre visible à l'intérieur sur le mur nord.

Au début du XXe siècle, l’effondrement de la falaise entraîna toute la partie nord du cimetière et menaça l’édifice.

L’église a retenu l’attention des architectes et experts des monuments historiques qui l’ont classée monument historique en 1918.

Ce fut le premier monument historique déplacé pierre par pierre. L’église fut démontée, les pierres repérées, transportées par un petit chemin de fer dans le village et reposées à l’identique à 300 m du point primitif. Cette opération a débuté par le repérage de juin à septembre 1926, le 21 mai 1928 monseigneur Tissier posa la première pierre et elle fut inaugurée en 1935.

Abbaye de Haute-Fontaine (vestiges) fondée au XIIe siècle[modifier | modifier le code]

L’abbaye de l'ordre réformé de Citeaux aurait vu le jour à l’époque où Bernard de Clairvaux peupla la Champagne de religieux vers le XIIe siècle. Les auteurs de la Gallia Christiana fixent sa fondation au huitième jour des ides de juillet 1136 par des moines venus de Trois-Fontaines avec à leur tête Raoul, le premier abbé, choisi par Bernard de Clairvaux. Située à quelques kilomètres de l'abbaye-mère, Haute-Fontaine s'établit sur un terrain donné par Isambard de Vitry. Elle est donc fille de Trois Fontaines au nord de Saint-Dizier.

Paroisse indépendante sous l'ancien régime, le hameau de Hautefontaine est rattaché à la commune d'Ambrières depuis 1792.

Hautefontaine a été conçue selon le plan type du monastère cistercien réduit à l'essentiel : l'église cruciforme, dont le chœur est tourné vers le soleil levant, le quadrilatère des galeries du cloître qui s'y appuie, au sud. Sur les trois autres côtés du cloître s'ouvrent les bâtiments nécessaires à la vie du moine : dortoir, salle de réunion, réfectoire. Le moine est soumis à ses supérieurs : il y en a trois, l'abbé, le prieur et le sous-prieur. Le moine cistercien consacre 6 heures à 6 heures 30 aux offices liturgiques et 9 heures aux activités diverses : travail manuel, réunion de chapitre, classe de chant.

L'abbaye avait pour mission d’accueillir et d’offrir le gîte aux pauvres voyageurs et de servir de maison de santé à ses religieux convalescents.

Pillée pendant la guerre de Cent Ans, l'abbaye fut à nouveau brûlée en 1544 par les troupes de Charles Quint. Le premier abbé commendataire, Jean de Montluc (1547-1559), entreprit à partir de 1552 une campagne de travaux et fit ériger notamment un mur d'enceinte afin de prévenir toute nouvelle attaque.

À partir de 1670, l'abbé Le Roy reconstruisit le monastère autour de l'église du XIIe siècle. Le logis abbatial comportait de vastes salles, magnifiquement décorées de boiseries, des escaliers majestueux ornés de rampes en fer forgé. Il n'avait pas négligé l'aménagement du parc où il se promenait volontiers.

Elle fut vendue à la Révolution. À cette époque huit moines résidaient à Hautefontaine.

En 1792, les bâtiments furent vendus à M. Henri Lepage, maître de forges à Eurville au prix de 361 300 livres. Pour ce prix, il achetait : le monastère, deux fermes (la ferme de Beau-Soleil et la ferme de la Bouverie). L'abbaye eut par la suite d'autres propriétaires tels M. Williame maire d'Ambrières de 1837 à 1848 puis Raymond Onfroy de Bréville qui fut le premier à s'étonner que la surface des caves n'était pas en rapport avec celle des bâtiments, puis M. Roze et Mme Lemoine.

Dès 1840, l'église abbatiale était démolie. Le maître-autel du XVIIe siècle a été donné à l'église de Sainte-Livière, il rejoignait ainsi la seule cloche de Hautefontaine qui avait échappé aux réquisitions de la Révolution. C'est probablement à cette époque que l'horloge fut transférée à l'église d'Ambrières.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d’Ambrières

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : d'azur à la fasce d'or chargée d'une jumelle de gueules, accompagnée de trois étoiles aussi d'or rangées en chef et d'une fleur de lys du même en pointe

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Mention de l'arrêté préfectoral du 11 février 2013 constatant le retrait de la commune de Trois-Fontaines-l’Abbaye de la communauté de communes Saulx et Bruxenelle à la suite de son adhésion à la communauté de communes de Saint-Dizier, Der et Blaise au 1er janvier 2013 », Bulletin d'information et recueil des actes administratifs de la Préfecture de la Marne, no 3 bis,‎ , p. 30 (lire en ligne).
  2. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k204222j/f525.image
  3. Liste des maires au 1er août 2008, site de la préfecture de la Marne, consulté le 22 décembre 2008
  4. « Liste des maires du département de la Marne » [PDF], Renouvellement des exécutifs locaux, Préfecture de la Marne, (consulté le 16 août 2015).
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.