Alirio Díaz

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Alirio Díaz
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 92 ans)
RomeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Musicien, guitariste, compositeur, guitariste classiqueVoir et modifier les données sur Wikidata
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Instrument
Genre artistique
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Alirio Díaz ( - ) était un guitariste et compositeur classique vénézuélien, considéré comme l'un des meilleurs guitaristes d'Amérique du Sud[1] et un musicien éminent[2],[3] qui a étudié auprès d'Andrés Segovia et s'est produit dans le monde entier.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est né au caserío La Candelaria, près de Carora. Initié jeune à la guitare par son oncle qui lui apprend à jouer à l'oreille[4], il poursuit l'apprentissage de la guitare classique auprès de Raúl Borges. En 1950, le gouvernement vénézuélien lui décerne une bourse pour perfectionner ses études de guitare à Madrid, auprès de Regino Sainz de la Maza[5]. La même année, il donne son premier concert de guitare en Europe. En 1951, il se rendit à l'Accademia Musicale Chigiana de Sienne (Italie) pour étudier avec Andrés Segovia. Trois ans plus tard, il devint assistant et remplaçant de Segovia[5] et commença à se produire dans certaines des salles de concert les plus prestigieuses d'Europe.

En 1961, la pièce Invocación y Danza, du compositeur espagnol Joaquín Rodrigo, dédiée à Alirio Díaz[5], remporte le premier prix du Concours international de guitare décerné par l'Office de radiodiffusion-télévision française (ORTF). Díaz l’année suivante en fera la création en France[6], puis il l'enregistrera[7]. Ce fut l'une parmi plusieurs compositions dédiées à Alirio Díaz et dont il fera la création. Le compositeur Antonio Lauro, compatriote et ami, lui a aussi dédié son concerto pour guitare et orchestre en 1956[5], et la pièce Carora.

Alirio Díaz s'est produit en concert dans le monde entier, avec des œuvres allant de la musique baroque et classique aux œuvres de compositeurs modernes d'Amérique latine, tels que Lauro, Sojo et Barrios Mangoré. Il a enregistré un certain nombre de disques[7]. Il a enseigné à Rome et s'est aussi produit en concert avec son fils Senio. Pendant l'hiver européen, il revenait au Venezuela dans sa ville natale[8],[9].

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Graham Wade, Traditions of the Classical Guitar, Alma Books, , 289 p. (ISBN 978-0-7145-4484-7, lire en ligne)

    « Alirio Diaz, for example, was soon acknowledged as the greatest player (with the possible exception of Agustin Barrios) to emerge from South America. »

  2. (en) Graham Wade, Traditions of the Classical Guitar, Alma Books, , 289 p. (ISBN 978-0-7145-4484-7, lire en ligne)

    « [...] in particular such eminent musicians as Alirio Diaz, Ida, Presti, Narciso Yepes, Julian Bream and John Williams [...] »

  3. « Venezuelan Guitar Titan Alirio Díaz Dies at 92—An Appreciation », sur classicalguitarmagazine.com (consulté le 19 juillet 2019)
  4. (en) Maurice J. Summerfield, The Classical Guitar : Its Evolution and Its Players Since 1800, Ashley Mark, , 333 p. (ISBN 978-1-872639-00-0, lire en ligne)
  5. a b c et d (es) Ignacio Ramos Altamira, Historia de la guitarra y los guitarristas españoles, Editorial Club Universitario, , 216 p. (ISBN 978-84-9948-208-8, lire en ligne)
  6. (es) « Joaquín Rodrigo - Invocación y danza (1961) », sur www.joaquin-rodrigo.com (consulté le 19 juillet 2019)
  7. a et b « Discographie », aliriodiaz.org (consulté le 10 février 2016)
  8. « Milagros Socorro - Alirio Díaz » [archive du ], (consulté le 29 mars 2016)
  9. « Alirio Diaz » [archive du ], (consulté le 29 mars 2016)

Liens externes[modifier | modifier le code]