Alpha Jet

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AMD-BA/Dornier Alphajet Alpha Jet Logo.svg
Image illustrative de l'article Alpha Jet

Constructeur Drapeau de la France/Drapeau de l'Allemagne Dassault Aviation-Dornier
Rôle Avion d'entraînement et d'attaque au sol
Premier vol
Mise en service 1979
Nombre construits 512 exemplaires
Équipage
2 (biplace)
Motorisation
Moteur Snecma-Turbomeca Larzac 04C6
Nombre 2
Type Turboréacteurs à double flux
Poussée unitaire 14,1 kN
Dimensions
Dassault-Dornier Alphajet.svg
Envergure 9,11 m
Longueur 11,84 m
Hauteur 4,19 m
Surface alaire 17,5 m2
Masses
À vide 3 340 kg
Carburant 1 520 kg
Maximale 8 000 kg
Performances
Vitesse maximale 1 000 km/h (Mach 0,86)
Vitesse de décrochage 204 km/h
Plafond 15 000 m
Vitesse ascensionnelle 3 660 m/min
Rayon d'action 1 230 km
Facteur de charge +7.5/-3 g
Armement
Interne Aucun
Externe • 1 canon DEFA de 30 mm ou Mauser de 27 mm en pod ventral
2 500 kg de charges maximum sur 5 points d'ancrage : missiles air-air d'autodéfense, missiles antichar, bombes et roquettes
Avionique
(selon versions) Radar Doppler, GPS, centrale de navigation inertielle, Système d'attaque Sagem Uliss 81, télémètre laser Thomson-CSF, HUD...

L’Alphajet[1],[2] ou Alpha Jet est un appareil militaire de conception franco-allemande (Avions Marcel Dassault-Breguet Aviation (AMD-BA) - Dornier), destiné à l'entraînement ou à l'attaque au sol. Il a été construit à environ cinq cents exemplaires, utilisés par seize pays différents, dont la France (Patrouille de France depuis 1981).

Historique[modifier | modifier le code]

D'une collaboration franco-britannique...[modifier | modifier le code]

En 1965, alors que l'Armée de l'air française, la Luftwaffe allemande et la Royal Air Force britannique cherchent toutes trois à remplacer leurs Aérospatiale/Potez Fouga Magister, Lockheed T-33A, AMD-BA Mystère IVA, Fiat G.91R ou Hawker Hunter utilisés pour l'entraînement de leurs pilotes, la société Breguet remporte avec son projet Br-121 le concours français d'Avion école combat et d'appui tactique (ECAT) lancé début 1964[3]. En octobre 1964, les Britanniques établissent de leur côté une fiche-programme[4] pour un appareil d'entraînement supersonique. Les deux projets se rapprochent début 1965 jusqu'à l'accord de coopération franco-britannique de 17 mai 1965 validant la construction d'un avion école en commun : le Jaguar, présenté conjointement par Bréguet et British Aerospace Corporation et équipé de deux turboréacteurs Rolls-Royce plc/Turbomeca Adour de plus de 2 000 kg de poussée à sec. L'Armée de l'air demande deux versions : une d’entraînement, une d’appui tactique, la Royal Air Force ne désire que la version d’entraînement. En mai 1966, la Société européenne pour la production de l'avion-école de combat et d'appui tactique (SEPECAT) est créée par Bréguet et British Aerospace Corporation. De droit français, elle est chargée de gérer le projet et recevoir les contrats. Un mois plus tard a lieu la fondation de la Rolls-Royce plc/Turbomeca Ltd (RRTM), de droit britannique, responsable de la mise au point et de la production des turboréacteurs Adour. La fabrication des prototypes du Jaguar est lancée en octobre 1966 et en mars 1967, l'Adour fait ses premiers tests au banc d'essai. Le 9 janvier 1968, le ministre français des Armées et le ministre britannique de la Défense signent à Londres une commande de quatre cents appareils pour les besoins à parts égales de l'Armée de l'air française et de la Royal Air Force. La sortie d'usine du Jaguar a lieu le 17 avril 1968. Courant d'année, alors qu'il effectue son premier vol[5], le programme Jaguar d’avion école est modifié et la RAF diminue sa commande d’avions d’entraînement au profit de la version d’appui tactique. En 1970, le programme Jaguar est une nouvelle fois modifié : la RAF ne veut plus d’avion d’entraînement et l'on aboutit à l'avion d’appui tactique alourdi Jaguar[6].

