Amanite rougissante

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Amanita rubescens

Anamita rubescens, spécimen jeune et convexe
Anamita rubescens, spécimen vieux, sa marge récurvée
Amanita rubescens à divers stades

Amanita rubescens, de ses nombreux noms vernaculaires en français l'Amanite rougissante connue aussi sous le nom d'Amanite vineuse ou d'Amanite rougeâtre, en raison de sa couleur, ou encore de Golmotte, Golmette ou Golmelle ou le Royal, pour les connaisseurs, est un champignon basidiomycète du genre Amanita dans la famille des Amanitaceae. Poussant dans les forêts de feuillus et de résineux, elle est comestible après cuisson.

Taxonomie[modifier | modifier le code]

Nom binomial accepté[modifier | modifier le code]

  • Amanita rubescens var. rubescens (Persoon 1797[1])

Synonymes[modifier | modifier le code]

  • Agaricus rubescens (Pers.) Fr. 1821 (synonyme)
  • Agaricus rubescens var. rubescens (Pers.) Fr. 1821 (synonyme)
  • Amanita rubescens var. alba Coker 1917 (synonyme)
  • Amplariella rubescens (Pers.) E.-J. Gilbert 1941 (synonyme)
  • Limacium rubescens (Pers.) J. Schröt. 1889 (synonyme)

Variété[modifier | modifier le code]

Il existe une variété dont l'anneau est jaune soufré.

Nom binomial accepté[modifier | modifier le code]

  • Amanita rubescens var. annulosulphurea Gillet 1874[2]

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Les amanites sont des champignons à lames blanches, rarement jaunes, à pied bulbeux, avec ou sans anneau, dont les spores sont blanches.

Description[modifier | modifier le code]

Amanita rubescens, l’amanite rougissante présente un sporophore dont le chapeau de 4 à 20 cm est de couleur brun rosé, parsemé de petites verrues (provenant du voile) blanc cassé ou crème ochracé, qui peuvent être lavées par la pluie, avec des lames tachées de rose et dont le stipe (pied) subbulbeux est de couleur blanchâtre à brunâtre et mesure 6-22 cm sur 1,5-3,5 cm. Elle a une chair blanche qui rougit dans les blessures et à la cassure.

Habitat[modifier | modifier le code]

Elle est souvent attaquée par les insectes parasites. Elle pousse sur les sols pauvres aussi bien dans les bois de feuillus que dans les bois de résineux, de l'été à l’automne. C’est dans les forêts d’épicéas qu’on trouve les plus gros exemplaires.

Toxicologie[modifier | modifier le code]

Contient de la rubescenslysine[3], une hémolysine, il est donc toxique cru.

Utilisation[modifier | modifier le code]

C'est un bon comestible, à condition d'être bien cuit.

La toxine, la rubescenslysine, perd son activité à 50°C dans les 10 minutes[4].

Risque de confusion[modifier | modifier le code]

Attention : confusion possible avec l’amanite panthère qui est un champignon très toxique. La distinction est cependant assez facile à faire pour les initiés :

  • l'amanite rougissante, comme son nom l'indique, rougit à la cassure, tandis que l'amanite panthère reste blanche ;
  • l'amanite panthère a un chapeau aux bords striés, l'amanite rougissante non ;
  • l'amanite panthère a une volve épaisse formant un bourrelet, tandis que celle de l'amanite rougissante est quasiment absente.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Persoon, in Tent. disp. meth. fung. (Lipsiae):71, 1797
  2. Gilletin: Les Hyménomycètes ou description de tous les champignons (fungi) qui croissent en France (Alençon):45, 1874
  3. (en) Ruth Seeger, « Studies on rubescenslysin haemolysis », Naunyn-Schmiedeberg's Archives of Pharmacology, no 1,‎ , p. 95-103 (ISSN 1432-1912, PMID 7378144, DOI 10.1007/BF00500309)
  4. (en) Torkel Wadström et Eaker, Natural toxins : proceedings of the 6th International Symposium on Animal, Plant, and Microbial Toxins, Elsevier, , 732 p. (ISBN 9781483146560), p. It is extremely thermolabile ans loses its activity almost completely within 10 min at a temperature of 50°C; even at 35°C a slow inactivation within a few hours takes place at pH 7.0.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Titres des livres en français comportant plus de renseignements sur ce champignon :

  • Régis Courtecuisse et Bernard Duhem (illustrations), Guide des champignons de France et d'Europe : 1752 espèces décrites et illustrées, Paris, Delachaux et Niestlé, coll. « Les Guides du Naturaliste », , 544 p. (ISBN 978-2-6030-1691-6)
  • Marcel Bon : Champignons de France et d'Europe occidentale (Flammarion, 2004, 2012), 368 p. (ISBN 978-2-0812-8821-8)
  • Dr Ewaldt Gerhardt: Guide Vigot des champignons (Vigot, 1999) - (ISBN 2-7114-1413-2)
  • Roger Phillips: Les champignons (Solar, 1981) - (ISBN 2-263-00640-0)
  • Thomas Laessoe, Anna Del Conte: L'Encyclopédie des champignons (Bordas, 1996) - (ISBN 2-04-027177-5)
  • Peter Jordan, Steven Wheeler: Larousse saveurs - Les champignons (Larousse, 1996) - (ISBN 2-03-516003-0)
  • G. Becker, Dr L. Giacomoni, J Nicot, S. Pautot, G. Redeuihl, G. Branchu, D. Hartog, A. Herubel, H. Marxmuller, U. Millot et C. Schaeffner: Le guide des champignons (Reader's Digest, 1982) - (ISBN 2-7098-0031-4)
  • Henri Romagnesi: Petit atlas des champignons (Bordas, 1970) - (ISBN 2-04-007940-8)
  • Larousse des champignons édition 2004 sous la direction de Guy Redeuilh - (ISBN 2-03-560338-2)

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Liens externes[modifier | modifier le code]