Amédée de Broglie

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Amédée de Broglie
Prince Victor-Amédée-Marie de Broglie (1772-1852), by Flavien-Emmanuel Chabanne.jpg
Victor-Amédée-Marie de Broglie (Flavien-Emmanuel Chabanne, 1827)
Fonction
Député
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 79 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Père
Mère
Fratrie
Maurice de Broglie
François de Broglie (d)
Victor de BroglieVoir et modifier les données sur Wikidata

Victor-Amédée-Marie, prince de Broglie, est un militaire et homme politique français né à Broglie (Eure) le et mort au château de Ranes (Orne) le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Dernier des quinze enfants de Victor-François de Broglie (1718-1804), Amédée de Broglie fut baptisé plus d'un an après sa naissance, le 21 février 1774 à Paris, paroisse Saint Sulpice [1].

Il est d'abord destiné à l'Église, mais la Révolution française le vit émigrer en Allemagne avec sa famille. Il s'enrôla dans l'armée des princes, dans le « régiment des cocardes blanches » que commandait son père.

Après la mort de son frère en 1794, il devint colonel de ce régiment. Il fit campagne en 1796 et 1797 dans l'armée des alliés, reçut la croix de chevalier de Saint-Louis en 1799. Nommé gentilhomme d'honneur du duc d'Angoulême, il fut promu maréchal de camp à l'occasion du mariage de ce prince en 1799.

Il rentra en France sous le Consulat et contracta un riche mariage en épousant à Versailles le 20 novembre 1801, Geneviève de Montreuil (1774-1839) dont il eut une fille, Victorine (1802-1855), qui devait épouser en 1821 le prince Charles-Alphonse de Berghes-Saint-Winock.

En 1813, il refusa le commandement d'un régiment de gardes d'honneur que lui offrait Napoléon Ier.

A la Première Restauration, il est nommé inspecteur de la cavalerie. Retiré dans l'Orne pendant les Cent-Jours, il fut chargé, après la Seconde Restauration, de licencier les fédérés de Normandie.

Le 22 août 1815, le collège électoral du département de l'Orne l'élit député[2]. Il prend place dans les rangs de la droite modérée.

Réélu le 20 septembre 1817[3], il est un soutien inébranlable du gouvernement. Aux élections du 25 février 1824, il est battu dans le 3e arrondissement électoral de l'Orne (Argentan)[4] et quitte définitivement la vie politique.

Admis à la retraite comme maréchal de camp le 10 octobre 1835, il se retira dans son château de Rânes.

Références[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Bernard de Larquier Rochefort, Dictionnaire de Broglie et du Vaisseau "La Victoire", sans lieu, l'auteur, , 528 p., p. 81
  2. 137 voix sur 189 votants et 255 inscrits
  3. 551 voix sur 834 votants et 1 387 inscrits
  4. 54 voix contre 101 à M. Legonidec