Allumage électronique

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Article général Pour un article plus général, voir Allumage.

Un allumage électronique est une évolution de l'allumage classique par batterie/bobine des moteurs à explosion.

Allumage classique[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Allumage et Delco.

Dans l'allumage classique, un rupteur (vis platinées) s'ouvre et se ferme en fonction de la position angulaire du moteur, envoyant un courant électrique à une bobine, qui transforme le 12 V de la batterie d'accumulateur embarquée, ou électricité produite par la bobine haute tension pour les modèles n'ayant pas de batterie, en une impulsion de très haute tension après avoir été stockée dans le condensateur, permettant la formation d'une étincelle au niveau des électrodes de la bougie.

L'allumage classique comporte plusieurs inconvénients :

  • usure et déréglage du rupteur, provoquant une perte de performance et nécessitant des interventions régulières,
  • qualité de l'impulsion électrique moyenne,
  • rupteur plus ou moins en bon état ce qui entraîne une baisse de l'intensité du courant qui arrive à la bougie et donc un mauvais allumage (surtout au ralenti).

Allumage électronique[modifier | modifier le code]

La première génération d'allumage électronique a consisté à intercaler un bloc électronique (schématiquement un transistor de puissance[1]) entre le rupteur et la bobine, afin qu'il se produise moins d'étincelles au niveau du rupteur, donc moins d'usure, et un signal de meilleure qualité au niveau de la bobine.

Les tout premiers allumages électroniques ont été développés dès l'invention des transistors de puissance dans les années 1950 : ils étaient utilisés sur les turboréacteurs d'avions de chasse et devaient fournir une très forte étincelle pour assurer le redémarrage d'un turboréacteur éteint après une manœuvre brusque à haute altitude.

Leur emploi s'est ensuite répandu aux moteurs de motos et d'automobiles, ainsi qu'aux moteurs hors-bord marins ; ils se sont révélés particulièrement précieux pour les moteurs 2 temps, brûlant un mélange d'essence et d'huile, en éliminant virtuellement les problèmes d'encrassement de la bougie.

Allumage électronique à décharge capacitive[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Allumage à décharge capacitive.

Dans un système d'allumage à décharge de condensateur au lieu de stocker l'énergie dans une bobine, on la stocke dans un condensateur puis on applique la tension du condensateur sur la bobine. Cette technique a plusieurs avantages : ne pas augmenter la consommation électrique à bas régime, augmenter notablement l'énergie transmise à la bougie, allonger la durée de l'étincelle et obtenir une combustion plus complète. L'inconvénient de cette technique est une plus grande complexité en raison de la présence d'un convertisseur capable de charger, très rapidement, le condensateur à une tension de 300 à 400 V.

Allumage électronique - détection magnétique de la position d'allumage[modifier | modifier le code]

La deuxième génération a consisté à remplacer les vis platinées par un capteur électronique (en fait une bobine fixe), générant une impulsion électrique lors du passage d'un aimant devant elle. Dans ce montage, il n'y a pas vraiment d'amélioration par rapport au montage précédent, si ce n'est qu'il n'y a plus d'entretien à prévoir au niveau du rupteur.

Allumage électronique complet[modifier | modifier le code]

La troisième génération a consisté à remplacer aussi le mécanisme d'avance à l'allumage par un système électronique (en réalité, dans ce cas, le système est réglé sur pleine avance) et un retardateur électronique introduit le retard nécessaire à la situation du moteur.

Introduit dans les années 1970, l'allumage électronique s'est généralisé sur de nombreuses catégories de moteurs (automobiles, motosetc.) à partir des années 1980.

De nombreux collectionneurs adaptent un allumage électronique sur des véhicules anciens, permettant de faciliter le démarrage, d'obtenir des performances plus constantes et un entretien réduit, sans dénaturer l'esthétique ou le caractère du véhicule.

La généralisation de l'allumage électronique a grandement contribué à partir des années 80 à la fiabilité des moteurs marins de type hors-bord dont les vis platinées étaient très sensibles à l'humidité saline. Les composants électroniques sont dans un boitier absolument étanche, scellé à la résine, et incorporant des cristaux siccatifs. les seules parties vulnérables de l'allumage sur ce type de moteur restant la bobine « haute tension » et le câble la reliant à la bougie, qui doit être parfaitement isolé de la masse métallique du bloc moteur.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF]Allumage transistorisé : le transistor utilisé comme interrupteur, sur le site f5zt-radioamateur.fr, consulté le 16 février 2016.

Articles connexes[modifier | modifier le code]