... à un développement franco-allemand[modifier | modifier le code]

Entre-temps, les constructeurs Avions Marcel Dassault-Breguet Aviation (AMD-BA) et Dornier se sont déjà rapprochés en juillet 1969 pour répondre au besoin d'avion d'entrainement subsonique. Trois projets sont proposés :

Le 23 juillet 1970, à l'issue d'une compétition acharnée, les deux gouvernements sélectionnent le TA501, qui prend alors le nom d'Alpha Jet. La version d'entraînement est désignée «E» tandis que celle d'attaque porte la lettre «A».

Prototypes[modifier | modifier le code]

Issu des études menées de chaque côté, le premier prototype de l'Alpha Jet s'envole le . La France reçoit ses premiers avions en 1977 tandis que l'Allemagne, qui souhaitait plutôt une version d'attaque au sol attend 1978.

Spécifications[modifier | modifier le code]

L'Alpha Jet peut être armé d'un canon de 27 mm ou 30 mm en pod ventral, et emporter 2 500 kg de charge offensive. Le système d'armement et de navigation de la version de combat est efficace et précis, et permet une grande flexibilité dans les missions d'attaque. Mais ce système est obsolète depuis l'apparition des avions de combat de 4e génération (Mirage 2000, F-16, etc.).

  • Carburant maximal : 2 580 litres (avec réservoirs externes)
  • Vitesse de décrochage : 204 km/h
  • Vitesse d'approche : 216 km/h
  • Distance de décollage (m) : 340
  • Distance d'atterrissage moyenne (m): 500
  • Facteur de charge : +7.5g/-3 g
  • Consommation : 700 à 800 kg de kérosène à l'heure

L'Alpha Jet a été construit jusqu'en 1991 à un peu plus de 500 exemplaires (504 ou 512 suivant les sources) et a connu un certain succès à l'export. Aujourd'hui encore, les pilotes des armées de l'air française et belge font leur apprentissage du pilotage d'avion à réaction sur cette machine.

Depuis 1981, 12 Alphajet sont affectés comme avions de présentation de la Patrouille de France, basée sur la base de Salon-de-Provence. Ils sont 8 à être intégrés dans la démonstration en vol, et ont été modifiés pour les besoins de la patrouille (fumigène en lieu et place du pod canon, démontage du viseur, phare de nez...) et repeints aux couleurs nationales Bleu Blanc Rouge. L'alphajet devient aussi le visuel du patch scratché sur la combinaison des pilotes et des mécaniciens de la patrouille.

Variantes[modifier | modifier le code]

Un Alpha-jet A du Nigeria en configuration d'attaque au sol.

Versions opérationnelles[modifier | modifier le code]

  • Alpha Jet A : version d'attaque (légèrement supersonique, grâce à son nez pointu) (cent soixante quinze exemplaires pour l'Allemagne, certains cédés ensuite au Portugal)
  • Alpha Jet E : version d'entraînement (trois cent trois exemplaires pour huit pays)
  • Alpha Jet E+ : version avec avionique améliorée (vingt neuf exemplaires convertis en Belgique)
  • Alpha Jet MS1 et MS2 : versions d'attaque avec avionique améliorée pour l'Égypte.

Le projet VTX pour l'US Navy (1977-1983)[modifier | modifier le code]

En 1975, l'US Naval Air Development Center (NADC) engage des études puis lance en le concours VTX-TS (Heavier Than Air [sic]-Training Aircraft)[10] visant à remplacer ses North American T-2 Buckeye et Douglas Aircraft Company TA-4F Skyhawk par un avion d'entraînement avancé. Associé à Lockheed le , le groupement AMD-BA/Dornier propose une version peu modifiée de l'Alpha Jet A (train d'atterrissage renforcé et doté d'un diabolo, allongement du nez, etc). Après l'élimination d'une version améliorée du North American T-2 Buckeye, de l'Aermacchi MB-339, de projets de General Dynamics, Grumman/Beechcraft et Northrop/Vought, l'Alpha Jet est opposé au BAe Hawk.

Il est prévu qu'en cas de victoire Lockheed construise l'avion aux États-Unis avec AMD-BA et Dornier à raison de trois cent cinquante exemplaires. Les réacteurs Turboméca/SNECMA Larzac doivent également être construits aux États-Unis par Teledyne CAE de Toledo (Ohio). Le projet est dirigé par Jacques Bonnet et Pierre Lasala pour AMD-BA et Peter Kania pour Dornier. La coordination avec Lockheed est assurée par Raymond Derimay (AMD-BA) et Steve Myers. Le concept de programme d'entraînement proposé par Lockheed prévoit la production de deux cent soixante et un avions, de trente neuf simulateurs et d'un système automatisé de gestion de la formation.

