Aliou Sow

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Aliou Sow
Image illustrative de l'article Aliou Sow
Fonctions
Ministre de la Jeunesse et de l'Emploi, Ministre de la Décentralisation et des Collectivités Locales
Groupe politique Libéral&démocratique
Prédécesseur Ousmane Masseck N'diaye
Successeur Cheikh Bamba Dièye
Député
Biographie
Nom de naissance Aliou Sow
Date de naissance
Lieu de naissance Kaffrine
Nationalité Drapeau du Sénégal Sénégal
Parti politique Mouvement des Patriotes pour le Développement (MPD Liggeey)
Père feu Demba
Mère feue Aissata Sow
Enfants Aicha Balquis
Diplômé de UCAD
Profession Journaliste, Universitaire
Religion Islam
Résidence Dakar

Aliou Dembo Sow (1975-) est un homme politique sénégalais, député département de Ranérou-Ferlo depuis juillet 2012.

Président du Mouvement des Patriotes pour le Développement (MPD/LIGGEEY), ancien membre du Parti démocratique sénégalais (PDS), Ancien Ministre, ancien Député et ancien Président de Conseil rural (Maire). Il est nommé par Macky Sall par décret haut conseiller des collectivités territoriales depuis le 21 octobre 2016 pour un mandat de 5 ans. Le 13 décembre 2016, il est élu Président de la Commission spéciale No.1 des Études, de la Planification et du Suivi de l'Evaluation des Politiques de Décentralisation, du Développement et d'Amenagement du Territoire du HCCT.

Il commence à militer au sein du parti socialiste à 16 ans, puis soutient à partir de 1998 le dissident Djibo Leyti Kâ, fondateur de l'Union pour le renouveau démocratique (URD). Quand ce dernier soutient Abdou Diouf contre Abdoulaye Wade au du second tour de la présidentielle de 2000, Aliou Dembo Sow adhère au Parti démocratique sénégalais (PDS) de Wade, et devient secrétaire général de l’Union des jeunesses travaillistes et libérales (UJTL) du département de Ranérou-Ferlo[1].

Il suit Macky Sall et quitte le PDS en 2008 pour l'Alliance pour la République, formation dans laquelle il prend des responsabilités[1].

Candidat de la coalition Benno Bokk Yaakaar dans le département de Ranérou-Ferlo lors des législatives du 1er juillet 2012, il est élu député à 36 ans[1].


Biographie[modifier | modifier le code]

Etudes[modifier | modifier le code]

Aliou Sow est né le à Kaffrine. Élève de l’école française jusqu'au CM2, il étudie ensuite à l’école coranique[1]. Il a fait ses études primaires à Sikatroum (Kaolack) en 1981-82, Ségré Gatta (Mbirkilane) de 1982 à 1986 et à Haffé (Kaffrine) en 1986-1987. Il a fait ensuite le CEM Babacar Cobar N'dao de Kaffrine (1987-1989 année blanche incluse) puis le CEM El Hadji Moustapha N'diaye de Kasnack Kaolack (1989-92) avant d'aller poursuivre ses études secondaires au lycée Valdiodio Ndaye de Kaolack. Il a obtenu son baccalauréat au Lycée Taiba-ICS de M'boro. Il faisait partie des quatre membres de l'équipe de Génies en herbe.

Parcours universitaires[modifier | modifier le code]

Journaliste de formation, il est titulaire de plusieurs diplômes universitaires du Centre d'études des sciences et techniques de l'information (CESTI): Diplôme Universitaire d'Études en Journalisme, Diplôme Supérieur de Journalisme, d'un Certificat de Maitrise en Sciences de l'Information et de la Communication, d'une Maitrise ès Lettres, d'un DEA d'Études Anglophones ainsi que d'un Doctorat de 3e cycle en Lettres (Anglais) obtenu en 2006 à l'Université Cheikh Anta Diop (UCAD), avec une thèse intitulée La question des relations raciales en Afrique du Sud : enjeux et mécanismes de l'apartheid et son impact sur la condition de non-Blanc. Sow est recruté Assistant stagiaire de Littérature et Civilisations africaines à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar en janvier 2008. En mai 2009, il devient Assistant Titulaire. Depuis le 17 juillet 2010, il est inscrit sur la Liste d'Aptitude aux Fonctions de Maitre- Assistant (LAFMA) à l'issue de la 32e session du Conseil africain et malgache pour l'enseignement supérieur (CAMES). En juillet 2015, il est admis au grade de Maître de conférences à l'issue de la 37e session du CAMES tenue à Libreville, Gabon. Il est titulaire d'un Doctorat d'État ès Lettres sur le sujet: Race, droits humains et intégration économique des noirs en Afrique du Sud : Evolution et impacts des dynamiques coloniales et des politiques raciales. Il a été élu plusieurs fois membres du Conseil de la Faculté des Lettres et Sciences Humaine de l'UCAD et Président de l'Amicale des Étudiants de la dite faculté.

