Alliance Police nationale

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Alliance
Police nationale

Cadre
But défense des intérêts des fonctionnaires de police
Zone d’influence Drapeau de la France France
Fondation
Fondation 1995
Identité
Siège 43 rue Greneta
75002 Paris
Secrétaire général Fabien Vanhemelryck
Affiliation européenne CESI : Confédération Européenne des Syndicats Indépendants
Représentativité 44,35 % du corps d'encadrement et d’application de la Police nationale
Slogan Renouveau, Détermination, Exigence !
Site web https://www.alliancepn.fr/

Alliance Police nationale est un syndicat policier créé le à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, classé historiquement à droite sur l'échiquier syndical[1],[2],[3],[4].

Historique[modifier | modifier le code]

Alliance Police nationale est le résultat de la fusion de deux organisations syndicales, le 9 mai 1995 :

  • Le Syndicat indépendant de la Police nationale (SIPN), représentant les gardiens de la paix (créé en 1951) ;
  • Le Syndicat national des enquêteurs (SNE), représentant les enquêteurs de police (créé en 1990).

En juin 1997, le Syndicat des gradés de la Police nationale (SGPN) rejoint Alliance Police nationale.

L'union de ces trois organisations est définitivement scellée au cours d'un congrès de fusion qui se déroule à Paris, les 13, 14 et 15 janvier 1998. À l'époque, Alliance Police nationale est le seul syndicat qui rassemble en son sein le corps de maîtrise et d'application.

À la suite de ce congrès, Alliance Police nationale obtient son adhésion à la CFE-CGC.

Pour le second tour de l'élection présidentielle de 2017 entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron, le secrétaire général de ce syndicat appelle à voter pour le candidat En marche ![5],[6].

Début décembre 2018, le syndicat est victime d'une cyberattaque au cours de laquelle les données personnelles de 500 policiers ont été dérobées et diffusées par des « Anonymous » se revendiquant solidaires du mouvement des gilets jaunes[7].

Organisation[modifier | modifier le code]

Alliance Police nationale comprend en son sein 3 sections spécifiques (SGAP de Paris, Province-Dom/Tom et CRS) chargées à la fois de la tenue et de l'investigation.

Secrétaire général[modifier | modifier le code]

  • Jean-Luc Garnier prend sa retraite en 2005 à l'issue de son dernier mandat.
  • Son successeur, à partir de 2005, est Jean-Claude Delage.
  • Le 15 avril 2019, Fabien Vanhemelryck a été élu avec 98,3 % des suffrages exprimés[8].

Représentativité[modifier | modifier le code]

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Aux élections professionnelles de 2001, Alliance Police nationale réalise 32 %.
En 2003, il devient le syndicat majoritaire sur l'ensemble du territoire.
Il perd cette position en 2006, au profit de l'UNSA Police qui tire bénéfice de sa fusion avec le SNPT. Alliance Police nationale devient alors le deuxième syndicat des gradés et gardiens de la paix en recueillant 36,47 % des suffrages (4 points de plus par rapport aux élections de 2003, soit 3 500 voix supplémentaires).
Cette deuxième place est confortée en 2010, avec 37,61 % des suffrages, soit 2 000 voix de plus qu'en 2006.

Lors des élections professionnelles de 2014, Alliance Police Nationale devient le premier syndicat de police, de même que sa confédération, la CFE-CGC au ministère de l'Intérieur. Le syndicat obtient 41% des voix (4 points de plus qu'en 2010) pour l’élection à la commission administrative paritaire nationale contre 39% des voix (en baisse de 8 points) à Unité SGP Police-Force Ouvrière, 11% à UNSA Police, 5% à FPIP et des chiffres indéterminés aux autres syndicats [9].

Polémique[modifier | modifier le code]

En 2013, des tracts du syndicat Alliance Police nationale ciblaient les représentants du syndicat rival Unité SGP , selon Nicolas Comte son secrétaire national : "Ils ont publié une trentaine de tracts en deux mois nous ciblant, dont l’un nous représente avec un couteau poignardant un flic."[4]

En juillet 2013, après la catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge, sur son Facebook et sur Europe 1, l’organisation syndicale assure que des cadavres de l’accident ont été dépouillés, une affirmation contestée par le procureur et la préfecture et que le syndicat reconnait comme erronée quelques jours plus tard [10] : «dérapage dû à la fatigue» selon Frédéric Lagache, le secrétaire général adjoint du syndicat[4].

Le 20 janvier 2015, Le Canard enchaîné publie un tract que l’organisation syndicale avait distribué en avril 2013 exigeant l'arrêt immédiat de la mission de protection des locaux de la rédaction du journal Charlie Hebdo[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]