Du 8 au 25 septembre 1980, l'Alpha Jet A 58 (F-ZVAB), revêtu pour l'occasion d'une livrée spéciale jaune, bleue et blanche, effectue une tournée aux États-Unis. L'appareil est convoyé de France par Patrick Experton et Brad Spahr, pilote d'essais de Lockheed. Il vole sur les bases aéronavales de Pensacola (Floride), Meridian (Mississippi), Corpus Christi (Texas), Kingsville (Texas), et Beeville (Texas) ainsi que les bases aériennes d’Andrews (Maryland) et Randolph (Texas). L'appareil est présenté devant les membres du Congrès, du gouvernement, des officiers de haut rang, des spécialistes de l'entraînement et des pilotes instructeurs de la marine et de l'armée de l'air américaine. Le programme serré de démonstrations comprenait quatre à cinq vols quotidiens de présentation.

L'A 58 a effectué quatre vingt huit vols en dix-huit jours ce qui représente un total d'environ cent heures de vol. Soixante-sept pilotes américains ont pu essayer l'appareil à cette occasion. Le programme n'aboutit pas. Bien que la fiche programme de l'US Navy ait spécifié son exigence d'un biréacteur, c'est finalement le BAe Hawk produit sous licence par Mc Donnell Douglas sous le nom de T-45A Goshawk, monoréacteur, qui est choisi en août 1983 pour des raisons de politique industrielle. En 2005, l'US Navy utilise soixante quinze T-45A et quatre vingt six T-45C à l'avionique améliorée pour la formation de ses pilotes, ceux de l'US Marine Corps et ceux de certaines marines étrangères comme la Marine nationale française.

Le projet d'Alpha Jet 2 NGEA[modifier | modifier le code]

L'Alpha Jet 2, initialement l'Alpha Jet NGEA (Nouvelle Génération École/Appui), est une version d’entraînement et d’attaque dérivée de la version MS2 (désignateur laser, VTH, centrale inertielle de navigation, etc) compatible avec le missile air-air Matra Magic 2 et dotée d'un turboréacteur Turbomeca Larzac 04-C20 plus puissant. On suppose que l'Alpha Jet 2 NGEA qui a volé est l'un des quatre prototypes conservés par les constructeurs.[pas clair]

Le projet d'Alpha Jet 3 Lancier (1989)[modifier | modifier le code]

Version d’attaque tout temps dérivée du NGEA et pourvue d’équipements infra-rouge FLIR ainsi que d'une capacité en armement étendue.

L'Alpha Jet 3 "Lancier" devait avoir un cockpit tandem équipé d'affichages multifonctions (MFD). Il devait pouvoir porter les systèmes AGAVE ou le radar Anemone, un système de vision infra-rouge FLIR, un système d'acquisition laser de cibles et un ensemble de contremesures modernes.

Enfin, Dassault proposa un avion d'entraînement embarqué avec crosse d'appontage et train renforcé pour l'Aéronavale.

Le projet d'Alpha Jet M pour la Marine nationale française (1990-1994)[modifier | modifier le code]

Confrontée à l'usure du Fouga CM.175 Zéphyr utilisé par la flottille 59.S depuis 1960 pour l'entraînement à l'appontage, la Marine nationale étudie avec bienveillance[11] les projets de 1986 et 1988 de Dassault Aviation. Des approches d'un Alpha Jet sont simulées du 18 au 29 juin 1990, au moment des essais du Super-Étendard Modernisé (SEM) et de l'Étendard IV P modernisé, sur le Clemenceau (R98). Cette version M, qui serait produite à quarante exemplaires, comporterait un train d'atterrissage renforcé, une crosse d'appontage et serait motorisée par deux Snecma/Turbomeca Larzac 04-C6/20 délivrant 13 % de poussée supplémentaire. En juin 1991, la Marine nationale étudie également l'acquisition du McDonnell Douglas T-45 Goshawk comprenant un nouveau cockpit à deux écrans cathodiques, un capteur laser, un GPS, un canon de 20 mm en nacelle et qui serait motorisé par un Rolls-Royce plc/Turbomeca F405/401, version navalisée de l'Adour Mk871. Finalement après le retrait des Zéphyr en 1994, l'État-major convient d'entraîner ses pilotes aux États-Unis à la Naval Air Station Meridian (Mississippi).

