Alpha Centauri

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Alpha du Centaure • Rigil Kentaurus • Toliman • Bungula

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Alpha Centauri
Image illustrative de l’article Alpha Centauri
Vue d’artiste d'une éventuelle planète en orbite autour d’Alpha du Centaure B (annotée). Les deux étoiles principales du système et la planète sont visibles ; seule Proxima n'est pas représentée.
Caractéristiques générales
Âge 4,85 à 6,8 Ga
Masse du système ≈ 2,130 M
Étoile la plus proche Luhman 16 (paire de naines brunes ; 3,68 al)
Soleil (« vraie » étoile ; 4,37 al)
Système planétaire le plus proche Système solaire (4,37 al)
Système
Demi-grand axe de la planète la plus externe
(α Cen Bc)
0,04 ua
Étoiles 3 : α Cen A, B et C (Proxima)
Planètes 2 suspectées autour de B : Alpha Centauri Bb (contestée) et Bc (candidat)
1 autour de C : Proxima Centauri b
Planètes naines 0 (existence probable néanmoins)
Nb. de satellites naturels connus 0 (existence probable néanmoins)
Nb. de petits corps répertoriés 0 (existence probable néanmoins)
0 (existence probable néanmoins)
0 (existence probable néanmoins)
Nb. de satellites ronds identifiés 0 (existence probable néanmoins)
Orbite autour du centre galactique
Propriétés liées à la (aux) étoile(s)
Type spectral G2V / K1V / M5.5 Ve

Alpha Centauri (α Centauri, abrégé en α Cen, selon la désignation de Bayer), en français Alpha du Centaure, est le système stellaire et planétaire le plus proche du système solaire. Il est situé à 4,37 années-lumière (1.34 pc) du Soleil. Il s’agit d’un système à trois étoiles : α Centauri A (officiellement Rigil Kentaurus), α Centauri B (officiellement Toliman) et α Centauri C (officiellement Proxima Centauri) et au moins une planète.

Alpha Centauri A et Alpha Centauri B sont les deux étoiles principales qui forment une étoile double, là où Alpha Centauri C est une naine rouge bien moins lumineuse, qui est l'étoile la plus proche du Soleil[1] à ce jour.

Alpha Centauri A et B sont des étoiles semblables au Soleil (classes G et K). Ensemble, elles forment l'étoile binaire Alpha Centauri AB. À l'œil nu, ce système apparaît comme l'étoile la plus brillante de la constellation du Centaure avec une magnitude apparente de -0.27 et la troisième plus brillante de tout le ciel (surclassée uniquement par Sirius et Canopus). Alpha Centauri est trop au sud pour être visible dans la majeure partie de l'hémisphère nord.

Tailles comparatives des étoiles du système d'Alpha du centaure avec le Soleil

Alpha Centauri A a 1,1 fois la masse et 1,519 fois la luminosité du Soleil et Alpha Centauri B est plus petite et plus froide, avec 0,907 fois la masse du soleil et 0,445 fois sa luminosité[2].

Alpha Centauri C, ou Proxima Centauri, est une naine rouge (classe M), petite et de faible luminosité. Bien que non visible à l'œil nu, elle est l'étoile la plus proche du Soleil à une distance de 4,24 années-lumière (1,30 pc) et légèrement plus proche de nous qu'Alpha Centauri AB. Actuellement, la distance entre Proxima Centauri et Alpha Centauri AB est d'environ 13 000 unités astronomiques (0,21 année-lumière)[3], ce qui équivaut à environ 430 fois le rayon de l'orbite de Neptune. Proxima Centauri b est une exoplanète de la taille de la Terre située dans la zone habitable de Proxima Centauri. Elle a été découverte en 2016.

Le projet Breakthrough Starshot, lancé début 2016, a pour but l’exploration du système par des nanosondes.

Noms et désignations[modifier | modifier le code]

Le système est couramment désigné par sa désignation de Bayer, « Alpha Centauri ». Conformément à la convention du Washington Double Star Catalog, approuvée par l'Union astronomique internationale, les trois composantes stellaires sont respectivement désignées Alpha Centauri A, B et C.

Le système est également connu sous plusieurs noms traditionnels. Les noms « Rigil Kentaurus », « Toliman » et « Bungula » ont été introduits en Occident à une époque récente, à la suite de travaux historiques du XIXe siècle[4].

