Ambassade de Géorgie en France

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Ambassade de Géorgie en France
Drapeau de la Géorgie
Géorgie
Vue de la mission diplomatique
Le drapeau de la Géorgie flotte au-dessus de l'entrée de l'ambassade géorgienne à Paris, en 2019.

Lieu 104, avenue Raymond-Poincaré
Paris 75116
Coordonnées 48° 52′ 17″ nord, 2° 17′ 06″ est
Ambassadeur Intérim
Site web http://www.ambassadegeorgie.fr/

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Ambassade de Géorgie en France

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Ambassade de Géorgie en France

Voir aussi : Ambassade de France en Géorgie
Ambassadeurs en FranceConsuls en France

L'ambassade de Géorgie en France est la représentation diplomatique de la République de Géorgie auprès de la République française. Elle est située 104, avenue Raymond-Poincaré dans le 16e arrondissement de Paris[1].

L'actuel ambassadeur de Géorgie en France est Tea Katukia (depuis le ).

Histoire[modifier | modifier le code]

Si l’un des premiers Géorgiens officiellement en relation avec la France fut Saba Soulkhan Orbéliani qui se rendit à la Cour de Versailles afin de remettre à Louis XIV en avril 1714 une lettre du roi Vakhtang (la Géorgie souhaitant obtenir la protection d’un royaume chrétien face à la menace musulmane), il avait été précédé deux siècles plus tôt par des émissaires géorgiens qui avaient tenté d’attirer l’attention de François Ier pour la même raison.

En 1919, la Conférence de paix de Paris est l’opportunité pour la délégation géorgienne -conduite par Nicolas Tcheidze et Irakli Tsérétéli, deux ténors de la révolution de à Petrograd- de faire reconnaître la Géorgie auprès des grandes puissances et de s’en faire l’avocat auprès de Georges Clemenceau et son gouvernement.

Mais c’est en définitive en janvier 1921, qu’une Légation géorgienne est ouverte à Paris, quelques jours après la reconnaissance de la République démocratique de Géorgie par la République française et quelques jours avant l’invasion du territoire géorgien par les armées de la Russie soviétique : elle est confiée à Akaki Tchenkéli -ministre plénipotentiaire pour l’Europe de l’Ouest- et à Sossipatré Assathiany, son premier secrétaire : elle assurera des fonctions diplomatiques et consulaires jusqu’en 1933, année où sous la pression de l’URSS elle disparait.

L’ambassade de Géorgie en France est ouverte le , après la reconnaissance diplomatique par la République française le et après la restauration de l’indépendance de la Géorgie le par Zviad Gamsakhourdia.

Ambassadeurs[modifier | modifier le code]

Gotcha Tchogovadzé (1993-2004)[modifier | modifier le code]

La candidature de M. Gotcha Tchogovadzé, physicien et membre de l’Académie des sciences de Géorgie, est proposée par le président Edouard Chevardnadze au Parlement géorgien, qui l’accepte par un vote : il sera en poste du au . Il fait connaître la culture géorgienne en France, facilitant les manifestations artistiques (concerts, expositions, lecture de poèmes avec traduction), les coopérations territoriales franco-géorgiennes (Nantes-Tbilissi, Yonne-Kakhétie) et instruit la reconnaissance par l’UNESCO des chants polyphoniques géorgiens comme partie du patrimoine oral et immatériel de l'humanité (2001).

Intérim : Lana Gogoberidze (2004)[modifier | modifier le code]

À la demande du président Mikheil Saakachvili, Mme Lana Gogoberidze, cinéaste et représentante de la Géorgie au Conseil de l’Europe à Strasbourg, assure durant quelques mois les fonctions d’ambassadeur sans être accréditée par la France : elle devient ensuite représentante auprès de l’UNESCO à Paris, en liaison avec l’ambassade.

Natia Djaparidzé (2004-2007)[modifier | modifier le code]

La candidature de Mme Natia Djaparidzé, professeur de civilisation et de littérature françaises à l'université de Tbilissi et responsable de la délégation du Conseil de l'Europe en Géorgie, est proposée par le président Mikheil Saakachvili au Parlement géorgien, qui l’accepte par un vote le [2] : elle restera en poste du au . Elle facilite, elle aussi, la diffusion d’une meilleure connaissance de la culture géorgienne en France ; elle instruit le dossier de candidature du pays au poste d’observateur au sein de l’Organisation internationale de la francophonie et le fait aboutir ; elle fait participer la Géorgie au Salon du tourisme de Paris. Elle organise une série de visites officielles géorgiennes en France, dont celle du président Saakachvili auprès du président Chirac.

Mamuka Kudava (2007-2012)[modifier | modifier le code]

La candidature de Mamuka Kudava, ancien vice-ministre géorgien de la Défense, est proposée par le président Saakachvili au Parlement géorgien, qui l’accepte par un vote le [3] : il restera en poste du au . Parallèlement aux autres objectifs, il est chargé de l’appui auprès des autorités et de l’opinion publique françaises des négociations menant à une candidature géorgienne à l’OTAN et à un accord d’association avec l’Union européenne ; après la guerre russo-géorgienne d’août 2008, il se consacre à consolider la position de son pays[4]. Il est le dernier ambassadeur géorgien à représenter son pays au Portugal tout en résidant à Paris.

Ecateriné Siradzé-Delaunay (2013-2018)[modifier | modifier le code]

Après le changement de majorité parlementaire, la candidature de Mme Ecateriné Siradzé-Delaunay, ancienne dirigeante d’organisation non gouvernementale, est acceptée par le Parlement géorgien le [5]. Elle organise une série de visites géorgiennes en France, au niveau du Président de la République (Guiorgui Margvelachvili, des Premiers ministres (Irakli Garibachvili, Guiorgui Kvirikachvili) et ministres, notamment relatives à l’accord d’association entre la Géorgie et l’Union européenne, aux affaires de sécurité intérieure, de défense et marquant la solidarité de son pays vis-à-vis de la France lors des attentats de janvier et novembre 2015. L'un des points forts de son mandat est la participation de la Géorgie à la première exposition de la Cité du Vin à Bordeaux le [6].

Tea Katukia (depuis le 31 juillet 2019)[modifier | modifier le code]

La candidature de Mme Tea Katukia (auparavant rédactrice-en-chef du magazine français Diplomatie, et déléguée générale de l'Union paneuropéenne de France) proposée par le Premier ministre géorgien Mamouka Bakhtadze, est acceptée par la Présidente de la Géorgie Salomé Zourabichvili le [7].

Consulat[modifier | modifier le code]

Les questions consulaires sont traitées à l’ambassade par un Consul et son équipe. Fin 2013, le consulat estimait que 8 460 Géorgiens résidaient légalement sur le territoire français, 2 550 autres avaient bénéficié d’un séjour temporaire, 403 jeunes Géorgiens avaient bénéficié du statut d’étudiant étranger, 30 citoyens géorgiens avaient obtenu la nationalité française et que 201 Géorgiens avaient obtenu le droit d’asile (sur 1995 demandes)[8].

Les ressortissants français peuvent se rendre sur le territoire géorgien (à l’exception de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud) sans visa, muni d’une pièce d’identité valide, pour les séjours de moins d’une année[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]