  •      Utilisateurs actuels
  •      Anciens utilisateurs

Utilisateurs[modifier | modifier le code]

Alpha Jet E de la Composante Air de l'armée Belge
  • Drapeau de la Belgique Belgique (29)
  • Drapeau du Cameroun Cameroun (6)
  • Drapeau de l'Égypte Égypte (30)
    • Armée de l'air égyptienne - 30 Alpha Jet MS1 (26 assemblés par l'Industrie Aéronautique Égyptienne (AOI) à Hélouan) et 15 MS2 (11 assemblés en Égypte) sont réceptionnés à partir de 1978 afin de remplacer les L-29, MiG-15 et MiG-17. Afin d'améliorer leur capacité d'attaque au sol, les appareils sont équipés d'une avionique améliorée.
  • Drapeau du Maroc Maroc (23)
    • Forces royales air marocaines - Entre 1979 et 1981, 24 Alpha Jet E sont réceptionnés et exploités par un escadron d'entrainement et un escadron d'attaque au sol, tous deux stationnés sur la base aérienne de Meknès. Les Alpha Jet ont été employés dans des missions d'appui contre le Front Polisario pendant la guerre du Sahara occidental. Un appareil a été abattu en décembre 1985.
  • Drapeau du Nigeria Nigeria (11)
    • Force aérienne nigériane - 24 Alpha Jet E sont reçus à partir de 1978. En 1990, 4 Alpha Jet sont déployés afin d'appuyer les forces du ECOMOG stationnées au Libéria, qui ont été engagées en combat avec le Front national patriotique du Libéria. En 1992, 6 Alpha Jet nigériens sont placés directement sous le commandement de l'ECOMOG afin d'effectuer des frappes aériennes contre le FNPL. Le Nigéria a fait moderniser trois de ses appareils en 2012-2013[14]. Ces appareils ont été utilisés afin de lutter contre Boko Haram sur le territoire nigérian. EN 2013, des Alpha Jet sont déployés à Niamey, au Niger, afin d'appuyer les troupes de la MISMA. En 2013, un appareil se crash lors de l'opération MISMA)[14]. Au début d'octobre 2014, Boko Haram a publié une vidéo contenant la décapitation d'un pilote d'un Alpha Jet de la force aérienne nigériane abattu qu'ils ont prétendus avoir capturé. En 2015, 2 Alpha Jet A ex-Luftwaffe, en provenance de l'entreprise américaine Air USA, sont rachetés par le Nigéria. En 2017, 9 Alpha Jet E et 2 Alpha Jet A semblaient être en état de vol.
Alpha Jet A de l'équipe de l' Asas de Portugal de la Força Aérea Portuguesa.

Anciens utilisateurs[modifier | modifier le code]

Atterrissage d'un Alpha Jet A du 43e Escadron de Chasseurs-Bombardiers de la Luftwaffe, à Kleine-Brogel, en 1985
  • Drapeau de l'Allemagne Allemagne
    • Luftwaffe - 175 Alpha Jet A sont reçus entre 1979 et 1983 afin de remplacer les Fiat G.91 en tant qu'avion d'attaque au sol. En 1992, la Luftwaffe commence à réduire sa flotte d'Alpha Jet A en n'en conservant que 45 exemplaires. 50 appareils sont offerts au Portugal en 1993, Les derniers appareils sont retirés en 1998. En 1999, 25 Alpha Jet sont vendus à la Thaïlande et 12 à l'entreprise britannique Defence Evaluation and Research Agency (aujourd'hui QinetiQ).
  • Drapeau de la Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire
    • Armée de l'air ivoirienne - 7 Alpha Jet E stationnés à Bouaké. En 2004, à la suite d'une frappe aérienne sur les Casques bleus français par les forces ivoiriennes, l'armée française détruisit tous les aéronefs ivoiriens. À ce jour, aucun appareil ne semble être en état de vol.

Opérateurs civils[modifier | modifier le code]

  • Drapeau de l'Autriche Autriche:
    • Flying Bulls (4) - En 2000, l'entreprise achète 2 Alpha Jet A à la Luftwaffe. Elle acquiert 2 nouveaux appareils auprès de la société Fairchild Dornier en 2001. L'entreprise reçoit l'autorisation d'utiliser en vol ces 2 appareils, en 2002. En 2003, elle achète 2 autres Alpha Jet. Depuis l'été 2015, sur les 4 Alpha Jet utilisés en vol par la société, 3 étaient immatriculés en Autriche (OE-FAS, OE-FDM, OE-FRB).et 1 en Allemagne (D-ICDM).
Décollage d'un Alpha Jet A de la société QinetiQ lors du RIAT 2008.
  • Drapeau du Canada Canada
    • Discovery Air Defence (16) - 16 Alpha Jet A ont été acquis par la société. Certains appareils ont conservé leur camouflage de la Luftwaffe, tandis que quelques-uns ont été repeints dans un camouflage désert ou nordique.
  • Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni:
    • QinetiQ (12) - En 1999, 12 Alpha Jet A sont achetés à la Luftwaffe par l'Agence d'Évaluation et de Recherche de la Défense britannique (Defence Evaluation and Research Agency). Lors de sa privatisation en 2001, les Alpha Jet A sont absorbés par la nouvelle entreprise QinetiQ. Les appareils arborent les couleurs britanniques sur leur fuselage.

