Amadou et Mariam

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Amadou et Mariam
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Amadou & Mariam en 2005.

Informations générales
Nom de naissance Amadou Bagayoko et Mariam Doumbia
Genre musical World music
Instruments Guitare
Années actives depuis 1980
Labels Because Music
Site officiel www.amadou-mariam.com

Amadou et Mariam, de leurs noms complets Amadou Bagayoko et Mariam Doumbia, sont un couple de musiciens et chanteurs maliens, qui présentent la particularité d'être tous deux aveugles.

Ils se font connaître au début des années 2000 où ils acquièrent une notoriété et une sympathie auprès du public français (aidés en cela par les chaînes de télévision publique françaises, qui pendant plusieurs mois passent très régulièrement la chanson La Fête au village, aux heures de grande écoute). Ils sont couronnées en 2005 par une victoires de la musique, catégorie World, pour l'album Dimanche à Bamako, réalisé avec le concours de Manu Chao (qui se déclare dès le début fan du duo). Ils gagnent à nouveau une victoire de la musique en 2013 pour l'album Folila.

Biographie[modifier | modifier le code]

Les débuts[modifier | modifier le code]

Amadou devant une foule enthousiaste au Parc de Choisy lors d'un concert de lutte contre la désertification du Sahel.

Tous deux sont nés à Bamako, Amadou le , Mariam le . Leur cécité n'est pas de naissance : Amadou a perdu la vue à l'âge de seize ans, tandis que sa compagne est devenue aveugle à l'âge de cinq ans.

Leur penchant pour la musique et le chant leur est venu dès leur plus jeune âge. Mariam se produit sur scène comme chanteuse, dans des mariages par exemple, dès l'âge de six ans, tandis qu'Amadou, après avoir tâté des percussions dès l'âge de deux ans, puis s'être tourné vers l'harmonica et la flûte vers l'âge de dix ans, adoptait définitivement la guitare au cours de son adolescence[1].

S'étant rencontrés en 1975 à l'Institut des jeunes aveugles de Bamako, où ils jouent dans l’orchestre « Eclipse Orchestra » de l’institut, dirigé par Idrissa Soumaoro, ils ne tardent pas à former un couple à la scène comme dans la vie, se mariant en 1980 et commençant leur carrière musicale commune à la même époque[1].

La nuit, Amadou joue de la guitare avec Idrissa Soumaoro dans le groupe légendaire d’Afrique de l’Ouest "Les Ambassadeurs du Motel de Bamako".

Ils émigrent à Abidjan, en Côte d'Ivoire, en 1986, année du début de leur longue ascension vers la notoriété internationale.

Les titres issus de cette période ne sont sortis qu’en cassette. Durant cette période, ils rencontrent Stevie Wonder.

Entre de nombreuses tournées dans divers pays d'Afrique de l'Ouest, ils séjournent à Paris pour la première fois en 1994 à l'occasion d'une session d'enregistrements. Ils reviennent en France en 1997, enregistrant un CD, Sou ni tilé qui sortira en 1998, se produisant sur scène aux Transmusicales de Rennes, et commençant à acquérir un succès d'estime en France.

Le titre “Je pense à toi” est un tube sur les radios françaises et se vend à 100 000 exemplaires.

En 1999 ils sortent l’album « Tje Ni Moussou ».

D'autres tournées les conduisent dans d'autres pays d'Europe, notamment en Allemagne et en Suisse, mais aussi aux États-Unis, par exemple en Louisiane et à Los Angeles[2].

Les années 2000[modifier | modifier le code]

En 2002, ils sortent l’album « Wati ».

La collaboration avec le guitariste Manu Chao, qui a eu un véritable coup de foudre en découvrant leur musique, commence en septembre 2003 à Paris, pour se poursuivre jusqu'à la finalisation des enregistrements et de la production, en avril 2004, dans leur ville natale de Bamako. L'album résultant de cette collaboration sort en novembre 2004 sous le titre Dimanche à Bamako.

En 2005, le label Côte d’Ivoire Recordings sort pour la première fois en CD en coffret éditions limitée un Best Of « 1990-1995 : Le Meilleur Des Années Maliennes »

Le 5 mars, Amadou et Mariam remportent La Victoire de la Musique du meilleur album world de l'année pour "Dimanche à Bamako", ils sont nominés au Prix Constantin.

Le 26 octobre ils reçoivent, des mains de Renaud Donnedieu de Vabres, ministre français de la culture et de la communication, un disque de platine après leur concert à l’Olympia pour les 300 000 exemplaires vendus de « Dimanche à Bamako ».

Ils gagnent ensuite deux BBC Radio 3 Awards dans la catégorie World Music in the African et Meilleur Album pour « Dimanche à Bamako ».

