Alpha-bloquant
| Alpha-bloquant | |
| Le Prazosine, un alphabloquant antihypertenseur | |
| Identification | |
|---|---|
| Code ATC | Code ATC G04CA (hypertrophie bénigne de la prostate)
Code ATC C02CA (antihypertenseurs) |
| Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire. | |
| modifier |
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Les alpha-bloquants (ou alphabloquants) sont un groupe de médicaments qui bloquent les récepteurs alpha-adrénergiques, principalement situés au niveau des artères et des muscles lisses. Ils inhibent les neurotransmetteurs de la famille des catécholamines, notamment l'adrénaline et la noradrénaline[1].
Ces médicaments sont utilisés pour traiter les symptômes de l'hypertrophie bénigne de la prostate et en tant qu'anti-hypertenseur dans l'hypertension artérielle. Ils peuvent être utilisés pour améliorer les symptômes de la maladie de Raynaud[1].
Indications
[modifier | modifier le code]Hypertrophie bénigne de la prostate
[modifier | modifier le code]Les alpha1-bloquants ciblant particulièrement les récepteurs alpha1-adrénergiques, sont utilisés dans le traitement des troubles de la prostate[2] où ils permettent de détendre les muscles (vessie, prostate), favorisant ainsi la miction.
Antihypertenseurs
[modifier | modifier le code]Les alpha-bloquants sont utilisés pour diminuer la tension artérielle.
Ils sont généralement utilisés en dernière intention, après échecs d'autres antihypertenseurs comme les inhibiteurs de l'enzyme de conversion ou les bêtabloquants. Ils peuvent également être utilisés en cas d'urgence hypertensive[1].
Précautions d'emploi
[modifier | modifier le code]Effets secondaires
[modifier | modifier le code]Ils peuvent réduire la tension artérielle, provoquer une hypotension orthostatique avec vertige au début du traitement, une tachycardie et des palpitations d'origine réflexe.
Contre-indications
[modifier | modifier le code]- En cas d'insuffisance cardiaque d'origine mécanique telle que sténose aortique, sténose mitrale, embolie pulmonaire, ou perturbation de la fonction cardiaque liée à une pathologie péricardique.
- Surveillance accrue chez les patients en hypovolémie (notamment en cas de diarrhées ou vomissements), patients avec déplétion en sodium, risque de majoration de l'action antihypertensive de l'urapidil.
- Chez les patients atteints d'insuffisance rénale ou en cas d'atteinte sévère de la fonction hépatique.
- Lors d'anesthésie générale pour intervention majeure ou lors d'anesthésie pratiquée avec des agents potentiellement hypotenseurs, l'urapidil peut entraîner un certain degré d'hypotension, à corriger par une expansion volémique.
- Patients présentant une intolérance au fructose, un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou une déficience en sucrase-isomaltase.
Exemples
[modifier | modifier le code]α1-bloquants sélectifs (antihypertenseurs)
[modifier | modifier le code]- la prazosine,
- la térazosine,
- l'urapidil.
Utilisés dans le traitement de l’hypertrophie bénigne de la prostate
[modifier | modifier le code]- l'alfuzosine,
- la doxazosine,
- la tamsulosine,
- la térazosine,
- la silodosine.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- Francesco Salvo et Milou Drici, « Alpha-bloquants »
, sur pharmacomedicale.org, (consulté le )
- ↑ esculape, « Les alpha-1 bloquants : indications, effets secondaires, précautions », sur esculape, (consulté le )