Alphonse Van Hecke

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Alphonse Van Hecke
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Alphonse-Sylvestre Van Hecke né en 1890 en Belgique, et décédé le 20 juillet 1981 en Belgique, est un général de brigade de l'Armée française.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1911, Alphonse Van Hecke s’engage dans la Légion étrangère. Il obtiendra plus tard la naturalisation française. Avant cela, il participe à la Première Guerre mondiale au sein du prestigieux régiment de marche de la Légion étrangère (RMLE) et est promu sous-lieutenant en 1917. Alphonse Van Hecke est cité quatre fois au cours du conflit.

Après l'armistice, il sert dans l'armée coloniale au Niger puis combat les Kurdes en Syrie et les pirates au Tonkin. Entre 1936 et 1940, il sert dans les Services spéciaux, ce qui lui permet, en 1939, de s'installer à Anvers, sa ville natale, sous une fausse identité de commerçant hollandais. La Belgique et la Hollande étant encore, provisoirement, épargnées par la guerre, il met à profit sa connaissance de la langue néerlandaise, sa langue natale, et de l'allemand pour déployer une activité d'espion jusqu'en Allemagne. Se sentant repéré par les espions allemands qui fourmillent en Belgique, il parvient à rentrer en France au début de 1940.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, il commande en juin 1940 un bataillon de tirailleurs sénégalais qui combat notamment à La Charité-sur-Loire. Après l'armistice, il devient commissaire général des Chantiers de Jeunesse en Afrique du Nord. En 1942, il participe au « groupe des cinq », avec Henri d'Astier de La Vigerie, Jean Rigault, Jacques Lemaigre-Dubreuil et Jacques Tarbé de Saint-Hardouin, qui accueille favorablement le débarquement allié en Afrique du Nord[1]. Le général Henri Giraud l’autorise à prélever des effectifs (huit cents Européens et deux cents Nord- Africains) sur les Chantiers de Jeunesse pour former le 7e régiment de chasseurs d'Afrique (7e RCA), qui s'illustre, au sein de la 3e division d'infanterie algérienne (3e DIA), lors de la campagne d'Italie (1943-1944), au débarquement de Provence (août 1944) et à la campagne de la Libération (1944-1945). Le 7e RCA reçoit sous son commandement trois citations à l'ordre de l'Armée au cours de ces campagnes.

Alphonse Van Hecke est promu général de brigade en 1946.

Il épouse, à Anvers, Emma Janssens avec qui il a un fils, l'acteur Pierre Vaneck[2]. Ce fils unique partira en France à la fin de l'adolescence pour y suivre des cours d'art dramatique et devenir un comédien français réputé.

Le général Van Hecke, revenu en Belgique, son pays natal, y décède en 1981, à l'âge de quatre-vingt-onze ans.

Grades[modifier | modifier le code]

  • 1917 : sous-Lieutenant
  • 1936 : chef de bataillon
  • 1943-1945 : colonel du 7e régiment de chasseurs d'Afrique
  • 1946 : général de brigade

Décorations[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Souvenirs du soldat, Robin Hood, 3 tomes dactylographiés, écrits en 1965, qui retracent sa carrière et spécialement sa participation à la Seconde Guerre mondiale : tome I, période 1890-1940, 136 pages ; tome II, période 1940-1943, 296 pages ; tome III, période 1943-1945, 150 pages.
  • Les Chantiers de la jeunesse au secours de la France : (souvenirs d'un soldat), 1970, Nouvelles Éditions Latines, 1970, 394 pages.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Les Chantiers de la jeunesse au secours de la France : (souvenirs d'un soldat), 1970, Nouvelles Éditions Latines, 1970, 394 pages.
  • Antoine Huan, Frank Chantepie, Jean-René Oheix, Les Chantiers de la Jeunesse : 1940-1944 : une expérience de Service Civil, Opéra éditions, 1998.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Henri d'Astier de la Vigerie », sur le site de l'Ordre de la Libération, ordredelaliberation.fr, consulté le 11 mars 2010.
  2. J. Lafitte, Qui est qui en France, J. Lafitte, 1997, p. 1679.
  3. Lerecouvreux, Résurrection de l'Armée française, de Weygand à Giraud, Nouvelles Éditions Latines, 1955, p. 127.