Alphonse III d'Aragon

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Alphonse III d'Aragon
Jaume Mateu - Alfons III the Liberal - Google Art Project.jpg

Alphonse III d'Aragon

Fonction
Roi
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 25 ans)
BarceloneVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Famille
Maison d'Aragon (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Père
Mère
Fratrie
Autres informations
Religion

Alphonse III dit le Franc ou le Libéral (en catalan Alfons el Franc ou el Liberal), né le à Valence et mort le à Barcelone[1], est le fils de Pierre III d'Aragon. Il est roi d'Aragon et comte de Ribagorce sous le nom d’Alphonse III, comte de Barcelone, de Gérone, de Besalú et de Pallars Jussà sous le nom d’Alphonse II, roi de Valence sous le nom d’Alphonse Ier de 1285 à 1291.

Famille, naissance[modifier | modifier le code]

Alphonse III d'Aragon est le premier enfant de Pierre III (1240-1285), roi d'Aragon, comte de Barcelone and roi de Valence ; et de sa femme (épousée à Montpellier le 15 juillet 1262) Constance II de Sicile (1249-1302), fille de Manfred (von Hohenstaufen) roi de Sicile et de sa première femme Béatrice de Savoie[2]. Ses parents ont eu :

Le roi Pierre III a aussi trois enfants par sa première maîtresse María Nicolau :

  • Jacques d'Aragon († apr. 22 mai 1285)[2].
  • Jean d'Aragon[2].
  • Béatrice d'Aragon, épouse Ramón de Cardona († apr. 1340) seigneur de Torá[2].

II a aussi quatre enfants par sa seconde maîtresse Inés Zapata :

  • Fernand d'Aragon, seigneur d'Albarracín[2]..
  • Pierre d'Aragon, épouse au Portugal Constanza Mendez Pelita de Silva[2].
  • Sancho d'Aragon († 1341), châtelain d'Amposta[2].
  • Thérèse d'Aragon. Épouse 1) García Romeu III, fils de García Romeu II et de sa première femme ; 2) Artal de Alagón seigneur de Sástago y Pina : 3) Pierre López de Oteiza[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Alphonse III d'Aragon naît le à Valence. Il meurt le à Barcelone[1].

Il succède à son père Pierre III, mort le 2 ou le 11 novembre 1285, comme roi d'Aragon et de valence, et comte de Barcelone[2].

Il poursuit la campagne de son père dans les Îles Baléares, pour punir son oncle Jacques II roi de Majorque à cause du soutien de ce dernier pour les Français en regard de la Sicile. Il reprend la cité de Majorque et Ibiza en 1286 et prend Minorque sur les Maures en janvier 1287. Mais les tensions diplomatiques avec la France et le pape empirent, si bien qu'il doit finalement abandonner son soutien à son frère à Tarascon en février 1291 afin de faire lever les sanctions contre lui-même[2].

L'« union Aragonaise » de nobles locaux ayant envahi Valence et mis un embargo sur les revenus royaux, il est contraint de signer en 1287 les « Privilèges de l'Union », qui accordent à l'aristocratie le droit d'insurrection face aux abus du souverain. Par ce même texte, le roi perd l'initiative de la convocation des Cortes[2].

Il meurt le à Barcelone[1] à l'âge de 27 ans, et est enterré au monastère franciscain (monastère des Frères Mineurs) de Barcelone[2].

Mariage[modifier | modifier le code]

En 1286, année notée par Muntaner, Édouard Ier roi d'Angleterre envoie un certain Jean d´Agrilli à Barcelone pour négocier le mariage de sa fille Éléanor d'Angleterre (1269-1297) par sa première femme l'infante Leonore de Castille (1241-1290), avec Alphonse III. Muntaner note également que les fiançailles se font plus tard la même année. Un contrat de mariage pour les mêmes, date du 8 octobre 1272 (? à vérifier). Le mariage par procuration (Alphonse III étant absent) se déroule à l'abbaye de Westminster le 15 août 1290. Le mariage n'est pas consommé, Alphonse III mourant le 18 juin 1291. Le 19 juin 1291 (lendemain de sa mort), Édouard Ier d'Angleterre émet une charte confirmant le mariage. Éléanor se remarie en 1293 avec Henri III comte de Bar[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (ca) Armand de Fluvià (préf. Josep M. Salrach), Els primitius comtats i vescomptats de Catalunya : Cronologia de comtes i vescomtes, Barcelone, Enciclopèdia catalana, coll. « Biblioteca universitària » (no 11), , 238 p. (ISBN 84-7739-076-2), p. 31
  • (ca) Jaume Sobrequés i Callicó et Mercè Morales i Montoya, Contes, reis, comtesses i reines de Catalunya, Barcelone, Editorial Base, coll. « Base Històrica » (no 75), , 272 p. (ISBN 978-84-15267-24-9), p. 102-108

Liens externes[modifier | modifier le code]