« Rigil Kentaurus » est une transcription de l'arabe رجل القنطورس (Rijl Qanṭūris), utilisé par les astronomes musulmans et signifiant « le Pied du Centaure » (voir Rigel), ce nom étant lui-même directement traduit de Ptolémée. On trouve parfois (quoique plus rarement) la forme « Rigil Kentarus ». Ce nom est parfois (plus récemment) abrégé en « Rigil Kent »[5]. « Rigil Kentaurus » a finalement été adopté par l'Union astronomique internationale en 2016 pour désigner spécifiquement Alpha Centauri A[6],[7].

« Toliman » est une transcription de l'arabe الظلمان (al-Zulmān) qui signifie « les Autruches ». Ce nom, originaire de la péninsule arabique et qui date d'avant la traduction des ouvrages grecs, a pu désigner alternativement plusieurs étoiles de l'actuelle constellation du Centaure, sans qu'on sache très bien aujourd'hui lesquelles exactement[5]. « Toliman » a finalement été attribué par l'Union astronomique internationale en 2018 pour désigner spécifiquement Alpha Centauri B[7].

L'origine de « Bungula » est plus incertaine. Ce mot pourrait être une contraction de la lettre grecque beta (bien qu'il s'agisse d'Alpha du Centaure) et du mot latin ungula signifiant « sabot »[5].

Finalement, « Proxima » est un mot latin signifiant « la plus proche ». Il a été donné dès peu après la découverte d'Alpha Centauri C, originelle sous la forme incorrecte « Proxima Centaurus » puis sous la forme correcte « Proxima Centauri », littéralement « [l'étoile] du Centaure la plus proche ». L'étoile est parfois appelée « Proxima » tout court puisque c'est l'étoile la plus proche du système solaire[5]. Le nom « Proxima Centauri » a formellement été adopté par l'Union astronomique internationale en 2016[6],[7].

Organisation du système[modifier | modifier le code]

La structure hiérarchique globale du système peut se représenter ainsi :

Alpha Centauri hierarchie.png


Alpha Centauri est un système à trois étoiles dont les deux étoiles principales, Alpha Centauri A et Alpha Centauri B, forment une étoile binaire, un système binaire. La désignation AB, ou plus ancienne A × B, désigne le centre de masse d'un système binaire principal par rapport à une ou plusieurs étoiles associées dans un système à plusieurs étoiles.[8] AB-C fait référence à Alpha Centauri C par rapport au système binaire central AB : étant donné la distance entre le centre de masse de AB (éloignées l'une de l'autre de moins de 36 UA) et le compagnon éloigné C (à 13 000 UA de AB), le système binaire AB est parfois traité comme un seul objet gravitationnel.

Propriétés orbitales[modifier | modifier le code]

Trajectoire d'Alpha Centauri B par rapport à A (fixée à l'origine des coordonnées), vue de la Terre (ellipse inclinée) et de face (ellipse horizontale).

Les composants A et B d’Alpha Centauri ont une période orbitale de 79,91 ans et leur orbite est modérément excentrique, e = 0,5179. Leur approche la plus proche est 11,2 UA (1,68 milliard de km), soit environ la distance entre le Soleil et Saturne, et leur séparation la plus éloignée est de 35,6 UA (5,33 milliards de km), soit environ la distance entre le Soleil et Pluton[9].

L’approche, ou périastre, la plus récente a été observée en août 1955 et la prochaine le sera en mai 2035. La séparation orbitale la plus éloignée, ou apoastre, a eu lieu en mai 1995 et la prochaine sera en 2075. La distance apparente entre A et B diminue rapidement, au moins jusqu'en 2019[9].

Alpha Centauri C se trouve à environ 13 000 UA d’Alpha Centauri AB.[3],[10] Cela équivaut à 0,21 année-lumière ou à 1950 milliards de km, soit environ 5% de la distance entre Alpha Centauri AB et le Soleil. Pendant longtemps, les estimations de la petite vitesse orbitale de Proxima autour de AB étaient insuffisamment précises pour déterminer si Proxima Centauri est liée au système Alpha Centauri ou est une autre étoile sans lien avec les deux autres et qui passe à faible vitesse. Mais depuis 2017, les mesures de vitesse radiale sont suffisamment précises pour prouver que Proxima Centauri et Alpha Centauri AB sont bien liées par gravitation. La période orbitale de Proxima Centauri est d’environ 547 000 +66 000
−40 000
ans, avec une excentricité de 0,50 ± 0,08 (à titre de comparaison, celle de la Terre est de 0,01, celle de Mercure est de 0,2). Son périastre est estimé à 4300+1 100
−900
UA du foyer et son apoastre, à 13 000+300
−100
[3].

