Altitudes et coordonnées géographiques sur les corps célestes

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Que ce soit sur Terre ou sur d'autres corps célestes, il est nécessaire de définir un référentiel d'altitude et de coordonnées géographiques afin de pouvoir localiser différents objets (caractéristiques de surface, éléments de structure interne, atmosphériques ou extra-atmosphériques) par rapport à ces corps. Pour chacun de ces corps, des conventions ont donc été établies, qui sont ici détaillées.

Sommaire

Définition[modifier | modifier le code]

Le groupe de travail de l'UAI sur les coordonnées cartographiques et les éléments de rotation[modifier | modifier le code]

L'Union astronomique internationale (UAI) a donné au groupe de travail de l'UAI sur les coordonnées cartographiques et les éléments de rotation (en anglais IAU Working Group on Cartographic Coordinates and Rotational Elements, WGCCRE) la responsabilité de définir les éléments de rotation des planètes, des satellites, des astéroïdes (en fait, des planètes mineures en général) et des comètes du système solaire "on a systematic basis" et de faire correspondre leurs coordonnées cartographiques rigoureusement aux éléments de rotation[1].

En pratique, le groupe de travail a accompli cette tâche en publiant un rapport après chaque assemblé générale (triennale) de l'UAI, lequel décrit les modèles recommandés actuels pour les coordonnées cartographiques et les éléments de rotation de tous les corps planétaires pour lesquels une telle connaissance existe, par exemple grâce aux missions spatiales[1].

Les rapports du groupe de travail[modifier | modifier le code]

Sources des définitions actuelles[modifier | modifier le code]

Depuis le 15 novembre 2013, trois documents regroupent l'ensemble des définitions en vigueur :

« Règles » générales[modifier | modifier le code]

La position du pôle nord et celle du premier méridien sont spécifiées par trois paramètres : α0, δ0 et W, définis comme montré sur ce schéma.
Coordonnées géographiques sur un globe : la latitude correspond à la mesure de l’angle marqué phi (φ) ; la mesure de l’angle marqué lambda (λ) par rapport au méridien de référence donne la longitude.

Altitude[modifier | modifier le code]

Pour les objets sphéroïdaux dont l'aplatissement est négligeable, le niveau de référence des altitudes des altitudes correspond au rayon moyen du corps considéré.

Latitude[modifier | modifier le code]

Pour les objets ayant une rotation « stable » (comprendre : dont l'axe ne varie pas de façon chaotique à relativement courte échelle de temps), la latitude est définie à partir de l'équateur, qui par définition est le plan médian orthogonal à l'axe de rotation. Le pôle nord a alors par définition une latitude de +90˚ (ou 90˚ Nord) et le pôle sud une latitude de -90˚ (ou 90˚ Sud).

Longitude[modifier | modifier le code]

Recommandations du WGCCRE[modifier | modifier le code]

Objet en rotation synchrone[modifier | modifier le code]

Pour un objet A dont la rotation est synchrone avec sa révolution autour d'un objet B, la longitude zéro de A est définie par le point moyen de A faisant face à B. Par exemple, la Lune montrant (à l'excentricité de son orbite près) toujours la même face à la Terre, la longitude zéro de la Lune relie les pôles de cette dernière en passant par le centre de cette face.

Autres objets[modifier | modifier le code]

Pour ces objets, un point arbitraire sert de référence pour définir la longitude 0. Par exemple, sur Terre, il s'agit de l'observatoire de Greenwich, via lequel le méridien origine est défini comme étant le méridien de Greenwich.

Dans le système solaire[modifier | modifier le code]

Planètes et leurs satellites[modifier | modifier le code]

Mercure[modifier | modifier le code]

Article connexe : Cartographie de Mercure.
Carte générale de Mercure.

Mercure ayant une rotation très lente sur elle-même, son aplatissement[N 1] est très faible, ce qui permet d'utiliser comme niveau zéro des altitudes le rayon moyen de la planète par rapport à son centre.

