Alternative démocratie socialisme

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Alternative démocratie socialisme
Image illustrative de l'article Alternative démocratie socialisme
Logotype officiel.
Présentation
Président Marcel Rigout
Fondation 1992
Siège 1 rue Croix-Buchilien
87000 Limoges
Idéologie Social-démocratie, Altermondialisme, autogestion
Couleurs rouge, vert
Site web http://adsblog.unblog.fr/

L'Alternative démocratie socialisme (ADS) est un parti politique français de gauche, fondé en 1992 par des dissidents du Parti communiste français, parmi lesquels l'ancien ministre Marcel Rigout, Jacques Jouve, Maurice Charrier, Gaston Viens ou Ellen Constans.

Histoire[modifier | modifier le code]

Issue de la tendance des communistes « rénovateurs », l'ADS participe à partir de 1994 à la création et à l'animation de la Convention pour une alternative progressiste, aux côtés d'autres personnalités et petites formations de la gauche alternative, comme l'Alternative rouge et verte. Affaiblie par la création des Alternatifs en 1998, la CAP survit essentiellement par l'intermédiaire de l'ADS, qui conserve quelques positions locales, notamment en Haute-Vienne ou dans le Doubs, où Serge Paganelli est conseiller général jusqu'en 2001, et par Gauche citoyenne dans le Val-de-Marne et dans le Rhône.

Lors des élections européennes de 2009, l'ADS participe à la liste du Front de gauche, conduite dans la circonscription Massif central-Centre par Marie-France Beaufils, puis à une liste d'union avec le PS, le MRC et le PRG lors des élections régionales de 2010 dans le Limousin. Cette dernière échéance marque d'ailleurs une nouvelle rupture entre l'ADS et les communistes du PCF : ces derniers s'inscrivent dans une démarche politique alternative, autour de la construction de Limousin Terre de Gauche (alliance politique fondée entre le PCF, le Parti de gauche et le NPA en 2010 en Limousin) tandis que l'ADS préfère rester alliée au PS.

L'ADS était l'une des organisations membres de la Fédération pour une alternative sociale et écologique, à compter de 2008 ; la FASE rappelait fortement l'expérience de la CAP, tant par son organisation rassemblant des personnalités et de petits mouvements politiques, que par son positionnement politique et les courants qu'elle rassemble (communistes dissidents, écologistes de gauche…). Mais, alors que la FASE s'inscrit depuis 2013, dans la démarche de constitution du mouvement Ensemble, composante du Front de gauche, l'ADS fait le choix de ne plus être qu'un mouvement politique local, seulement présent en Haute-Vienne.

Le 21 novembre 2011, le mouvement annonce sur son site qu'il soutient Jean-Luc Mélenchon, le candidat Front de gauche pour l'élection présidentielle de 2012.

En 2014, l'ADS est une force politique en déclin en Haute-Vienne, qui n'a qu'une base militante limitée mais conserve 6 conseillers généraux, une conseillère régionale élue sur la liste du parti socialiste en 2010, plusieurs mairies dont Saint-Junien, deuxième ville du département, mais aussi les communes rurales Arnac-la-Poste, Javerdat, Champsac et plusieurs conseillers municipaux.

En 2015, à l'occasion des élections départementales, l'ADS refuse de s'engager dans la campagne de l'Alternative sociale, écologique et démocratique qui, en Haute-Vienne, rassemble notamment le Front de gauche (PCF, PG, Ensemble) et Europe Écologie Les Verts et qui critique la politique nationale et locale du parti socialiste. En effet l'ADS souhaite retourner à l'exécutif départemental avec le parti socialiste (ce qui n'a finalement pas lieu, à l'issue de la séance d'installation du conseil départemental de la Haute-Vienne, le 2 avril 2015). À l'issue de ces élections, son influence se réduit encore : l'ADS ne conserve que 3 conseillers départementaux dans le département de la Haute-Vienne. Dont Pierre Allard, maire de St-Junien.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]