En 2006, ils ont été choisis pour interpréter le titre Zeit, dass sich was dreht, hymne officiel de la Coupe du monde 2006, en compagnie du chanteur allemand Herbert Grönemeyer.

Ils sont à l’affiche d’importants festivals aux États-Unis comme « Coachella » ou « Lollapalooza ».

Le 26 juin 2007, Amadou et Mariam participent au projet "Africa Express" piloté par le Britannique Damon Albarn, qui réunit un plateau impressionnant d'artistes à Glastonbury, en Angleterre : Rachid Taha, K'Naan, Tony Allen, Fat Boy Slim, Tinariwen…

Première rencontre avec Jake Shears des Scissors Sisters, ils font leurs premières parties incluant trois dates dans la salle O2 Arena à Londres.

Leur sixième album Welcome to Mali est sorti le 17 novembre 2008 sur lequel K’Naan, Keziah Jones, M et Damon Albarn viendront entre autres collaborer.

Durant l’été 2008 ils jouent au festival Lollapalooza à Chicago, et au Latitude Festival au Henham Park à Suffolk.

Le premier single Sabali extrait de cet album est produit par Damon Albarn. Il a été élu 15eme du top 100 des meilleurs titres de l'année 2008 par Pitchfork.

Ils sont en tête d’affiche sur la scène principale du Glastonbury Festival.

En février 2009, ils ont fait une tournée à Besançon, en reprenant quelques chansons de leur album "Welcome to Mali" qui venait de sortir récemment.

Le 1er Mai 2009, Amadou & Mariam remportent le prix du Meilleur Groupe aux Songlines Music Awards, les nouveaux « World Music Awards » organisés par le magazine anglais Songlines.

Le 8 Juin 2009, ils sont en live dans l’émission Late Night with Jimmy Fallon sur la chaîne américaine NBC.

En 2009, ils ont assuré la première partie de Blur à Hyde Park ainsi que la tournée du groupe Coldplay durant leur Viva la Vida tour 8 dates américaines.

En 2009 ils présentent leur duo « L’Afrique C’est Chic » au Jazz Café de Londres où ils sont rejoints sur scène par des invités tels que Theophilus London, Beth Orton… puis sont invités par l’association pour les sans-abri « Crisis » à jouer à l’Union Chapel à Londres où ils sont rejoints sur scène par leur héros : le guitariste de Pink Floyd, David Gilmour.

Ils sont en tête d’affiche du iTunes Festival 2009 qui a lieu à la Roundhouse de Londres.

Ils deviennent en 2009 Ambassadeurs de la culture pour la Zeitz Foundation pour aider à attirer l’attention et le développement des idées autour de la musique.

Le 11 décembre 2009 ils jouent pour le Prix Nobel de la paix à Oslo où ils sont présentés au lauréat, le président américain Barack Obama.

Les années 2010[modifier | modifier le code]

En 2010, leur autobiographie Away From The Light of Day a été publiée par Route Publishing en Angleterre.

En 2010, Amadou & Mariam ont contribué au titre « Tambara » avec Enough Project pour la compilation « Raise Hope for Congo » du label Downtown Records. À la suite de cette compilation, des efforts ont été faits pour la protection des femmes du Congo ainsi leur donner plus de pouvoirs deviennent une priorité. Cette compilation a été faite pour que chaque individu élève leur voix pour la paix au Congo.

Nominés à la 52e cérémonie des Grammy Awards le 31 janvier 2010 dans la catégorie "meilleur album contemporain de world music" avec l’album Welcome to Mali.

En mai 2010, ils ont été choisis par Matt Groening pour participer au Festival All Tomorrow's Parties à Minehead, en Angleterre.

Amadou et Mariam ont également participé au concert d'inauguration de la coupe du monde en Afrique du Sud le 10 juin 2010 aux côtés d'artistes comme les Black Eyed Peas, Alicia Keys, John Legend, Tinariwen ou encore Shakira, devant 80 000 personnes et face à des centaines de millions de téléspectateurs à travers le monde.

Ils présentent leur premier concert dans l’obscurité, Eclipse au Manchester International Festival. Ce spectacle retrace la carrière d’Amadou & Mariam au travers de leur musique et de la narration du poète malien Hamadoun Tandina.

En 2011, Amadou et Mariam jouent en première partie des deux concerts de U2 en Afrique du Sud durant le 360° Tour.

Ils deviennent ambassadeurs du Programme Alimentaire Mondial, visitent Haïti et offrent une nouvelle chanson "Labendela" (« Les enfants sont l’avenir »), en guise d’hymne.

Leur biographie Away From The Light of Day est publiée en anglais aux États-Unis.

Leur 8e album Folila sortira le 2 avril 2012[3]: de nombreux invités y ont participé dont la chanteuse américaine Santigold[3], le chanteur des Scissor Sisters Jake Shears, le groupe new-yorkais TV on the Radio et le chanteur Bertrand Cantat[4].