Concernant les coordonnées à la surface de la planète, ce n'est que depuis 1970 que celles-ci sont correctement définies. En effet, avant 1965, les cartes réalisées à partir des observations faites sur Terre étaient établies alors qu'on pensait, comme Giovanni Schiaparelli l'avait affirmé en 1889[5], que la période de rotation de Mercure sur elle-même était la même que sa période de révolution autour du Soleil. C'était donc la face supposée toujours illuminée qui était cartographiée[6]. La référence 0 de longitude passait alors au centre de cette face.

Cependant, en 1965, Gordon Pettengill (en) et Rolf Dyce, de l'université Cornell, obtiennent une mesure fiable de la période de rotation de Mercure en utilisant le radiotélescope d'Arecibo[5]. Contrairement à la prédiction faite par Schiaparelli, Mercure n'est pas en rotation synchrone autour du Soleil mais est en résonance spin-orbite 3:2[5]. L'Union astronomique internationale redéfinit alors, en 1970, le méridien 0° de Mercure comme étant le méridien solaire au premier périhélie après le . Les longitudes sont mesurées de 0° à 360° en allant vers l'ouest.

Le système de coordonnées utilisé par Mariner 10, première sonde spatiale à explorer Mercure, se fonde sur le méridien de longitude 20˚ ouest qui coupe le petit cratère Hun Kal (en) (1,5 km de diamètre) en son centre[7],[8] (« Hun Kal » signifie « 20 » en maya), ce qui donne une légère erreur de moins de 0,5° par rapport au méridien 0° défini par l'UAI. Le cratère Hun Kal est depuis lors en quelque sorte le Greenwich de Mercure puisque c'est cette référence qui est toujours utilisée aujourd'hui. Le choix de Hun Kal s'explique par le fait que le « vrai » méridien origine (0˚ de longitude) était à l'ombre lorsque Mariner 10 photographia la région, cachant toute caractéristique proche de la longitude 0° qui aurait pu servir de référence. Pour définir la latitude, l'axe de rotation de Mercure était supposé normal (perpendiculaire) au plan orbital de la planète, ou de façon équivalente, l'équateur était supposé se trouver dans le plan de l'orbite de Mercure[7] — en réalité, l'inclinaison de l'axe de la planète n'est pas strictement nulle mais néanmoins très faible, (0,035 2 ± 0,001 7)° [soit (2,112 ± 0,102)'], ce qui correspond a un écart maximal entre les définitions des parallèles de 1,50 ± 0,07 kilomètre à la surface de la planète.

Vénus[modifier | modifier le code]

Carte générale de Vénus.

Vénus ayant une rotation très lente sur elle-même (plus lente encore que Mercure), son aplatissement[N 1] est très faible, ce qui permet d'utiliser comme niveau zéro des altitudes le rayon moyen de la planète par rapport à son centre.

Les longitudes sur Vénus sont mesurées en allant vers l'est depuis son méridien origine. À l'origine, ce premier méridien passait par la tâche brillante pour les radars située au centre de la caractéristique ovale Eve, située au sud d'Alpha Regio[9]. Après que les missions Venera furent achevées, le premier méridien fut redéfini comme passant par le pic central dans le cratère Ariadne[10],[11].

Système Terre-Lune[modifier | modifier le code]

Terre[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Coordonnées géographiques.
Carte générale de la Terre.
Lune[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Coordonnées sélénographiques.
Carte générale de la Lune.

Tout point sur la Lune peut être spécifié par deux valeurs numériques, analogues de la latitude et la longitude terrestres. La longitude donne la position à l'est ou à l'ouest du premier méridien lunaire qui passe par le point faisant directement face à la Terre. La latitude donne la position au nord ou au sud de l'équateur lunaire. Ces deux coordonnées sont exprimés en degrés.

En pratique, le point de référence est le cratère Mösting A (en), un petit cratère en forme de bol, situé par 3,212, -5,211.

Sur la Lune, on mesure les altitudes des sommets relativement à une distance donnée à son centre. Dans les années 1990, la mission Clementine a publié des valeurs basées sur le chiffre de 1 737 400 mètres.