Accidents[modifier | modifier le code]

Armée de l'air française[modifier | modifier le code]

Alpha Jet n°2 au salon de Farnborough en septembre 1976.
  • Le 23 juin 1976, le prototype n°4, immatriculé F-ZWRX, appartenant à la Direction Générale de l'Armement, s'écrase à Mont-de-Marsan au cours d'un vol sur un seul moteur avec train d'atterrissage sorti. Le commandant René Boffy et le capitaine Jean-Claude Brosset décèdent dans l'accident.
  • Le 16 septembre 1978, les moteurs de l'Alpha Jet E2, immatriculé 118-BQ, appartenant au Centre d'expériences aériennes militaires (CEAM), s'éteignent au cours d'un vol de démonstration au Caire. L'officier égyptien Samir Farid s'éjecte à quelques mètres du sol et se blesse à l'atterrissage. Le capitaine Jean-Marie Saget parvient à faire atterrir l'appareil sur le ventre dans un champ de mines. Blessé lors de l'atterrissage, il est transféré à l’hôpital le plus proche.
  • Le 18 mai 1979, au cours d'un vol d'essai, le prototype n°2, immatriculé F-ZWRU, appartenant à la Direction Générale de l'Armement, se pose dans la plaine de Crau, moteurs éteints, en raison d'une erreur d'appréciation du carburant. L'avion largue ses 6 bombes de 250 livres près de la route reliant Arles à Fos. Le pilote est sain et sauf, mais les dégâts sont assez importants et nécessitent plusieurs mois de réparations.
  • Le 29 janvier 1981, l'Alpha Jet E71, appartenant au constructeur et devant être livré à l'Armée de l'Air, s'écrase près de Toulouse au cours d'un vol d'essai. Le pilote d'essai Bernard Witt déclenche une vrille à 45000 pieds (13000 mètres). La gouverne de profondeur se bloque et le pilote ne parvient pas à remettre l'avion à plat. Il s'éjecte sain et sauf.
  • Le 7 octobre 1981, l'Alpha Jet E62 de la Patrouille de France, piloté par le commandant des EPAA, se crashe près d'Artigues. Le pilote, le lieutenant-colonel Guy Charvet, ne s’éjecte pas et est tué.
  • Le 18 janvier 1982, au cours d'un vol d'entraînement, l'Alpha Jet E54 Athos 8 de la Patrouille de France s'écrase à Salon-de-Provence. Le lieutenant Gérard Tardif est tué.
  • Le 14 avril 1982, le prototype n°1, immatriculé F-ZRWO, appartenant à la Direction Générale de l'Armement, s'écrase au cours d'un vol d'essai, près de Istres. Le capitaine Sirot est tué.
  • Le 17 août 1983, l'Alpha Jet E78 immatriculé 314-UG de l'École de l'Aviation de Chasse de Tours s'écrase. Le pilote, l'aspirant Plasse, et l'instructeur parviennent à s'éjecter.
  • Le 4 septembre 1983, au cours d'un meeting au-dessus de l'aérodrome de Niort, alors qu'ils effectuent une manœuvre consistant au croisement de deux groupes de quatre avions, deux Alpha Jet de la Patrouille de France se percutent en vol. Le capitaine Jean Badin parvient à s'éjecter en sécurité. L'autre pilote, le lieutenant Vuillamy, s'écrase avec son appareil et est tué.
  • Le 14 janvier 1985, l'Alpha Jet E111 immatriculé 8-NA, de l'Escadron de Chasse 2/8 Nice de Cazaux, s'écrase en zone boisée, sur la commune de Mios, au cours d'un atterrissage de nuit. L'aspirant Georges Avocat-Benan est tué[15].
  • Le 8 avril 1986, deux Alpha Jet de la base aérienne de Cazaux s'abîment en mer, au large de la Charente-Maritime après une collision en vol. Le commandant Larroque, en place passager au moment de l'accident, parvient à s'éjecter et est transféré à l’hôpital de Bordeaux. Les deux pilotes sont tués.
  • Le 25 juillet 1987, au cours d'un meeting au-dessus de l'aérodrome de Annemasse, les Alpha Jet Athos 7 et Athos 8 de la Patrouille de France se percutent en vol. L'un des deux pilotes s'éjecte tandis que le second appareil parvient à atterrir.
