Amédée Borrel

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Amédée Borrel
Portrait de Amédée Borrel
Amédée Borrel vers 1910.
Biographie
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata
Cazouls-lès-BéziersVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès Voir et modifier les données sur Wikidata (à 69 ans)
Cazouls-lès-BéziersVoir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Formation Université de MontpellierVoir et modifier les données sur Wikidata
Profession Médecin, professeur d'université (d) et virologue (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Employeur Université de StrasbourgVoir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions Commandeur de la Légion d'honneur‎ (d) et grand officier de l'ordre de la Couronne d'Italie (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Membre de Académie royale de médecine de BelgiqueVoir et modifier les données sur Wikidata

Amédée Marie Vincent Borrel, né le à Cazouls-lès-Béziers (Hérault) et mort le dans la même commune, est un médecin et biologiste français, dernier élève direct de Louis Pasteur.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il étudie la médecine à l'université de Montpellier[1].

Après sa thèse de médecine à Montpellier sur un cancer de la peau, Amédée Borrel entre à l'Institut Pasteur en 1893 au sein du premier cercle des pasteuriens, et il devient chef de laboratoire. Il travaille sur les lésions de la tuberculose expérimentale. Il devient le préparateur de Emile Roux. Il fait partie du groupe dit « des Pasteuriens », disciples de Louis Pasteur. En , il fait partie du groupe de pasteuriens choisis pour veiller Louis Pasteur, victime d'une crise d'urémie.

Il travaille avec Ilya Ilitch Metchnikov sur la tuberculose, puis collabore avec Alexandre Yersin et Léon Charles Albert Calmette sur un vaccin contre la peste bubonique. En 1895, il publie avec Yersin et Calmette un ouvrage intitulé Le microbe de la peste à bubons - Action thérapeutique du sérum des animaux vaccinés aux Annales de l'Institut Pasteur, ainsi qu'un document intitulé La peste bubonique (deuxième note) aux Archives de médecine navale et coloniale.

En 1903, il fait partie des créateurs du Bulletin de l'Institut Pasteur. En 1907, alors qu’un savant suédois lui rend hommage en nommant des bactéries Borrelia, il est le premier à émettre l’hypothèse d’un lien entre virus et cancers. Il mène des travaux sur cette théorie, dont il est un des pionniers convaincu. Accueillie avec scepticisme, sa théorie ne fut démontrée que cinquante ans plus tard.

Par ailleurs, il met au point l'un des tout premiers masques à gaz durant la Première Guerre mondiale. Il devient titulaire de la chaire de bactériologie de la faculté de Médecine de Strasbourg, puis est nommé directeur de l'Institut d'hygiène et de bactériologie de Strasbourg de 1919 à 1936[1]. En 1922, il contribue aux fêtes du centenaire de la naissance de Pasteur à Strasbourg. Il est également l'organisateur des centres d'approvisionnement en sérums de convalescents.

Également artiste, il peignait ses observations scientifiques à l’aquarelle et ses sculptures furent exposées à plusieurs reprises à la Société nationale des Beaux-Arts.

Buste d'Amédée Borrel (volé en 2008) à Cazouls-lès-Béziers.

Il passait ses vacances dans sa maison de Cazouls-les-Béziers, où il fut emporté à 69 ans par une tuberculose. Il est Commandeur de la légion d'honneur.

Maison natale d'Amédée Borrel à Cazouls-lès-Béziers.
Plaque commémorative apposée sur la maison natale d'Amédée Borrel.

Aujourd'hui, une avenue de Cazouls-lès-Béziers porte le nom d'Amédée Borrel. Un buste lui rendant hommage se trouvait dans la cours de l'ancienne mairie de Cazouls lès Béziers. Il a malheureusement été volé en 2008.

Avenue Amédée Borrel.

Amédée Borrel a eu quatre enfants dont un fils Albert Borrel (1895-1918)[2],[3], sous-lieutenant du 33e R.A.C., tombé au combat aérien durant la Première Guerre mondiale. En 2018, à l'occasion du centenaire de sa disparition, une place de Cazouls-lès-Béziers a été baptisée à son nom.

Place Albert Borrel, à Cazouls-lès-Béziers, du nom du fils d'Amédée Borrel.

Titres et distinctions[modifier | modifier le code]

Œuvres et publications[modifier | modifier le code]

  • Évolution cellulaire et parasitisme de l'épithélioma [thèse de médecine no 38, Montpellier], 1892.
  • Planches murales destinées à l'enseignement de la bactériologie, [publiées par l'Institut Pasteur, texte explicatif, par le Dr Borrel, en trois langues : français, anglais, allemand], Masson (Paris), 1902, Texte disponible sur Gallica et planches disponible sur Gallica.
  • Notice sur les titres et travaux scientifiques, Impr. Charaire (Sceaux), 1907, Texte intégral.
  • « Le problème étiologique du cancer », in: Bull Cancer, 1908 ; 1 : 15-28.
  • « Nécrotuberculose et sensibilisation (anaphylaxie) par bacilles tuberculeux morts », in: Bulletin de la Société de pathologie exotique, 1908, tome 1, p. 420-421, Texte intégral
  • « Le problème étiologique du cancer », [conférence du Comité du cancer, Berlin le ], in: Ann Inst Pasteur, 22, 1908, p. 309-317 et Bull Cancer, 1989;76(1):2-15.
  • Le problème du cancer, O. Doin (Paris), 1911, 24 p.
  • Filaire et adéno-carcinome, [extrait du Bulletin de l'Association française pour l'étude du cancer. t. 17. no 9. ], Masson et Cie (Paris), 1928.
  • Homologie des cellules pigmentaires et des mastocyles chez la souris noire, [extrait du Bulletin de l'Association française pour l'étude du cancer. t. 17. no 9, ], Masson et Cie (Paris), 1928.
  • « Surcoloration et microbes filtrants », [extrait du Bulletin de l'Association française pour l'étude du cancer, ], Paris, Masson (Paris), 1930.
  • Technique bactériologique appliquée aux cultures cellulaires, embryons, tumeurs, virus, rage, poliomyélite, [extrait (présenté par M. L. M. Pautrier.) du Bulletin de la Société française de dermatologie et de syphiligraphie. no 9, ], Masson et Cie (Paris), 1930.