Système martien[modifier | modifier le code]

Mars[modifier | modifier le code]
Carte générale de Mars.

Sur Mars, en l'absence d'océan, l'origine des altitudes a été fixée de façon arbitraire : c'est l'altitude ayant une pression atmosphérique moyenne de 610 pascals. Cette pression a été choisie parce qu'[réf. nécessaire]elle est proche à la pression du point triple de l'eau (273,16 K et 611,73 Pa) et que le niveau ainsi défini est proche du niveau moyen de la surface martienne (sur Terre, c'est la pression atmosphérique à 35 kilomètres d'altitude).

Le méridien 0 de Mars a été défini en 1830 par les astronomes allemands Wilhelm Beer et Johann Heinrich von Mädler en se fondant sur une petite formation circulaire proche de l'équateur dont ils se servirent pour déterminer la période de rotation de Mars. Cette formation circulaire fut reprise par la suite en 1877 par l'astronome italien Giovanni Schiaparelli qui en fit le méridien 0 de ses longitudes. L'astronome français Camille Flammarion la baptisa Sinus Meridiani (« Baie du méridien »), d'où provient le toponyme actuel Meridiani Planum désignant cette région. Le cratère Airy fut choisi dans cette région pour matérialiser plus précisément le méridien 0 et, à la suite de la cartographie de la surface de Mars obtenue en 1972 par la sonde Mariner 9 avec une résolution moyenne de l'ordre du kilomètre, le centre du petit cratère Airy-0, situé à l'intérieur du cratère Airy et large de 500 m seulement, a été choisi pour positionner le méridien 0 sur Mars[12].

En ce qui concerne les latitudes, deux systèmes sont actuellement en vigueur, bien que le second tende à se généraliser — aussi bien au sein de la NASA que de l'ESA — au détriment du premier depuis le début du siècle :

  • Les latitudes ont initialement été déterminée dans un cadre planétographique consistant à les calculer directement à partir des distances extrapolées sur les clichés obtenus de la surface de la planète par rapport à un maillage de coordonnées projeté sur cette surface. Dans ce système, utilisé par le programme Viking, les longitudes sont exprimées de 0 à 360° W, c'est-à-dire en croissant vers l'ouest.
  • Depuis le début du siècle, le système planétographique tend à être remplacé par le système planétocentrique, bien que les deux aient été validés par l'UAI en 2000 ; dans ce système, les latitudes sont calculées à partir de l'angle formé par un point de la surface avec le plan équatorial de Mars, tandis que les longitudes sont exprimées de 0 à 360° E, c'est-à-dire en croissant vers l'est.
Phobos (Mars I)[modifier | modifier le code]
Carte générale de Phobos.

Le méridien de référence de Phobos est le méridien centré sur l'hémisphère faisant face à Mars, Phobos étant en rotation synchrone avec cette planète.

Déimos (Mars II)[modifier | modifier le code]

Le méridien de référence de Déimos est le méridien centré sur l'hémisphère faisant face à Mars, Déimos étant en rotation synchrone avec cette planète.

Système jovien[modifier | modifier le code]

Jupiter[modifier | modifier le code]
Carte générale de Jupiter.

Le niveau zéro des altitudes correspond à là où la pression vaut un bar.

Callisto[modifier | modifier le code]
Carte générale de Callisto.
Europe[modifier | modifier le code]
Carte générale d'Europe.
Ganymède[modifier | modifier le code]
Carte générale de Ganymède.
Io[modifier | modifier le code]
Carte générale de Io.
Amalthée (Jupiter V)[modifier | modifier le code]

Système saturnien[modifier | modifier le code]

Saturne[modifier | modifier le code]

Le niveau zéro des altitudes correspond à là où la pression vaut un bar.