Le premier single extrait de l’album en France est le titre « Oh Amadou » enregistré avec Bertrand Cantat, tandis qu’en Angleterre c’est le titre « Dougou Badia » avec Santigold.

Ils donnent un concert remarqué le 29 juin 2012 aux Eurockéennes de Belfort, attirant une foule importante malgré la présence simultanée d'autres artistes. Bertrand Cantat s'est joint à eux sur plusieurs titres pendant ce concert où ils confirment la popularité dont ils jouissent en France.

Popularité toujours, en octobre 2012, La Poste choisit un de leurs singles, Sabali, pour illustrer une publicité diffusée très largement sur toutes les chaînes de télévisions françaises[5].

Ils gagnent les victoires de la musique en 2013 pour l'album Folila.

Le 11 juin 2013, ils se produisent à l'Armada 2013 à Rouen.

Le 7 juillet 2013, ils effectuent le concert de clôture du festival international de Jazz de Montréal (Canada).

Le 14 juillet 2013, ils effectuent le concert de clôture du festival durable Lasemo, à Enghien en Belgique.

Le 14 août 2015, ils se produisent au festival de reggae NoLogo, aux Forges de Fraisans, dans le Jura.

Des chanteurs engagés ?[modifier | modifier le code]

Engagement associatif[modifier | modifier le code]

En 2011, Amadou et Mariam deviennent ambassadeurs du projet solidaire de lutte contre la faim dans le monde. Puis en 2013 ils débutent le projet de tournée-itinérante Africa mon Afrique, où les chanteurs vont à la rencontre de leur public des banlieues parisiennes avant chaque concert. Le projet est en partenariat avec le Programme d’Alimentation Mondial (PAM), une importante agence humanitaire contre la faim dans le monde. Le PAM nourrit chaque année, en moyenne, plus de 90 millions de personnes dans plus de 70 pays. Africa mon Afrique reverse alors 1 € de chaque ticket vendu à cette agence entièrement financée par des contributions volontaires.

Dans cet engagement associatif, Amadou et Mariam aspirent à donner une réalité de la misère en Afrique, mais également dans d’autres pays du monde. À travers la chanson « Africa mon Afrique » de l’album Folila, ils indiquent la beauté et la force de leur continent. Cette musique renvoie à un esprit libre et à une idée de cohésion entre différentes cultures. Ce projet de rencontre avec des personnes de banlieue parisienne a pour but le partage mais également la découverte de la culture africaine.

L’Afrique est un joyau

Pour nous tous le berceau

Surtout le continent

Son cœur est palpitant

Il faut saisir la chance

Refuser de plier

Rompre les dépendances

D’une Afrique habillée 

Engagement politique[modifier | modifier le code]

Les chanteurs ne sont pas seulement engagés dans la solidarité, mais ils évoquent également des défaillances politiques et universelles. Les paroles de leurs chansons sont toutes autant revendicatives, dénonçant l’injustice et l’hypocrisie de la politique dans sa généralité, comme on peut le comprendre dans la chanson « Ce n’est pas bon » de l’album Welcome to Mali :

Démagogie dans la politique

Ce n'est pas bon ce n'est pas bon nous n'en voulons pas

L'hypocrisie dans la politique

Ce n'est pas bon ce n'est pas bon nous n'en voulons pas

L'injustice dans la politique

Ce n'est pas bon ce n'est pas bon nous n'en voulons pas

De la paix de la paix pour le peuple - yeah

Du respect du respect pour le peuple - yeah

Des magouilleurs dans la politique

Ce n'est pas bon ce n'est pas bon nous n'en voulons pas

L'hypocrisie dans la politique

Ce n'est pas bon ce n'est pas bon nous n'en voulons pas

Les corrompus dans la politique

Ce n'est pas bon ce n'est pas bon nous n'en voulons pas

Du bonheur du bonheur pour le peuple - yeah

Pour appréhender les enjeux politiques mis en avant par Amadou et Mariam, de manière relativement implicite, il est nécessaire d’accorder une importance à l’histoire nationale et continentale.

« Dans le milieu bambara, les gens écoutent les chanteurs et les évoquent. Ils sont cités en référence et tous les mots sont écoutés avec précision et avec beaucoup d'attention. (...) Quand nous chantons Mouna en concert, par exemple, nous témoignons du fait que les gens n'arrivent pas à s'entendre. Et en conclusion, nous demandons qu'ils se comprennent, qu'ils se donnent la main et qu'ils travaillent ensemble. C'est notre souci majeur »

Amadou et Mariam ont également comme vocation d’unir les peuples dans un souci de paix dans le monde. De plus, ils luttent pour la protection des femmes au Congo : leur compilation « Raise Hope for Congo » a pour ambition la paix de la population congolaise.