En collaboration[modifier | modifier le code]

  • avec MM. Yersin et Calmette, La Peste bubonique, [deuxième note], (travail du laboratoire de M. Roux, à l'Institut Pasteur), impr. de Charaire (Sceaux), [s.d.]
  • avec G. Petit, Épithélioma branchial chez une jument: réussite de greffes cancéreuses sur le sujet lui-même, 1907, 11 p.
  • avec F. Larrousse, « Localisation lépreuse dans le foie du rat par le cysticerque du Taenia crassicola », [extrait du Bulletin de l'Association française pour l'étude du cancer, ], Masson et Cie (Paris), 1931.

Préface[modifier | modifier le code]

  • Jean Albert-Weil (1899-1980), Les Poisons du bacille tuberculeux et les réactions cellulaires et humorales dans la tuberculose. [esquisse d'une conception nouvelle des processus pathogéniques de la tuberculose], J.-B. Baillière et fils (Paris), 1931.

Éponymie[modifier | modifier le code]

Un genre de bactérie, Borrelia, a été nommée en son honneur. Ces bactéries sont responsables de deux types de borréliose, la maladie de Lyme et la fièvre récurrente. Par ailleurs, on retient les inventions suivantes :

  • Flacon Borrel[5]
  • Tube Borrel
  • Prisme Borrel
  • Technique de Borrel.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Fiche biographique sur le site de l'Académie royale de Médecine de Belgique consulté le 10 mai 2013.
  2. Memorialgenweb.org - Albert BORREL (12/07/1895-20/01/1918)
  3. https://www.aerosteles.net/stelefr-roderen-borrel
  4. « Cote LH/298/52 »
  5. Flacon Borrel in: Paris médical : la semaine du clinicien, 1913, no 11, p. 195 - Figure extraite de J. Dumont, « Cytologie pleurale »

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Joseph Magrou: « Nécrologie. Le Professeur Amédée Borrel (1867-1936) », in: La Presse médicale, , n° 87, p. 1697-8, Texte intégral.
  • « Un grand disparu: le professeur Amédée Borrel », in : La vie en Alsace , 1936, p. 236-241.
  • (en) « Professor Borrel », in: Br Med J., Oct 24, 1936; 2(3955): 848, Texte intégral.
  • « Le problème du cancer. Un précurseur: Amédée Borrel  » in: Léopold Nègre, Biologie Médicale, Volume 46, Specia, 1957.
  • Paul Pagès: « Amédée Borrel », in: Monspeliensis Hippocrates (Montpellier), été 1965.
  • René Le Guyon: « Borrel et la théorie virusal des cancer », in: Bulletin de l'Académie Nationale de Médecine (1967), 151, p. 585-593.
  • Hugues d'Audiffret: Amédée Borrel et l'idée d'une étiologie virale en cancérologie, [Thèse pour le doctorat en médecine n° 141, Université René Descartes (Paris), Faculté de médecine Necker-Enfants-Malades], 1975, 37 p.
  • Pascu Atanasiu, Luc Montagnier : « Amédée Borrel 1867-1936, sa vie son œuvre », in: Histoire des pasteuriens, Paris, 1986, 16 p.
  • « Amédée Borrel et Constantin Levaditi, fondateurs de l'école française de virologie », in: Claude Chastel, Ces virus qui détruisent les hommes, Ramsay (Paris), 1996.
  • Henri Monteil: « Microbiologie: l'école Borrel », in: Histoire de la médecine à Strasbourg, [sous la dir. de Jacques Héran], La Nuée Bleue (Strasbourg), 1997, p. 508-519.
  • Henri Monteil: « Amédée Borrel (1867-1936), l'un des derniers éponyme de la pathologie infectieuse », in: Histoire de la médecine à Strasbourg, [sous la dir. de Jacques Héran], La Nuée Bleue (Strasbourg), 1997, p. 509-510.
  • Philippe Jeanteur, Paul Cappelaere: « Bientôt centenaire », in: Bulletin du cancer,[éditorial], Volume 93, numéro 1, , p. 3-4, Texte intégral.
  • (en) D.M. Wright: « Borrel's accidental legacy », in: Clin Microbiol Infect, 2009 May;15(5):397-9. doi: 10.1111/j.1469-0691.2009.02818.x. Texte intégral.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]


Borrel est l’abréviation botanique standard de Amédée Borrel.

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