Titan (Saturne VI)[modifier | modifier le code]

Étant donné que la rotation de Titan est synchrone avec sa révolution autour de Saturne, le satellite présente toujours la même face à la planète, à la faible excentricité de son orbite près. Le méridien origine (longitude 0°) de Titan est pour cette raison défini comme étant le méridien passant par la position moyenne du centre de cette face. La longitude va ensuite en croissant vers l'ouest, de 0° à 360° ouest.

Carte générale de Titan.
Dioné (Saturne IV)[modifier | modifier le code]
Carte générale de Dioné.
Encelade (Saturne II)[modifier | modifier le code]
Carte générale d'Encelade.
Janus (Saturne X)[modifier | modifier le code]
Épiméthée (Saturne XI)[modifier | modifier le code]
Hypérion (Saturne VII)[modifier | modifier le code]
Japet[modifier | modifier le code]
Carte générale de Japet.
Mimas[modifier | modifier le code]
Carte générale de Mimas.
Rhéa[modifier | modifier le code]
Carte générale de Rhéa.
Téthys[modifier | modifier le code]
Carte générale de Téthys.

Système uranien[modifier | modifier le code]

Uranus[modifier | modifier le code]

Le niveau zéro des altitudes correspond à là où la pression vaut un bar.

Système neptunien[modifier | modifier le code]

Neptune[modifier | modifier le code]

Le niveau zéro des altitudes correspond à là où la pression vaut un bar.

Triton (Neptune I)[modifier | modifier le code]
Carte générale de Triton.

Planètes naines et leurs satellites[modifier | modifier le code]

Cérès[modifier | modifier le code]

Carte générale de Cérès.

Le système de coordonnées actuel sur Cérès est décrit par C. Raymond, du Jet Propulsion Laboratory, et T. Roatsch, du DLR, dans un document du [13].

Le petit cratère Kait, situé à 2,1 degrés de latitude sud et mesurant environ 800 mètres de diamètre, définit la longitude zéro[13].

Le système de coordonnées de Cérès défini par Raymond et Roatsch correspond aux équations suivantes[13] :

α0 = (291,418 ± 0,03)°, δ0 = (66,764 ± 0,03)°, W = (170,650 + [952,1532 ± 0,000 03] d

d est l'intervalle, en jours, depuis l'époque standard, c'est-à-dire J2000.0 = JD2451545.0, autrement dit le à 12 h TDB.

Le système de coordonnées de Cérès défini par Park et al. correspond aux équations suivantes[14] :

α0 = (291,421 ± 0,007)°, δ0 = (66,758 ± 0,002)°, W = (170,65 + [952,1532 ± 0,0001] d

d est l'intervalle, en jours, depuis l'époque standard, c'est-à-dire J2000.0 = JD2451545.0, autrement dit le à 12 h TDB.

Le précédent système de coordonnées, utilisé dans Archinal et al. (2011), était fixé par rapport à une caractéristique brillante observée dans les données du télescope spatial Hubble (Thomas et al., 2005) et nommée "Feature #1" dans Li et al. (2006). Cette caractéristique, centrée à 1°E, 12°N sur leur carte (figure 5 de Li et al., 2006), est bien visible dans les filtres F330W et F220W et beaucoup plus petite et "muted" dans le filtre F555W. Un cratère brillant mesurant environ 32 kilomètres, nommé Haulani, est observé dans la région de Feature #1, entouré par un dépôt d'éjectas généralement plus brillant qui définissent ensemble une région de plus haut albédo. Cependant, l'équipe de Dawn n'a pas pu identifier avec suffisamment de confiance ou de précision la localisation de Haulani par rapport à Feature #1. L'équipe de Dawn a donc choisi un petit cratère situé près de Haulani, à savoir Kait, d'environ 800 mètres de diamètre, pour définir le premier méridien de Cérès. La localisation de ce cratère est à l'intérieur de l'enveloppe de la grande caractéristique identifiée dans les données de Hubble à laquelle le système précédent était fixé. Lorsque les paramètres de rotation seront plus précis, W0 sera ajusté de telle sorte que Kait reste à 0 degré de longitude[13].

Système plutonien[modifier | modifier le code]

Pluton[modifier | modifier le code]
Carte générale de Pluton.