Propriétés physiques[modifier | modifier le code]

Les études astérosismiques, l'activité chromosphérique et la rotation stellaire (gyrochronologie) amènent à penser que le système d'Alpha Centauri AB est aussi ancien (ou légèrement plus vieux) que le nôtre.[11] Les estimations varient suivant la méthode employée : on obtient de 4,85 à 6,52 milliards d'années par les analyses astérosismiques[12],[13],[14],[15], 4,4 ± 2,1 milliards d'années déduite de l'activité chromosphérique[16], alors que la gyrochronologie donne 5 ± 0.3 milliards d'années[16]. La théorie de l'évolution stellaire implique que les deux étoiles sont légèrement plus âgées que le Soleil, entre 5 et 6 milliards d'années, comme l'indiquent leurs caractéristiques de masse et spectrales[10],[17].

Les paramètres orbitaux d'Alpha Centauri AB permettent de déterminer que la masse totale du système AB est d'environ 2 masses solaires (M)[18]. Les masses stellaires moyennes sont respectivement de 1,09 et 0,90 M[17], bien que des masses légèrement supérieures aient été citées ces dernières années (1,14 et 0,92 M, soit un total de 2,06 M)[19].

Alpha Centauri A et B ont respectivement des magnitudes absolues de +4,38 et +5,71.

Alpha Centauri (AB) : le couple central d'étoiles et les planètes associées[modifier | modifier le code]

Position d'Alpha Centauri A et d'Alpha Centauri B

Alpha Centauri A : sous-système principal[modifier | modifier le code]

Alpha Centauri Aa : l'étoile principale[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Alpha Centauri A.

Alpha Centauri A, également appelé Rigil Kentaurus, est une étoile de la séquence principale du même type que le Soleil (une naine jaune)[20], dont la classification stellaire est de type spectral G2 V [21], légèrement plus grande et plus lumineuse que le Soleil. Alpha Centauri A est environ 10% plus massive que le Soleil[12], avec un rayon d'environ 22% plus grand[22]. Considérée comme l'une des étoiles les plus brillantes dans le ciel (à l'exclusion du Soleil), elle est la quatrième plus brillante, avec une magnitude apparente de -0,01, légèrement plus pâle que Arcturus avec une magnitude apparente de -0,04.

Alpha Centauri B : sous-système secondaire[modifier | modifier le code]

Alpha Centauri Ba : l'étoile secondaire[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Alpha Centauri B.

Alpha Centauri B, également appelée Toliman, est l’étoile secondaire du système binaire. C'est une étoile de la séquence principale de type spectral K1 V, ce qui la rend plus orange que l'Alpha Centauri A[20] . Elle a une magnitude apparente de +1,35, a environ 90% de la masse du Soleil et un diamètre inférieur à celui de ce dernier de 14%. Bien que sa luminosité soit inférieure à celle de A, Alpha Centauri B émet plus d’énergie dans les rayons X. Sa courbe de lumière varie sur une courte période de temps et au moins un pic a été observé[23]. Elle est magnétiquement plus active qu'Alpha Centauri A, affiche un cycle de 8,2 ± 0,2 ans (contre 11 ans pour le Soleil) et une variation moitié moins élevée que celui-ci en ce qui concerne la luminosité coronale[24].

Alpha Centauri Bb : planète à l'existence contestée[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Alpha Centauri Bb.

Une planète, nommée Alpha Centauri Bb, orbitant autour de Alpha Centauri B, a été annoncée par Xavier Dumusque et al. octobre 2012[25]. Cependant, plusieurs études ont depuis remis en cause l'existence de cet objet[26].

Si la planète existait, sa période de révolution serait de 3,2 jours terrestres[27]. Très proche de son étoile, très chaude à plus de 1 000 °C, probablement rocheuse et de la taille de la Terre, elle présenterait toujours la même face à son étoile[28].

