Alphonse Van Hecke

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Officier général francais 2 etoiles.svg Alphonse Van Hecke
Nom de naissance Alphonse-Sylvestre Van Hecke
Naissance 1890
Anvers (Belgique)
Décès (à 91 ans ans)
Belgique
Allégeance Drapeau de la France France
Grade Général de brigade
Années de service 1911-1946
Conflits Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Distinctions Commandeur de la Légion d'honneur
Médaille militaire
Croix de guerre 1914-1918
Croix de guerre 1939-1945
Médaille coloniale

Alphonse Van Hecke né en 1890 à Anvers (Belgique) et mort le en Belgique, est un général de brigade de l'Armée française.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1911, Alphonse Van Hecke s’engage dans la Légion étrangère. Il obtient plus tard la naturalisation française. Avant cela, il participe à la Première Guerre mondiale au sein du prestigieux régiment de marche de la Légion étrangère (RMLE) et est promu sous-lieutenant en 1917. Alphonse Van Hecke est cité quatre fois au cours du conflit.

Après l'armistice de 1918, il sert dans l'armée coloniale au Niger puis combat les Kurdes en Syrie et les pirates au Tonkin. Entre 1936 et 1940, il sert dans les Services spéciaux, ce qui lui permet, en 1939, de s'installer à Anvers, sa ville natale, sous une fausse identité de commerçant hollandais. La Belgique et la Hollande étant encore, provisoirement, épargnées par la guerre, il met à profit sa connaissance de la langue néerlandaise, sa langue natale, et de l'allemand pour déployer une activité d'espion jusqu'en Allemagne. Se sentant repéré par les espions allemands qui fourmillent en Belgique, il parvient à rentrer en France au début de 1940.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, il commande en un bataillon de tirailleurs sénégalais qui combat notamment à La Charité-sur-Loire. Après l'armistice, il devient commissaire général des Chantiers de la jeunesse française en Afrique du Nord. En 1942, il participe au « groupe des cinq », avec Henri d'Astier de La Vigerie, Jean Rigault, Jacques Lemaigre-Dubreuil et Jacques Tarbé de Saint-Hardouin, qui accueille favorablement le débarquement allié en Afrique du Nord[1],[2]. Le général Henri Giraud l’autorise à prélever des effectifs (huit cents Européens et deux cents Nord-Africains) sur les Chantiers de jeunesse pour former le 7e régiment de chasseurs d'Afrique (7e RCA), qui s'illustre, au sein de la 3e division d'infanterie algérienne (3e DIA), lors de la campagne d'Italie (1943-1944), au débarquement de Provence (août 1944) et à la campagne de la Libération (1944-1945). Le 7e RCA reçoit sous son commandement trois citations à l'ordre de l'Armée au cours de ces campagnes.

Alphonse Van Hecke est promu général de brigade en 1946.

Il épouse, à Anvers, Emma Janssens avec qui il a un fils, l'acteur Pierre Vaneck[3]. Ce fils unique partira en France à la fin de l'adolescence pour y suivre des cours d'art dramatique et devenir un comédien français réputé.

Le général Van Hecke, revenu en Belgique, son pays natal, y décède en 1981, à l'âge de quatre-vingt-onze ans.

Grades[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Souvenirs du soldat, Robin Hood, trois tomes dactylographiés, écrits en 1965, qui retracent sa carrière et spécialement sa participation à la Seconde Guerre mondiale : t. I, période 1890-1940, 136 p. ; t. II, période 1940-1943, 296 p. ; t. III, période 1943-1945, 150 p.
  • Les Chantiers de la Jeunesse au secours de la France – 1941-1945 – Souvenirs d'un soldat, 1970, Nouvelles Éditions Latines, 1970, 394 p.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Antoine Huan, Frank Chantepie, Jean-René Oheix, Les Chantiers de la Jeunesse : 1940-1944 : une expérience de service civil, Opéra éditions, 1998.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Henri d'Astier de la Vigerie », sur le site de l'ordre de la Libération, ordredelaliberation.fr, consulté le 11 mars 2010.
  2. Robert Aron, Grands dossiers de l'histoire contemporaine, « Le premier complot d'Alger (7-8 novembre 1942) »,  éd. Librairie Académique Perrin, Paris, 1962-1964 ; rééd. CAL, Paris, p. 211-219.
    Nota : les références de Robert Aron sont (citées p. 213 et 222) : Robert Murphy, Un diplomate parmi les guerriers,  éd. Robert Laffont (titre original : Diplomat among warriors) ; les Mémoires du général Mast ; Chamine, Suite française, t. I, « la conjuration d'Alger », Albin Michel, 1946 ; Danan, L'exercice du pouvoir en A.F.N du juin 1940 à novembre 1942, Mémoire D.E.S de Science politique ; « Témoignages verbaux ou documents particuliers recueillis dans les archives familiales ».
  3. J. Lafitte, Qui est qui en France, J. Lafitte, 1997, p. 1679.
  4. Marcel Lerecouvreux, Résurrection de l'Armée française, de Weygand à Giraud, Nouvelles Éditions Latines, 1955, p. 127.