Le méridien de référence de Pluton est le méridien centré sur l'hémisphère faisant face à Charon[15]. En effet, Pluton et Charon étant en rotation synchrone et se montrant l'un à l'autre toujours la même face, le méridien origine ainsi défini est fixe sur la surface de Pluton.

Charon[modifier | modifier le code]
Carte générale de Charon.

Le méridien de référence de Charon est le méridien centré sur l'hémisphère faisant face à Pluton. En effet, Pluton et Charon étant en rotation synchrone et se montrant l'un à l'autre toujours la même face, le méridien origine ainsi défini est fixe sur la surface de Charon.

Ainsi, les méridiens zéro de Pluton et de Charon se font toujours face.

Petits corps[modifier | modifier le code]

(2) Pallas[modifier | modifier le code]

Dans son rapport de 2009, le groupe de travail de l'Union astronomique internationale sur les coordonnées cartographiques et les éléments de rotation recommande pour l'astéroïde (2) Pallas le système de coordonnées défini par les équations suivantes :

α0 = 33°, δ0 = -3°, W = (38 + 1 105,8036 d

d est l'intervalle, en jours, depuis l'époque standard, c'est-à-dire J2000.0 = JD2451545.0, autrement dit le à 12 h TDB.

Ceci correspond à définir le premier méridien de Pallas par la direction (x positifs) du long axe du modèle de forme de Carry et al. (2010a).

(4) Vesta[modifier | modifier le code]

Carte générale de (4) Vesta.

La région sombre connue informellement sous le nom de région Olbers a en premier été identifiée et définie comme la localisation du premier méridien par Thomas et al. en 1997. Cette zone est facilement identifiée sur les images de la sonde spatiale Dawn comme une zone de faible albédo (c'est-à-dire sombre) qui consiste principalement en une dépression topographique dégradée.

Depuis novembre 2013, le groupe de travail de l'Union astronomique internationale sur les coordonnées cartographiques et les éléments de rotation recommande pour l'astéroïde (4) Vesta le système de coordonnées défini par les équations suivantes :

α0 = (309,031 ± 0,01)°, δ0 = (42,235 ± 0,01)°, W = (285,39 + 1 617,332 942 8 d

d est l'intervalle, en jours, depuis l'époque standard, c'est-à-dire J2000.0 = JD2451545.0, autrement dit le à 12 h TDB.

Ceci correspond à définir le premier méridien de Vesta en attribuant une longitude positive de 146° au cratère Claudia. Cette définition, qui suit les recommandations de l'UAI et du WGCCRE et les pratiques passées, conserve le fait que le premier méridien de Vesta passe à travers la région Olbers. Il est recommandé que ce système soit connu comme le « système de coordonnées de l'UAI pour (4) Vesta », auquel l'année de publication de l'annonce (2013) doit être ajoutée s'il est nécessaire de le distinguer de systèmes antérieurs ou postérieurs recommandés pour Vesta.

(21) Lutèce[modifier | modifier le code]

Dans son rapport de 2009, le groupe de travail de l'Union astronomique internationale sur les coordonnées cartographiques et les éléments de rotation recommande pour l'astéroïde (21) Lutèce le système de coordonnées défini par les équations suivantes :

α0 = (52 ± 5)°, δ0 = (12 ± 5)°, W = (94 + 1 057,7515 d

d est l'intervalle, en jours, depuis l'époque standard, c'est-à-dire J2000.0 = JD2451545.0, autrement dit le à 12 h TDB.

Ceci correspond à une définition arbitraire du premier méridien à partir des informations de la courbe de lumière de l'astéroïde.

La longitude zéro de l'astéroïde (21) Lutèce est définie par le petit cratère Lauriacum.[réf. nécessaire]

(243) Ida[modifier | modifier le code]

Dans son rapport de 2009, le groupe de travail de l'Union astronomique internationale sur les coordonnées cartographiques et les éléments de rotation recommande pour l'astéroïde (243) Ida le système de coordonnées défini par les équations suivantes :

α0 = 168,76°, δ0 = -2,88°, W = (265,95 + 1 864,628 007 0 d

d est l'intervalle, en jours, depuis l'époque standard, c'est-à-dire J2000.0 = JD2451545.0, autrement dit le à 12 h TDB.

