Amage

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Amage
Amage
Monument.
Blason de Amage
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Haute-Saône
Arrondissement Lure
Canton Mélisey
Intercommunalité Communauté de communes des mille étangs
Maire
Mandat
Bruno Heymann
2014-2020
Code postal 70280
Code commune 70011
Démographie
Population
municipale
349 hab. (2016 en augmentation de 5,76 % par rapport à 2011)
Densité 53 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 50′ 15″ nord, 6° 29′ 37″ est
Altitude Min. 334 m
Max. 560 m
Superficie 6,54 km2
Localisation

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Liens
Site web cc-1000etangs.fr/amage

Amage est une commune française située dans le département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Amage est au cœur des Vosges saônoises[1] et à la limite intérieure nord-ouest du parc naturel régional des Ballons des Vosges[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Bresson Rose des vents
Raddon-et-Chapendu
Breuchotte
N Sainte-Marie-en-Chanois
O    Amage    E
S
La Bruyère La Proiselière-et-Langle

Hydrologie[modifier | modifier le code]

La commune est baignée par les eaux du Breuchin, sur lequel se trouve l'ancien « Moulin Saguin », qui a cessé son exploitation en 1986[3].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Amage reine des Sarmates de Giulio Cesare Corradi.

Amage est le nom de la reine des Sarmates[4],[5], éponyme d'un drame lyrique italien[6].

Le nom d'Amage se retrouve déjà au haut Moyen Âge[7], il est issu du prototype Hamavia[8],[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Amage fait partie des lieux cités comme possible emplacement de l'ancienne Amagétobrie[10].

Elle appartient à la gruerie du comté de Bourgogne aux XIVe et XVe siècles[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Carte départementale représentant en rouge la Communauté de communes des 1000 étangs.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de l'arrondissement de Lure du département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté. Pour l'élection des députés, elle dépend de la deuxième circonscription de la Haute-Saône.

La commune faisait partie depuis 1793 du canton de Faucogney-et-la-Mer[12]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune fait désormais partie du canton de Mélisey.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté de communes des mille étangs créée fin 2002.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs[13]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Jean-Louis Petit    
mars 2008 En cours
(au 26/8/2016)
Bruno Heymann   Retraité de l'enseignement
Vice-président de la CC des 1000 étangs (2014 → )
Réélu pour le mandat 2014-2020[14],[15]

Finances locales[modifier | modifier le code]

En 2015, les finances communales était constituées ainsi[16] :

  • total des produits de fonctionnement : 186 000 , soit 537  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 178 000 , soit 515  par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 167 000 , soit 483  par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 40 000 , soit 115  par habitant ;
  • endettement : 205 000 , soit 591  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 12,31 % ;
  • taxe foncière sur le bâti : 11,41 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 55,34 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 58,19 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 23,28 %.

Démographie[modifier | modifier le code]


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[18].

En 2016, la commune comptait 349 habitants[Note 1], en augmentation de 5,76 % par rapport à 2011 (Haute-Saône : -1,02 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
347367335384504531576602603
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
513551550550549556525480452
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
414406378332299296275225264
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
230208200228242293337335349
2016 - - - - - - - -
349--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Le village bénéficie d'un environnement rural et forestier propice aux randonnées, circuits Pré d'Oro et des Deux Bans. Un relais pique-nique est ouvert dans le village.

Outre les trois fontaines, les visiteurs et associations ont accès à la gare du tacot et aux vestiges d'un centre hospitalier de l'ordre de Saint-Antoine[20].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Ancienne gare du tacot (Chemins de fer vicinaux de la Haute-Saône) transformée en salle polyvalente ; a gardé son cachet ancien ;
  • Fontaines de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle.
  • Monument aux Morts[21].
  • Début 2017, la commune est « réputée sans clochers »[22].