Cette planète est la plus légère que des astronomes ont annoncé avoir détecté par la méthode des vitesses radiales autour d’une étoile qui ressemble à notre Soleil. Ceci augmentait ainsi les probabilités que des planètes rocheuses soient omniprésentes dans la galaxie. À une distance de seulement six millions de kilomètres de son étoile parente, presque dix fois plus proche de son étoile que Mercure l’est du Soleil, la planète baignerait dans une chaleur insupportable. Les températures de surface sont estimées à 1 500 °C, assez pour transformer ses caractéristiques rocheuses en lave en fusion.

Alpha Centauri Bc : candidat planète en transit[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Alpha Centauri Bc.

Le 27 mars 2015, Brice-Olivier Demory et al.[29] annoncent la possible existence d'une deuxième planète autour d'Alpha Centauri B. Cette deuxième planète aurait une taille comparable à la Terre et orbiterait en moins de 20 jours (limite à 2 sigmas) autour de son étoile. Si elle était confirmée, cette planète recevrait le nom « Alpha Centauri Bc ».

Proxima Centauri, ou Alpha Centauri C : le système compagnon éloigné[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Proxima Centauri.

Proxima Centauri a : naine rouge[modifier | modifier le code]

Des trois étoiles, c'est Proxima Centauri (littéralement « [l'étoile] du Centaure la plus proche ») qui est la plus proche de nous, à 4,22 années-lumière (1,29 parsec), soit 270 000 unités astronomiques. Proxima est une naine rouge de magnitude apparente 11, donc beaucoup trop faible pour être vue à l'œil nu. C'est elle aussi une étoile de la séquence principale, mais de type spectral M6 Ve et sa masse est de 0.1221 masses solaires.

Elle est éloignée d'Alpha Centauri par 13 000 UA et bien que son orbite autour du couple central ne soit pas directement connue, l'association entre ces trois étoiles est certaine car Proxima et le couple principal se déplacent ensemble parallèlement. Pour cette raison, Proxima est parfois appelée Alpha Centauri C. La période de cette orbite, anciennement estimée à entre 500 000 ans et 2 millions d'années, a été réévaluée à environ 600 000 ans (précisément 591+65−43 ka) par Pierre Kervella, Frédéric Thévenin et Christophe Lovis[30].

Positions relatives du Soleil, d'Alpha Centauri AB et Alpha Centauri C (Proxima Centauri). Le point gris est la projection de Proxima Centauri à la même distance qu'Alpha Centauri AB.


Proxima Centauri b : exoplanète tellurique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Proxima Centauri b.

Proxima Centauri b ou simplement Proxima b est une exoplanète candidate, probablement tellurique, d'une masse minimale de 1,3 masse terrestre, en orbite dans la zone habitable de l'étoile naine rouge Proxima Centauri.

La découverte de la planète par l'équipe du projet Pale Red Dot est officiellement annoncée par l'Observatoire européen austral le 24 août 2016.

Liste des étoiles, naines brunes et leurs compagnons planétaires les plus proches[modifier | modifier le code]

La brillante étoile Alpha du Centaure et ses alentours.

Voici la liste des systèmes stellaires situés à moins de 10 années-lumière de système Alpha Centauri[31],[32] :

Étoile Type spectral Distance (en a.l.) Planètes connues
Luhman 16 A/B L7,5 / T0,5 3,68 0
Soleil (Système solaire) G2 V 4,4 8
Étoile de Barnard M3,8 V 6,5 0
Ross 154 M3.8 Ve 8,1 0
Wolf 359 M5,8 Ve 8,3 0
Sirius A/B A0-1 V / DA2-5 VII 9,5 0
Epsilon Eridani K3-5 Ve 9,7 1 : b

Exploration[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Breakthrough Starshot.

