Alkermès

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Ancienne bouteille d'Alkermès.

L’Alkermès (de l'arabe القرمز al-qirmiz : cochenille, (en persan : قرمز) qirmiz : « sanglant », « rouge », « cochenille », « kermès ») est une liqueur à base de plantes, aussi nommée kermès officinal[1]. Les élixirs Alkermès sont des médicaments composés renfermant le suc du kermès animal[1],[2].

Selon l'ouvrage de François Dorvault (1875), un des remèdes de la pharmacopée maritime occidentale du XVIIIe siècle, la Confection d'alkermès[3], a la composition suivante (proche de celle de la pharmacopée de Turin) : cannelle (24 g), kermès animal (24 g), santal citrin (15 g), corail rouge (15 g), et sirop de kermès (500 g).

Selon Dorvault, sa vertu est principalement de favoriser la digestion. Les Italiens s'en servent dans de nombreux aliments et en particulier en pâtisserie : c'est un ingrédient caractéristique de la zuppa inglese.

L'Alkermès était une modification d'une potion du 8e siècle, la confectio alchermes, un tonique composé de soie brute, de jus de pomme, de perles moulues, de musc, d'ambre gris, de feuilles d'or, d'eau de rose, de cannelle, de sucre et de miel. Dans la médecine pré-moderne, elle était classée parmi les meilleurs toniques pour le cœur, et était fréquemment utilisée pour les palpitations du cœur, ou syncope, parfois pour la variole ou la rougeole et comme reconstituant général[4]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « TLFi »
  2. « Alkermès », sur Littré en ligne
  3. Yannick Romieux, De la hune au mortier, Nantes, Éditions ACL,
  4. (en) Ephraim Chambers, Cyclopædia, or an Universal Dictionary of Arts and Sciences, James and John Knapton, et a.,