Ceci correspond à la définition du premier méridien par le cratère Afon.

(243) Ida I Dactyle[modifier | modifier le code]

(253) Mathilde[modifier | modifier le code]

(433) Éros[modifier | modifier le code]

Dans son rapport de 2009, le groupe de travail de l'Union astronomique internationale sur les coordonnées cartographiques et les éléments de rotation recommande pour l'astéroïde (2) Pallas le système de coordonnées défini par les équations suivantes :

α0 = (11,35 ± 0,02)°, δ0 = (17,22 ± 0,02)°, W = (326,07 + 1 639,388 647 45 d

d est l'intervalle, en jours, depuis l'époque standard, c'est-à-dire J2000.0 = JD2451545.0, autrement dit le à 12 h TDB.

Ceci correspond à la définition du premier méridien par un cratère anonyme.

(511) Davida[modifier | modifier le code]

Dans son rapport de 2009, le groupe de travail de l'Union astronomique internationale sur les coordonnées cartographiques et les éléments de rotation recommande pour l'astéroïde (2) Pallas le système de coordonnées défini par les équations suivantes :

α0 = 297°, δ0 = 5°, W = (268,1 + 1 684,419 354 9 d

d est l'intervalle, en jours, depuis l'époque standard, c'est-à-dire J2000.0 = JD2451545.0, autrement dit le à 12 h TDB.

Ceci correspond à définir le premier méridien par la direction du long axe qui pointait vers la Terre le 27 décembre 2002 à h 50 temps universel (« 7.83 UT » dans l'original) (Conrad et al. 2007). Les valeurs apparaissant dans Conrad et al. 2007 ont été remplacées par celles au-dessus, qui apparaissent dans une publication des mêmes auteurs qui était en préparation lors de la publication du rapport de 2009.

(951) Gaspra[modifier | modifier le code]

Dans son rapport de 2009, le groupe de travail de l'Union astronomique internationale sur les coordonnées cartographiques et les éléments de rotation recommande pour l'astéroïde (2) Pallas le système de coordonnées défini par les équations suivantes :

α0 = 9,47°, δ0 = 26,70°, W = (83,67 + 1 226,911 485 0 d

d est l'intervalle, en jours, depuis l'époque standard, c'est-à-dire J2000.0 = JD2451545.0, autrement dit le à 12 h TDB.

Ceci correspond à définir le premier méridien par le cratère Charax.

(2867) Šteins[modifier | modifier le code]

Dans son rapport de 2009, le groupe de travail de l'Union astronomique internationale sur les coordonnées cartographiques et les éléments de rotation recommande pour l'astéroïde (2) Pallas le système de coordonnées défini par les équations suivantes :

α0 = 90°, δ0 = -62°, W = (93,94 + 1 428,852 332 d

d est l'intervalle, en jours, depuis l'époque standard, c'est-à-dire J2000.0 = JD2451545.0, autrement dit le à 12 h TDB.

Ceci correspond à définir le premier méridien par une caractéristique pas encore formellement nommée, mais baptisée le crater Spinel par Jorda et al. (2010).

(25143) Itokawa[modifier | modifier le code]

Dans son rapport de 2009, le groupe de travail de l'Union astronomique internationale sur les coordonnées cartographiques et les éléments de rotation recommande pour l'astéroïde (25143) Itokawa le système de coordonnées défini par les équations suivantes :

α0 = 90,53°, δ0 = -66,30°, W = (0 + 712,143 d

d est l'intervalle, en jours, depuis l'époque standard, c'est-à-dire J2000.0 = JD2451545.0, autrement dit le à 12 h TDB.

Seul le taux de rotation étant disponible, le méridien origine est actuellement arbitrairement défini avec W0 = 0°.