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Logo de l'Alpha Centauri Expeditions à Pandora: The World of Avatar.
  • Le jeu vidéo Sid Meier's Alpha Centauri propose la colonisation de la planète Chiron, dans le système d'Alpha du Centaure. La planète abrite déjà une vie indigène.
  • Civilization: Beyond Earth, successeur spirituel de Sid Meier's Alpha Centauri, se déroule lui aussi dans le système d'Alpha du Centaure.
  • Dans le film Avatar, la planète gazeuse Polyphème orbite autour d'Alpha Centauri A et possède des lunes habitables, dont Pandora, où se déroule le film, habitée par une espèce indigène intelligente appelée les Na'vi.
  • Selon Kaamelott (livre VI, épisode 2), les Dames qui veillent sur le royaume de Bretagne y ont leur lieu de réunion.
  • Dans l'univers Transformers, la planète Cybertron s'y trouve.
  • Dans le Cycle de Fondation d'Isaac Asimov et notamment dans le dernier livre de la série, Terre et Fondation, Golan Trevize rencontre une population vivant sur une planète du système Alpha du Centaure lors de sa quête de la Terre, la planète des origines.
  • Le second album du groupe allemand Tangerine Dream se nomme Alpha Centauri.
  • L'une des pistes de l'album Split the Atom du trio de musique électronique Noisia est nommée Alpha Centauri. Ce titre s'explique par le fait que ce système stellaire est composé de trois étoiles, tout comme le groupe a trois membres.
  • Le synopsis de la série télévisée Perdus dans l'espace, créée par Irwin Allen et diffusée entre 1965 et 1968, a comme thème Alpha Centauri. Cette fiction se déroule en 1997, alors que la Terre est surpeuplée. La famille Robinson a été choisie pour se rendre dans le système d'Alpha Centauri afin d'y fonder une colonie. On constate que le questionnement quant aux probabilités où le spectre d'une possible vie intelligente à l'intérieur de ce système stellaire est déjà mise en avant-garde dès le début des années 1960, même s'il s'agit d'une série pour enfants ou préadolescents.
  • Perdus dans l'espace, film américain réalisé par Stephen Hopkins sorti en 1998, reprend le même thème à quelques exceptions près : en 2058, l'humanité est proche de sa fin, par manque de ressources. La famille Robinson est donc envoyée dans l'espace, dans le vaisseau Jupiter 2, pour procéder à la construction d'un anneau orbital à proximité de la planète Alpha Prime (nom fictif) afin de lancer la colonisation de celle-ci.
  • Dans le dessin animé Gawayn (épisode 2-24) des extraterrestres d'Alpha Centauri sont sur Terre, perdus, et parviennent à trouver le livre de magie.
  • La série de jeu Killzone se déroule sur deux planètes du système d'Alpha Centauri : Vecta, orbitant autour d'Alpha Centauri B, et Helghan, orbitant autour d'Alpha Centauri A.
  • L'imparfait du futur, premier tome de la série Une épatante aventure de Jules d'Émile Bravo, voit le jeune Jules voyager vers Alpha du Centaure à bord d'un vaisseau voyageant à la vitesse de la lumière, et rencontrer les espèces indigènes des planètes locales. L'auteur en profite par ailleurs pour introduire une vulgarisation scientifique de la loi de la relativité restreinte, au cœur du scénario.
  • Dans le film de science-fiction suisse Cargo réalisé par Ivan Engler et Ralph Etter sorti en 2009. L'action se déroule dans la station 42. Celle-ci contient du matériel pour construire une station et atteindre Proxima où il resterait encore des planètes inhabitées. Proxima est une naine rouge qui fait partie du système de trois étoiles Alpha du Centaure.
  • Dans la série allemande (1966) Commando spatial - La Fantastique Aventure du vaisseau Orion , on fait allusion à l'intervention du Commandant Cliff Allister McLane dans Alpha du Centaure dès le premier épisode.
  • Dans la série de science-fiction américaine Ascension créée par Philip Levens et Adrian A. Cruz, sorti en 2015. L'histoire se déroule dans un présent alternatif à bord d'un vaisseau générationnel. Le but est de peupler un nouveau monde en envoyant des centaines d'hommes, de femmes et d'enfants pour un voyage de cent ans à bord du vaisseau de l'Ascension. On y apprend que la destination est Proxima.
