Alliance Police nationale

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Alliance Police nationale
Logo de l’association
Logo de Alliance Police nationale
Cadre
Forme juridique syndicat policier
But défense des intérêts des fonctionnaires de police
Zone d’influence Drapeau de la France France
Fondation
Fondation 1995
Identité
Siège 43 rue Greneta
75002 Paris
Secrétaire général Fabien Vanhemelryck
Affiliation européenne CESI : Confédération Européenne des Syndicats Indépendants
Représentativité 44,35 % du corps d'encadrement et d'application de la Police nationale française
Slogan Renouveau, détermination, exigence !
Site web https://www.alliancepn.fr/

Alliance Police nationale est un syndicat policier créé le à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, classé à droite sur l'échiquier syndical[1],[2].

Historique[modifier | modifier le code]

Alliance Police nationale est le résultat de la fusion de deux organisations syndicales, le  :

  • Le Syndicat indépendant de la Police nationale (SIPN), représentant les gardiens de la paix (créé en 1951) ;
  • Le Syndicat national des enquêteurs (SNE), représentant les enquêteurs de police (créé en 1990).

En , le Syndicat des gradés de la Police nationale (SGPN) rejoint Alliance Police nationale.

L'union de ces trois organisations est définitivement scellée au cours d'un congrès de fusion qui se déroule à Paris, les 13, 14 et . À l'époque, Alliance Police nationale est le seul syndicat qui rassemble en son sein le corps de maîtrise et d'application.

À la suite de ce congrès, Alliance Police nationale obtient son adhésion à la CFE-CGC.

Début , le syndicat est victime d'une cyberattaque au cours de laquelle les données personnelles de 500 policiers ont été dérobées et diffusées par des « Anonymous » se revendiquant solidaires du mouvement des gilets jaunes[3].

Fin 2020, Alliance, dans un contexte de mouvement contre les violences policières et la loi sécurité globale, boycotte le « Beauvau de la police » voulu par le président Emmanuel Macron avec les organisations de police. En effet, le syndicat ne s'estime pas satisfait des mesures prises pour assurer la sérénité des fonctionnaires de police dans leurs fonctions. Il considère être jeté en pâture et souhaite la mise en œuvre de plusieurs mesures, notamment le masque flou systématique sur les visages des policiers[4].

Le ministre Darmanin accepte les conditions du syndicat, portant sur la gratuité des transports publics, une subvention pour leur mutuelle l'instauration de peines minimales dans les cas d'agressions de policiers. Il indique que le Beauvau de la police se tiendra le 25 janvier 2021[5].

Organisation[modifier | modifier le code]

Alliance Police nationale comprend en son sein trois sections spécifiques (SGAP de Paris, Province-Dom/Rom et CRS) chargées à la fois de la tenue et de l'investigation.

Secrétaires généraux[modifier | modifier le code]

Secrétaires généraux Alliance Police Nationale
1995-2005 Jean-Luc Garnier du 9 mai 1995 à octobre 2005
2005-2019 Jean-Claude Delage d'octobre 2005 à avril 2019
2019- Fabien Vanhemelryck depuis le 15 avril 2019[6].
Fabien Vanhemelryck (au centre) à un rassemblement d'Alliance aux portes de l’Élysée

Représentativité[modifier | modifier le code]

Aux élections professionnelles de 2001, Alliance Police nationale réalise un score de 32 %.
En 2003, il devient le syndicat majoritaire sur l'ensemble du territoire[7].
Il perd cette position en 2006, au profit de l'UNSA Police qui tire bénéfice de sa fusion avec le SNPT. Alliance Police nationale devient alors le deuxième syndicat des gradés et gardiens de la paix en recueillant 36,47 % des suffrages (4 points de plus par rapport aux élections de 2003, soit 3 500 voix supplémentaires).
Cette deuxième place est confortée en 2010, avec 37,61 % des suffrages, soit 2 000 voix de plus qu'en 2006[8].

Lors des élections professionnelles de 2014, Alliance Police Nationale devient le premier syndicat de police, de même que sa confédération, la CFE-CGC au ministère de l'Intérieur. Le syndicat obtient 41% des voix (4 points de plus qu'en 2010) pour l’élection à la commission administrative paritaire nationale contre 39% des voix (en baisse de 8 points) à Unité SGP Police-Force Ouvrière, 11% à UNSA Police, 5% à FPIP et des chiffres indéterminés aux autres syndicats [9],[10].

Prises de position[modifier | modifier le code]

Pour le second tour de l'élection présidentielle de 2017 entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron, le secrétaire général de ce syndicat appelle à voter pour le candidat En marche ![11],[12].