  • Le 18 février 1988, l'Alpha Jet E6 immatriculé 314-TH de l'École de l'Aviation de Chasse de Tours s'écrase près de Vouzailles. Le moniteur, le commandant Garbani s'éjecte sans encombre. L'élève-pilote, le lieutenant Chavand est grièvement blessé à la suite de son éjection.
  • Le 13 février 1991, au cours d'un vol d'entraînement au-dessus de la Camargue, les Alpha Jet Athos 7 et Athos 8 de la Patrouille de France (E39 et E172) se percutent et s’abîment en mer. Le capitaine Louis parvient à s'éjecter et fini sain et sauf. Le second pilote, le capitaine Georget Lenne, est tué.
  • Le 13 avril 1992, au cours d'un vol d'entraînement, l'Alpha Jet Athos 8 de la Patrouille de France s'écrase dans des vignes près de Salon-de-Provence. Le pilote, le capitaine Didier Bossert, s'éjecte mais son parachute se met en torche. Il est tué[16],[17].
  • Le 10 juin 1993, lors d'un entraînement, l'Alpha Jet Athos 8 de la Patrouille de France s'écrase dans un champ, à proximité de l'aérodrome de Cameri (Italie), . Les deux pilotes s’éjectent et ne souffrent que de quelques blessures[18].
  • Le 11 avril 2002, à la suite d'un vol d'entraînement, l'Alpha Jet E175 Athos 4 de la Patrouille de France pique du nez lors de l'amorce d'un virage avant de se poser. L'avion s'écrase dans l'enceinte de la base aérienne de Salon-de-Provence. Le pilote, le capitaine Daniel Marchand, s’éjecte trop tard et est tué[19].
Alpha Jet E47 (immatriculé 314-TR) sur le tarmac de la base aérienne de Fairford (Royaume-Uni) en juillet 2007.
  • Le 1er juillet 2004 vers 15h40, l'Alpha Jet E161, immatriculé 8-MK, affecté à l'Escadron de Transition Opérationnelle 1/8 Saintonge de Cazaux, s'écrase à Hourtin, dans la réserve nationale des Dunes des Grands Monts, à la suite à un problème de contrôle de l'appareil. Les deux pilotes s'éjectent de l'appareil.
  • Le 13 avril 2010, lors d'un entraînement, l'Alpha Jet E122 Athos 8 de la Patrouille de France s'est écrasé vers 10h15 à proximité de l'aérodrome d'Orange Plan de Dieu, alors qu'il effectue une manœuvre seul. Le pilote, le capitaine Sylvain Courtot, s'éjecte à environ 10 mètres du sol et atterrit avec son parachute à quelques mètres de l'avion. Il est blessé[20] et ne peut reprendre son poste.
  • Le 10 décembre 2014, l'Alpha Jet E155 immatriculé 705-NP, appartenant à la base aérienne 705 de Tours, s'est écrasé vers 17h30 sur un bâtiment des foyers de vie de l'ADAPEI de Vouvray (Indre-et-Loire) au lieu-dit la Bellangerie[21],[22]. L'appareil aurait rencontré un incident à la suite de son décollage pour une mission d'entraînement nocturne. Sans espoir de pouvoir le ramener, le pilote et son instructeur ont visé une zone considérée comme inhabitée, pour faire écraser leur appareil puis se sont éjectés. Malheureusement, le foyer se trouvait dans cette zone sombre et l'appareil serait tombé au niveau du réfectoire tuant une femme de soixante trois ans, habituée du foyer, et blessant six autres personnes dont une gravement. Un témoin a déclaré à France-Bleu Touraine avoir entendu "un bruit de pétard, de gaz qui s'enflamme". Le pilote et son instructeur sont sains et saufs.
  • Le 26 janvier 2015, les Alpha Jet E47 et E96, immatriculés 120-AC et 120-TC, affectés à Escadron d'Entraînement 2/2 Côte d'Or de Cazaux, sont détruits lors du crash d'un F16 grec qui, juste après son décollage, vient heurter les avions au sol, sur la base de l'OTAN d'Albacete (Espagne), au cours d'un exercice. L'accident fait onze morts et plusieurs blessés graves de plusieurs nationalités. 2 Mirage 2000D sont également perdus tandis que 2 Rafale B sont endommagés lors de l'accident.