  • Dans son roman Le Problème à trois corps, Liu Cixin place le système Alpha du Centaure au centre de la trame de son récit, dans une construction romanesque qui décrit la vie dans un système tri-solaire chaotique.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Marc Séguin et Benoit Villeneuve, Astronomie et astrophysique, éditions du Renouveau pédagogique, page 9.
  2. (en) « A Family Portrait of the Alpha Centauri System », sur eso.org, European Southern Observatory,
  3. a b et c (en) « Proxima’s orbit around α Centauri », Astronomy & Astrophysics,‎ (lire en ligne)
  4. (en) Paul Kunitzsch et Tim Smart, A Dictionary of Modern Star names: A Short Guide to 254 Star Names and Their Derivations, Cambridge, Massachusetts, Sky Publishing Corp., (ISBN 978-1-931559-44-7) p. 10-11 et 27, certains de ces travaux n'étant pas toujours bien informés, ibid p. 10-11.
  5. a b c et d Kunitzsch et Smart 2006, p. 27.
  6. a et b Liste publiée en 2017 (en) « Naming Stars », Union astronmique internationale, , le processus s'est déroulé en 2016, voir « IAU Formally Approves 227 Star Names », Union astronmique internationale, .
  7. a b et c « International Astronomical Union | IAU », sur www.iau.org (consulté le 25 septembre 2018)
  8. Heintz, Wulff D. (Wulff Dieter), Double stars, D. Reidel Pub., Co, (ISBN 9027708851, 9789027708854 et 902770886X, OCLC 3913234, lire en ligne)
  9. a et b (en) « Sixth Catalog of Orbits of Visual Binary Stars »,
  10. a et b (en) « Is Proxima really in orbit about α Cen A/B? », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society,‎ (lire en ligne)
  11. (en) « Improved Age Estimation for Solar-Type Dwarfs Using Activity-Rotation Diagnostics », sur IOPscience,
  12. a et b (en) « Asteroseismology and calibration of α Cen binary system », Astronomy & Astrophysics,‎ (lire en ligne)
  13. (en) « A Bayesian approach to the modelling of α Cen A », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society,‎ (lire en ligne)
  14. (en) « A new seismic analysis of Alpha Centauri », Astronomy & Astrophysics,‎ (lire en ligne)
  15. (en) « Analysis of α Centauri AB including seismic constraints », Astronomy & Astrophysics,‎ (lire en ligne)
  16. a et b (en) « Analysis of α Centauri AB including seismic constraints », Astronomy & Astrophysics,‎ (lire en ligne)
  17. a et b (en) « Standard Stellar Models; alpha Cen A and B », astrophysics data system,‎ (lire en ligne)
  18. (en) Aitken R. G., The Binary Stars, Dover, , p. 235–237
  19. (en) « THE ONE HUNDRED NEAREST STAR SYSTEMS », sur Georgia State University,
  20. a et b (en) « The Colour of Stars », sur Australia Telescope National Facility
  21. (en) C. A. O. Torres, G. R. Quast, L. da Silva, R. de la Reza, C. H. F. Melo et M. Sterzik, « Search for associations containing young stars (SACY) », Astronomy and Astrophysics,‎ (lire en ligne)
  22. (en) P. Kervella, L. Bigot, A. Gallenne et F. Thévenin, « The radii and limb darkenings of α Centauri A and B », Astronomy & Astrophysics,‎ (lire en ligne)
  23. (en) J. Robrade, J. H. M. M. Schmitt et F. Favata, « X-rays from α Centauri – The darkening of the solar twin », Astronomy and Astrophysics,‎ (lire en ligne)
  24. (en) Thomas R. Ayres, « THE UPS AND DOWNS OF α CENTAURI », The Astronomical Journal,‎ (lire en ligne)
  25. An Earth-mass planet orbiting Alpha Centauri B, Dumusque et al., Nature, 491, 207-211, 8 novembre 2012.
  26. Azar Khalatbari Exoplanète : Alpha Centauri Bb était finalement une planète fantôme, Sciences et avenir, 29 octobre 2015
  27. Communiqué de presse scientifique de l'ESO Découverte d’une planète dans le système stellaire le plus proche de la Terre (ESO), 16 octobre 2012
  28. Sylvestre Huet, Une exoplanète autour d'alpha Centauri (ESO), Libération, 17 octobre 2012
  29. Hubble Space Telescope search for the transit of the Earth-mass exoplanet Alpha Centauri B b, Brice-Olivier Demory et al., 27 mars 2015, arXiv:1503.07528.
  30. Kervella, Thévenin et Lovis 2017.
  31. (en) « Alpha Centauri 3 », sur Sol Station (consulté le 12 mars 2019)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]