Patrimoine industriel[modifier | modifier le code]

  • Tissage de coton Dreyer, actuellement entrepôt commercial[23].
  • Moulin à farine Grandjean, puis usine de produits pour l'alimentation animale Sagui[24].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Alexandre Jeudy, né à Amage en 1890, fusillé pour l'exemple le pour abandon de poste, au début de la Première Guerre mondiale, avec 6 autres camarades. La commune a formulé une demande de réhabilitation[25],[26]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Amage 70.svg

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :
D’argent au tau d’azur, à la bordure de gueules.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sites Natura 2000
  2. ENS
  3. « Le moulin Saguin, implanté sur le Breuchin à Amage, vient d’être racheté par la mairie : Le moulin va revivre », L'Est républicain,‎ (lire en ligne).
  4. Sarmates
  5. Amage reine des Sarmates Jean François de Lacroix, Dictionnaire portatif des femmes célèbres, chapitre.com, , 808 p. (ASIN B00JVEAHY0, lire en ligne), P89
  6. Drame lyrique Amage regina de Sarmati (it) Giulio Cesare Corradi, Amage, regina de' Sarmati, drama per musica, da rappresentarsi nel teatro di S. Angelo, venetia, Per il Nicolini, , 60 p. (ASIN B001CBTFJ8)
  7. Annegray-Amage Jean-pierre Chambon, Akkulturation, Berlin, De Gruyter, , 575 p. (ISBN 978-3110180091, lire en ligne), Zones d'implantation publique au Haut Moyen Âge précoce PXVI ; 230-1
  8. Hamavia Société Française d'Onomastique, Nouvelle revue d'onomastique, SFO (no 41-2), (lire en ligne), P149
  9. Hamavia Jean-Pierre Chambon, Akkulturation, Berlin, De Gruyter, , 575 p. (ISBN 978-3110180091, lire en ligne), P222
  10. Plusieurs lieux en Alsace, Bourgogne et Franche-Comté ont été avancés comme étant l'emplacement de Amagétobrie depuis lequel Jules César a repoussé les Germains outre-Rhin : Léon Fallue, Conquête des Gaules analyse raisonnée des Commentaires de Jules César, Tanera Ch, , 395 p. (ASIN B00576SRN4, lire en ligne), P31-2 ; 40, 43, 45, 380.
  11. Amage dans la gruerie Pierre Gresser, La gruerie du comté de Bourgogne aux XIVe et XVe siècles, Turnhout (Belgique), Brepols, , 366 p. (ISBN 978-2503516219, lire en ligne), P263
  12. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. « Les maires de Amage », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 2 août 2016).
  14. « Municipales : Bruno Heymann présente sa liste », L'Est républicain, édition de la Haute-Saône,‎ (lire en ligne) « Bruno Heymann, maire sortant, a présenté sa liste avec 3 nouveaux colistiers ».
  15. « Bruno Heyman réélu maire », L'Est républicain,‎ (lire en ligne).
  16. « Les comptes de la commune », sur alize2.finances.gouv.fr (consulté le 26 septembre 2016).
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  20. « Amage | Edition de Vesoul Haute-Saône », sur www.estrepublicain.fr (consulté le 16 février 2016)
  21. Monument aux Morts
  22. « Recherches sur critères », Clochers de France.
  23. « Tissage de coton Dreyer, actuellement entrepôt commercial », notice no IA70000112, base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « Moulin à farine Grandjean, puis usine de produits pour l'alimentation animale Sagui », notice no IA70000113, base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. « Réhabilité 100 ans après ? : Le maire d’Amage demande la réhabilitation du soldat Alexandre Jeudy, fusillé pour l’exemple en 1914 », L'Est républicain,‎ (lire en ligne) « Pour cause : né le dans la commune, Alexandre Jeudy fait partie de ces soldats fusillés pour l’exemple. C’était le 19 octobre 1914 à Châlons-sur-Marne. La sentence fut prononcée par le conseil de guerre, la veille de son exécution. Sept soldats y comparurent. Le chef d’accusation ? « Abandon de poste devant l’ennemi par mutilation volontaire ».
    Parmi ces sept hommes, deux furent déclarés coupables à l’unanimité. Un fut innocenté, les quatre autres condamnés aux travaux forcés »
    .
  26. « Alexandre Jeudy réhabilité pour l’exemple », L'Est républicain,‎ (lire en ligne) « L’histoire de ce petit poilu et sa réhabilitation lors de cette cérémonie en présence des élus, des chorales de Luxeuil et du Breuchin et de la musique de Fougerolles, a permis de mettre en lumière cette sombre partie de la grande guerre auprès des élèves de l’école qui ont travaillé sur le sujet et venus dire «…La peur de ne plus revoir ceux qu’on aime et sa maison ». Citant des extraits des poèmes de Jacques Hubert sur l’atrocité de cette guerre, le maire a conclu : « Alexandre Jeudy n’a pas bénéficié d’une justice équitable. C’est pour ces raisons que la commune d’Amage a déposé une demande de réhabilitation ».