Luftwaffe[modifier | modifier le code]

Entre 1982 et 1990, la Luftwaffe a perdu un total de 7 Alpha Jet dans des accidents en vol. 2 pilotes allemands et 2 pilotes britanniques ont péri au cours de ces accidents.

  • Le 19 avril 1982, l'Alpha Jet A55, immatriculé 40+55, affecté au 49e Escadron de Chasseurs-Bombardiers de Fürstenfeldbruck, entre en collision avec un autre Alpha Jet au-dessus de Brunnen. Le major Hans Vinnemeier s'éjecte sain et sauf tandis que le second appareil rejoint la base aérienne de Neubourg avec des dommages légers.
  • Le 10 novembre 1983, l'Alpha Jet A19, immatriculé 40+19, affecté au 43e Escadron de Chasseurs-Bombardiers de Oldenbourg, s'écrase à 400m de la piste 10 dans un brouillard épais. Le lieutenant Harald Rödiger est tué.
  • Le 2 avril 1985, l'Alpha Jet A169, immatriculé 41+69, affecté au 43e Escadron de Chasseurs-Bombardiers de Oldenbourg s'écrase près de Cloppenburg. Les deux membres d'équipage, le lieutenant Uwe Marx et le major Hans-Rudolf Ibsch, s'éjectent sains et saufs.
  • Le 15 avril 1987, l'Alpha Jet A10, immatriculé 40+10, affecté au 41e Escadron de Chasseurs-Bombardiers de Husum-Schwesing, s’abîme dans la mer du Nord, entre les îles de Rømø et de Mandø (Danemark), au cours d'un exercice de tir. Le pilote ne s'éjecte pas et est tué.
  • Le 24 novembre 1987, l'Alpha Jet A83, immatriculé 40+83, affecté au 41e Escadron de Chasseurs-Bombardiers de Husum-Schwesing, s’abîme dans la mer du Nord. Le pilote s'éjecte et est sauvé par un chalutier.
  • Le 13 janvier 1989, l'Alpha Jet 87, immatriculé 40+87, affecté au 43e Escadron de Chasseurs-Bombardiers de Oldenbourg s'écrase près de Wiesmoor après être entré en collision avec un Tornado de la Royal Air Force. Ce jour-ci, un Tornado, en provenance de Brüggen, effectue une mission à basse altitude lorsqu'il entre en collision avec un Alpha Jet de la Luftwaffe, d'une formation de quatre appareils à destination de Wittmundhafen. Le pilote de l'Alpha Jet, le capitaine Hermann Späth, s'éjecte. Le Tornado s’écrase dans un champ, près de Hinrichsfehn, tuant les deux membres d'équipage.
  • Le 13 mars 1990, l'Alpha Jet A60, immatriculé 40+60, affecté au 41e Escadron de Chasseurs-Bombardiers de Husum-Schwesing, s'abîme dans la mer du Nord, au large de Jever, après avoir percuté un groupe d'oiseaux. Le pilote s'éjecte sain et sauf.

Composante Air Belge[modifier | modifier le code]

Depuis 1980, la Composante Air Belge a perdu un total de 4 Alpha Jet provoquant la mort de 3 pilotes belges.

  • Le 30 juillet 1980, l'Alpha Jet AT04 s'écrase à Nalinnes après une perte de vitesse au cours d'un vol acrobatique. L'adjudant Krauthausen est tué.
Alpha Jet AT10 de la Composante Belge en juin 2004.
  • Le 22 novembre 1984, l'Alpha Jet AT07 s'écrase près du sommet du mont Feldberg (Allemagne), à 1493m d'altitude, après être entré en collision avec un pylône radio. Les deux membres d'équipage, le commandant Boulard et le lieutenant Poulaint, s'éjectent mais sont tués.
  • Le 19 avril 1999, vers 17h15, les Alpha Jet AT09 et AT16 entrent en collision au cours d'une séance de voltige aérienne dans le ciel de base aérienne de Beauvechain. Les deux pilotes, les commandants De Schrijver et Meunier, s'éjectent et l'un deux est légèrement blessé. Les appareils sont tombés à Beauvechain, à la limite de la frontière avec Bierbeek, et ont été complètement détruits.
  • Le 20 juillet 1999, l'Alpha Jet AT10 sort de la piste lors de son atterrissage, provoquant l'affaissement de la roue de nez et d'importants dégâts à l'avant du fuselage. L'instructeur s'est éjecté au moment de la perte de contrôle de l'appareil mais a subi une triple fracture de la jambe au contact du sol. L'élève-pilote est resté dans l'appareil et est indemne. L'étendue des dégâts à la partie avant de l'avion a nécessité sa réparation dans les usines Dassault.

