Amar Ezzahi

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Amar Ezzahi
Description de cette image, également commentée ci-après

Boudjemaâ El Ankis (à gauche) avec Amar Ezzahi (à droite)

Informations générales
Surnom Ezzahi (Amimer) / Amar rondvallee
Nom de naissance Amar Aït Zaï
Naissance
Beni Yenni, Algérie
Décès (à 75 ans)
Alger, Algérie
Activité principale Interprète, musicien, chanteur
Genre musical Chaâbi
Instruments mandole, derbouka, banjo, alto, nay, tar, qanoun, piano
Années actives 1960-2016

Amar Ezzahi, Amar Ait Zai de son vrais nom, né au village d'Ighil Bouammas dans la commune d'Iboudraren, daïra de Beni Yenni, wilaya de Tizi Ouzou le , décédé le [1], est un chanteur, compositeur et interprète de musique chaâbi.

Biographie[modifier | modifier le code]

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C'est en écoutant Boudjemaâ El Ankis, dans les années 1960, qu'il aima le chaâbi.

Amar Ezzahi fera carrière dans le chaâbi et le hawzi de Tlemcen après la rencontre, en 1963, avec cheïkh Lahlou mais aussi avec cheïkh Kebaïli de son vrai nom Mohamed Brahimi né en 1910 à Dellys, qui le conseillèrent et l'encouragèrent tout en lui remettant des anciennes qaçaïd et l'initièrent au rythme de chanson de ces textes. La suite, il la fera avec Kaddour Bachtobji, qui l’accompagnera durant près de deux décennies, avec lequel il a commencé à travailler en 1964. Il écoutera d’une oreille attentive les compositions de Mahboub Safar Bati. Amar Ezzahi put alors développer sa pratique musicale. Autodidacte, il apprendra le chaabi sur le tas. Il déclara lors d'une interview radiophonique à la chaine francophone Alger Chaine 3, qu'il suiva pendant quelques mois des cours de solfège chez une professeure de musique française qui officiait Rue Charasse à Alger. Alors que sa notoriété est grandissante dans les années 80, il affirme lors de cette même interview " Je ne suis qu'un petit chanteur populaire, c'est tout!" Sa grande modestie va le propulser au rang de star auprès des couches populaires amatrices de chant algérois. Le trait dominant de sa personnalité reste la modestie et l’accessibilité, Amimer refuse la célébrité et les projecteurs, rejette toutes les propositions de concerts grandioses, et préfère se produire sur les terrasses des maisons de la Casbah d'Alger. Alors qu'il est considéré comme le maître incontestable du Chaabi après le décès du cardinal El Hadj Mhamed Al Anka en 1978, ses honoraires restent des plus accessibles, Amar se produit même à titre gracieux et emporte des cadeaux à des algérois démunis lors de leurs fêtes de mariage ou de circoncision.

Son premier enregistrement date de 1968, Djhalt koul saheb et Ya el adraâ furent les deux premières chansons de son premier 45 t qui le propulseront parmi les meilleurs chanteurs de sa génération. La musique et les paroles étaient de Mahboub Bati.

En 1971, il enregistre trois 45 t et en 1976, deux 33 t. II compte trois chansons à la radio et quatre autres à la télévision. Comme Sali trache qelbi, Dik echemaâ et autre Mahajti b’dhya chemaâ considéré comme un hymne en kabylie.

Sa première cassette Ya rab El I bad sort en 1982 ; suivent après quelques enregistrements en studio Ya Dif Allah, El Djafi, Hadjam El Ouala3ine, Zennouba, Ya Kadi nass El Ghram, Nabiwni Radou Ledjouab, Ya’l Ghafel Toub, Ghadder kassek Hat Noubti, El Harraz, Koub ou’ara, Youm El Khmis, Men Houa Rouhi W’rahti, Anaya Berrani Ghrib, Mir El Ghiwane, Asmaa Noussik Ya Insane. Le titre Esmeralda très apprécié des jeunes génération n'est en fait pas une interprètation de Ezzahi mais une pure improvisation du pianiste de l'orchestre de Amar Ezzahi. D'ailleurs le titre de ce morceau est extrait de la comédie musicale Notre de Paris.

Selon ses amis et proches collaborateurs, Amar Ezzahi serait une sorte de soufi des temps moderne rejetant les fastes de la vie et les biens matériels. Il grandit et vit dans un simple appartement de la Rue Louni Arezki, jadis Rampe Vallée.

Amar Ezzahi disparaît pratiquement de la scène artistique à partir de 1980 et n'est présent que lors des fêtes familiales.

Il réapparaît le 10 février 1987 dans un récital à la salle Ibn Khaldoun avec Mustapha Skandrani à Alger, où il interpréta entre autres « El Kaoui, Ghadder Kassek Ya Ndim, Taleb Tiri Aalla, Mekka y’al qelb El Haoui, El Harraz » pour s'effacer à nouveau.

Il revient sur scène à la fin des années 1990 lors d'un hommage à Hadj M'Hamed El Anka retransmis en direct sur la radio El Bahdja.

Il décède le 30 novembre 2016 à la suite d'un malaise cardiaque survenu en septembre qui a nécessité son hospitalisation. Il était âgé de 75 ans.

Notes et références[modifier | modifier le code]