Le délégué général du syndicat indique en mai 2020, à propos d'une proposition de loi déposée par Eric Ciotti et visant à empêcher la diffusion d’images de fonctionnaires de police, que « la liberté de la presse et la sécurité des fonctionnaires sont, malheureusement, deux principes opposés. J’estime que la sécurité des policiers va au-delà de la liberté de la presse »[13].

Le vendredi 12 juin 2020, environ cinquante policiers manifestent à l'appel d'Alliance Police nationale et de l'UNSA depuis l'Arc du Triomphe, l'avenue des Champs-Élysées pour finir place Beauvau devant les grilles du ministère de l'Intérieur, et dénoncent « les accusations de racisme portées contre les policiers »[14].

Le 19 mai 2021, le syndicat prend part à une manifestation devant l'Assemblée nationale, rejoint par de nombreuses personnalités politiques de bords différents[15].

Polémiques[modifier | modifier le code]

En 2013, des tracts du syndicat Alliance Police nationale ciblaient les représentants du syndicat rival Unité SGP, selon Nicolas Comte son secrétaire national : « Ils ont publié une trentaine de tracts en deux mois nous ciblant, dont l’un nous représente avec un couteau poignardant un flic »[2].

En , après la catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge, sur son Facebook et sur Europe 1, l’organisation syndicale assure que des cadavres de l’accident ont été dépouillés, une affirmation contestée par le procureur et la préfecture et que le syndicat reconnait comme erronée quelques jours plus tard [16] : un « dérapage dû à la fatigue » selon Frédéric Lagache, le secrétaire général adjoint du syndicat[2].

Le , à la suite de l'attentat contre Charlie Hebdo, Le Canard enchaîné publie un tract que l’organisation syndicale avait distribué en exigeant l'arrêt immédiat de la mission de protection des locaux de la rédaction du journal Charlie Hebdo[16].

Le 19 janvier 2019, Stanislas Gaudon, porte parole d'Alliance défend un policier accusé de violences sur manifestant en relayant des fausses informations sur la transmission du VIH par crachat[17],[18].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Syndicat de police Alliance : "On n’est pas des pigeons ou des lapins sur qui on peut tirer" » sur publicsenat.fr du 08.09.2010
  2. a b et c Sylvain Mouillard, « Alliance, organisation de police très politique » (consulté le )
  3. « Le syndicat Alliance Police victime d’une cyberattaque, les données personnelles de 500 policiers dérobées », sur https://www.lemonde.fr/, (consulté le )
  4. « Les syndicats Alliance et Unsa police refusent de participer au "Beauvau de la Sécurité" », sur SudOuest.fr (consulté le )
  5. « "Beauvau de la sécurité" : Gérald Darmanin accepte les conditions du syndicat Alliance », sur Franceinfo, (consulté le )
  6. Le syndicat policier Alliance veut mettre en place des « états généraux » de la police, 17 avril 2019, sur ouest-france.fr
  7. Le 22 novembre 2003 à 00h00, « Alliance police nationale renverse la tendance », sur leparisien.fr, (consulté le )
  8. Ministère de l'Intérieur, « Election Police Nationale 2010 », sur http://www.interieur.gouv.fr/Archives/Archives-des-actualites/2010-Actualites/Election-Police-Nationale-2010 (consulté le )
  9. Matthieu Suc, « Élections professionnelles dans la police : les nouveaux rapports de force », sur https://www.lemonde.fr, (consulté le )
  10. Ministère de l'Intérieur, « Résultats des élections professionnelles du 04 décembre 2014 », sur http://www.interieur.gouv.fr/Archives/Archives-des-communiques-de-presse/2014-Communiques/Resultats-des-elections-professionnelles-du-04-decembre-2014 (consulté le )
  11. Le Choix Republicain, Communiqués de presse sur le blog alliancepn.fr, 24/04/2017
  12. « Présidentielle : le syndicat Alliance Police nationale appelle à voter pour Emmanuel Macron », europe1.fr, 24 avril 2017.
  13. Juliette Bénézit, « Une proposition de loi d’Eric Ciotti pour empêcher la diffusion d’images de policiers suscite un tollé », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  14. [1], franceinfo 12 juin 2020.
  15. « Société. Manifestation des policiers : les syndicats de magistrats montent au créneau », sur www.ledauphine.com (consulté le )
  16. a et b David Perrotin, « Quand le syndicat de police Alliance exigeait que Charlie Hebdo ne soit plus protégé », sur Le Nouvel Observateur, (consulté le )
  17. « Le manifestant filmé en train d'être frappé au sol crachait du sang au visage du policier, assure le syndicat Alliance », sur Franceinfo, (consulté le )
  18. « Manifestant frappé au sol à Paris : non, le sida ne se transmet pas en crachant de la salive et du sang au visage », sur Franceinfo, (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]