Force aérienne nigériane[modifier | modifier le code]

  • Le 27 octobre 1999, un Alpha Jet s'écrase dans le nord du Nigéria, tuant le capitaine Mohammed.
  • En mai 2003, un Alpha Jet s'écrase tuant les commandants Scott et Eniaye.
  • Le 27 janvier 2004, un Alpha Jet s'écrase près de Kano au cours d'un vol de nuit. Le commandant Adeniyi est tué.
  • Le 17 juin 2013 vers 13h25, un Alpha Jet nigérian détaché au Mali, dans le cadre de la MISMA, s'écrase à 60 kilomètres à l'ouest de Niamey. L'état-major affirme que l'appareil n'était pas en mission de combat. Les deux pilotes sont tués.
  • Le 12 septembre 2014, l'Alpha Jet NAF466 et ses deux membres d'équipages, affectés à la base aérienne de Yola, sont portés disparus au cours d'une mission d'entraînement. Dans une vidéo publiée en octobre 2014, où l'on voit la décapitation d'un des pilotes de l'appareil, Boko Haram affirme avoir abattu l'avion.
  • Le 24 mars 2016 vers 19h00, l'Alpha Jet NAF457 dérape et sort de la piste lors de son atterrissage sur la base aérienne de Yola à la suite de l'éclatement de l'un de ses pneus. L'appareil finit sa course dans un fossé. Les deux membres d'équipage se sont éjectés au moment de la perte de contrôle de l'appareil. Aucune victime n'est à déplorer.

Références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Fiche de l'Alphajet sur le site de la DGA
  2. [1] de la patrouille de France
  3. Le 15 janvier 1965, le Comité technique des programmes des Armées françaises fixe son choix sur le Br-121
  4. Operational Requirement OR 362
  5. Le 8 septembre 1968
  6. Claude Carlier, « Les hésitations des États-majors face au renouvellement des matériels aériens », dans Stratégique (ISSN 0224-0424) no 53 (janvier 1992) [lire en ligne]
  7. 126 + 375 = 501 !
  8. Selon Le Fana de l'aviation (ISSN 0757-4169) no  416 (juillet 2004)
  9. Selon Flying Review International (août 1970)
  10. Réaménagé en
  11. Une partie de la formation des futurs pilotes de l'aviation navale se déroule sur Alpha Jet depuis 1979 au sein de l'École de l'aviation de chasse de la BA 705 à Tours
  12. Communiqué du ministère de la Défense français [lire en ligne]
  13. « Chiffres clés de la Défense - 2016 », sur Ministère français de la Défense, (consulté le 10 avril 2017)
  14. a et b « Un Alphajet nigérian s’est écrasé au Niger », (consulté le 7 mai 2013)
  15. http://www.aerosteles.net/stelefr-mios-avocatbenan
  16. http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20031217.OBS1425/chronologie.html
  17. http://www.traditions-air.fr/texte/Patrouille_de_France.htm
  18. http://www.flickr.com/photos/26620462@N04/4859723857/
  19. http://www.leparisien.fr/faits-divers/un-pilote-de-chasse-se-tue-lors-d-un-entrainement-12-04-2002-2002980193.php
  20. http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2010-04-14/analyse-le-pilote-de-la-patrouille-de-france-doit-la-vie-a-son-siege/920/0/444185
  21. « Le crash d'un Alpha Jet de l'Armée de l'Air fait un mort et plusieurs blessés au sol », sur Defens'Aero,
  22. Jean-Marc Tanguy, « Crash d'un Alpha Jet : un mort et six blessés, tous civils », sur Le mammouth,

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Braybrook, Roy. "Training Maturity". Air International, June 1984, Vol 26 No 6. Bromley, UK:Fine Scroll. ISSN 0306-5634. p. 269–276, 312–313.
  • (en) Paul Eden (éditeur), Encyclopedia of modern military aircraft, London, Amber Books Ltd, , 512 p. (ISBN 978-1904687849).
  • Stijger, Eric. "Alpha Jets for Portugal". Air International, Vol. 46, No. 3, March 1994, p. 128–131. Stamford, UK:Key Publishing. ISSN 0306-5634.
  • Taylor, John W R (ed). Jane's All The World's Aircraft 1982-83. London: Jane's Yearbooks, 1982. (ISBN 0-7106-0748-2).
  • Xavier Capy & Joël Defecques, "Alphajet", éditions LELA PRESSE, 2014, (ISBN 978-2-914017-80-0)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Aéronefs comparables

Jaguar - Alpha Jet

Liens externes[modifier | modifier le code]