67P/Tchourioumov-Guérassimenko[modifier | modifier le code]

Étant donnée la forme de 67P/Tchourioumov-Guérassimenko, comète constituée d'un gros lobe, d'un plus petit lobe et d'un « cou » reliant ces deux lobes (voir photo dans la galerie), la définitions des coordonnées semble beaucoup plus difficile. Néanmoins, à partir d'un modèle réaliste de la forme de la comète réalisé à partir des clichés de la sonde Rosetta, les équipes de cette mission ont pu définir un système de coordonnées sur la comète[16].

Comme pour tout corps, la latitude est définie par rapport à l'équateur de l'objet[16], c'est-à-dire le plan médian orthogonal à l'axe de rotation (axe nord-sud) de la comète[16]. Cet axe de rotation se trouve près de là où le « cou » de la comète rejoint le lobe principal[16]. Classiquement, le pôle nord et le pôle sud correspondent à l'intersection de cet axe de rotation avec la surface de la comète[16].

La longitude est pour sa part définie comme suit : l'extrémité du lobe le plus important est à la longitude 0˚ et l'extrémité du lobe secondaire est à 180˚[16].

Une animation montrant la comète en rotation avec indication des coordonnées est disponible ici[16].

81P/Wild 2[modifier | modifier le code]

En dehors du système solaire[modifier | modifier le code]

Exoplanètes[modifier | modifier le code]

Pour les exoplanètes que l'on pense être en rotation synchrone, le méridien de référence (longitude 0°) passe par le point substellaire moyen. Cette règle générale est analogue à celle utilisée pour les satellites en rotation synchrone autour de leur planète dans le système solaire.

Parmi les exoplanètes dans ce cas qui ont été cartographiées, nous pouvons citer :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b L'aplatissement est défini comme l'écart relatif entre le rayon équatorial moyen et le rayon polaire moyen : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b IAU - WGCCRE, sur le site de l'USGS Astrogeology Science Center.
  2. Achinal et al. 2011a.
  3. Achinal et al. 2011b.
  4. Achinal et al. 2013.
  5. a, b et c La capture de Mercure en résonance spin-orbite 3:2 s’explique par le mouvement chaotique de son orbite, Observatoire de Paris, .
  6. De Mercure à Pluton, planètes et satellites, Pierre Humbert, 1937, p. 10-19
  7. a et b « USGS Astrogeology: Rotation and pole position for the Sun and planets (IAU WGCCRE) » (consulté le 22 octobre 2009)
  8. Surface coordinates and cartography of Mercury, M. E. Davies et R. M. Batson, J. Geophys. Res., 80(17), 2417–2430 (1975). DOI:10.1029/JB080i017p02417
  9. Davies, M.E. et al., Report of the IAU Working Group on Cartographic Coordinates and Rotational Elements of the Planets and Satellites, vol. 63, (DOI 10.1007/BF00693410, Bibcode 1996CeMDA..63..127D), p. 127
  10. « USGS Astrogeology: Rotation and pole position for the Sun and planets (IAU WGCCRE) » (consulté le 22 octobre 2009)
  11. « The Magellan Venus Explorer's Guide » (consulté le 22 octobre 2009)
  12. (en) ESA Mars Express News – 19 août 2004 « Where is zero degrees longitude on Mars? »
  13. a, b, c et d Raymond et Roatsch 2015.
  14. Park et al. 2016.
  15. http://www.boulder.swri.edu/~buie/pluto/plutomap1.html
  16. a, b, c, d, e, f et g (en) Finding my way around comet Churyumov-Gerasimenko, Emily Lakdawalla, 15 août 2014.
  17. Demory et al. 2016, Figure 2.
  18. http://io9.gizmodo.com/this-extreme-exoplanet-just-got-its-own-weather-map-1644771931

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Rapports du groupe de travail de l'UAI sur les coordonnées cartographiques et les éléments de rotation et documents analogues[modifier | modifier le code]

Autres articles[modifier | modifier le code]