Ils pratiquent un mélange dansant entre rock et musique malienne avec des paroles en français, écrites au préalable en bambara, abordant les problèmes de l'époque et de l'Afrique, mais avec aussi un côté plus festif.

Représentation de la culture malienne[modifier | modifier le code]

Aspect visuel et musical[modifier | modifier le code]

Les albums d’Amadou et Mariam présentent les cultures africaines principalement maliennes. Les tenues portées par les chanteurs lors d’événements médiatiques (représentations scéniques ; albums par exemple), et la musicalité des chansons reflètent en partie une culture malienne. Les vêtements traditionnels, représentatifs d’une population relativement aisée, sont aux couleurs de l’Afrique centrale. Parfois les chanteurs portent une robe colorée, appelée boubou, aux couleurs vives mais également aux couleurs de la terre africaine et du soleil. Mariam adopte quelquefois un foulard sur sa tête, le moussoro, prônant les codes vestimentaires de ses origines. La multiplicité du choix des instruments dans leur musique a pour vocation de rappeler les traditions africaines et avant tout maliennes : le djembé ou encore d’autres percussions, le balan, la fora ; mais également des instruments plus occidentaux comme la guitare (joué par Amadou). Ils nous offrent une musique pop africaine qui est rythmée et dansante. Leurs chansons décrivent une ambiance festive et solidaire du peuple malien tout en énonçant, cependant, les problèmes exposés à la population tels que la pauvreté et la guerre.

La vie quotidienne et les traditions à travers leurs chansons[modifier | modifier le code]

La culture malienne, symbolisée par les chansons d’Amadou et Mariam, se retrouve également dans les paroles de leurs chansons. Certains termes spécifiques au Mali et aux pays voisins sont utilisés pour désigner des objets traditionnels comme les bogolans (tissu). Ils initient le public étranger à la culture, à la vie quotidienne et aux traditions.

La chanson « La fête au village » tirée de l’album Welcome to Mali représente un quotidien partiel des habitants. Les paroles rendent compte d’une illustration rurale d’un village au Mali que l’on découvre aussi dans les clips. Ce pays en développement a pour principal secteur d’activité l’agriculture. On peut également remarquer que l’esthétique, chez les femmes, est importante dans les évènements en communauté.

J'ai dans mon champ, du riz, et du maïs
J'ai aussi dans mon champ
Du coton, du folion et des haricots
Des haricots dans mon champ, …
Fais-toi plus jolie pour la fête au village
D'autres sur les vélos,
D'autres dans les bateaux,
Et d'autres dans le train,
Certains dans les camions,
Pour la fête au village

« Un dimanche à Bamako » renvoie à un aspect religieux du pays. En effet, le dimanche est le jour du seigneur dans la religion catholique. Cependant, avec près de 90% de la population musulmane, 10% de catholiques en 2005 et une diversité importante d’ethnies, les traditions maliennes sont nombreuses. Le dimanche à Bamako est le jour de mariage dans la coutume, mais cela est fortement discuté. Les propos sont donc à nuancer. Néanmoins cette chanson apparaît comme une description du déroulement d’un mariage et offre une représentation de la culture malienne et plus largement centre-africaine :

Les hommes et les femmes ont mis leurs beaux boubous
Les bijoux et les chaussures sont au rendez-vous
Les bazins et les bogolans sont au rendez-vous
La mariée et le marié sont aussi au rendez-vous
Le dimanche à Bamako c’est le jour de mariage
Les sotramas, les dougounis, les taxis et les voitures
Les frères, les sœurs, les badauds, les griots

Les griots désignent des personnes intermédiaires pour divulguer des discours qui préservent les traditions au Mali mais aussi dans d’autres pays d’Afrique. Par leur nomination dans la chanson d’Amadou et Mariam, les chanteurs se voient approuver et respecter leur présence.

Toutes leurs chansons présentent une image de la culture malienne, pouvant s’élargir aux pays voisins, en gardant une certaine subjectivité promue par Amadou et Mariam. Toutefois, la représentation d’un pays uni, festif, et aux aspirations de paix permet la découverte d’une culture traditionnelle ainsi que moderne par leur style musical.

Discographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • 2008 : A part la lumière du jour... d'Amadou et Mariam, Lafon, 2008

Récompenses[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Biographie d'Amadou et Mariam, sur le site de Radio France internationale
  2. Historique des concerts d'Amadou et Mariam
  3. a et b (en) Peverelli, Benoit, « Amadou & Mariam Enlist Santigold, TV on the Radio, Nick Zinner for New Album », Pitchfork,‎ (consulté le 10 janvier 2012)
  4. (en) Julien Delafontaine, « Amadou& Myriam », 20min,‎ (consulté le 12 janvier 12)
  5. Quelle est la musique de la pub La Poste ? , sur Quai Baco. Octobre 2012

Liens externes[modifier | modifier le code]

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