Parcours politiques[modifier | modifier le code]

Il est élu député à l'Assemblée nationale du Sénégal en 2001 pour devenir quelques mois plus tard Vice-Président du Groupe parlementaire libéral et démocratique cumulativement a ses fonctions de Premier Secretaire Parlementaire du CIP -UEMOA et devient ministre de la Jeunesse en 2002 sous le gouvernement d'Idrissa Seck, puis du au sous le premier gouvernement de Macky Sall, enfin, du au , ministre de la Jeunesse et de l'Emploi sous le second gouvernement de Macky Sall. Aliou Sow a occupé le poste de Vice-Président de la Fédération Internationale des Jeunesses Libérales et Radicales chargé de l'Afrique (2001-2003).

Insatisfait du poste qu'on lui propose en juin 2007, Aliou Sow refuse de participer au gouvernement de Cheikh Hadjibou Soumaré[2] et Mamadou Lamine Keïta lui succède à la tête du Ministère de la Jeunesse. Il n'accepte pas non plus le poste de directeur de cabinet technique que lui propose le président Abdoulaye Wade[3].

En mai 2009, Aliou Sow intègre l'équipe gouvernementale conduite par Souleymane N'déné N'diaye en devenant Ministre délégué auprès du Ministre d'État, Ministre de l'Intérieur, des Collectivités Locales et de la Décentralisation, Cheikh Tidiane SY, chargé des Collectivités Locales avant d'être confirmé en octobre de la même année Ministre de la Décentralisation et des Collectivités Locales. Après avoir conduit victorieusement les listes rurale de N'diognick et départementale de M'birkilane de la Coalition SOPI, il est élu Président de Conseil rural et Conseiller régional de Kaffrine.

Secrétaire général de l'Union des jeunesses travaillistes libérales (UJTL), il en est exclu en novembre 2007[4]. Président de la Commission des Affaires étrangères à l'Assemblée nationale, il est évincé de ce poste en juin 2008[5]. L'assemblée Parlementaire de la Francophonie (APF) l'a élevé au rang de Commandeur de l'Ordre de la Francophonie et du Dialogue des Cultures, Ordre de la Pléiade en 2009. Il termine actuellement un Master II en Science politique (Sécurité, Défense et Paix) au Centre des Hautes Études en Défense et Sécurité (CHEDS) des Forces armées sénégalaises et de la Faculté des sciences juridiques et politiques de l'CAD.

Publications[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Le courage d’agir. Une nouvelle vision de la politique au Sénégal, (2014), L’Harmattan, Paris, 2014, 340 p. (ISBN 978-2-336-30469-4)
  • Histoire et problème de l’intégration économique des Noirs en Afrique du Sud. De la race à la classe, L’Harmattan, Paris, 402 p. (ISBN 978-2-343-05159-8)

Articles[modifier | modifier le code]

  • (en) ‘‘The Individual and his Community in Achebe’s Things Fall Apart (1958)and Arrow of God(1964)’’,2008,in Collection Bridges N° 12:Women’s Studies, Diasporas and Cultural Diversity,Dakar, Presses Universitaires de Dakar(PUD),p.283-301 (ISBN 2-913184-42-1)
  • (en) ‘‘The Role of Foreign Languages in Peace Building in Africa’’, (2009), in Annales de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines, ARCIV, UCAD Nouvelle Série N° 39 / A, Dakar, Presses Universitaires de Dakar (PUD), pp. 263 – 281 (ISSN 0850-1254).
  • « L’avenir des langues africaines: entre idéalisme et réalisme dans un contexte de mondialisation et de confusion identitaire », (2010), in Accross Disciplinary Boundaries. A Publication of the ITECOM Academy, Dakar, ITECOM, pp. 163 – 178 (ISSN 0850-3648).
  • (en) ‘‘Merging Values : The Colonial Lessons of Chinua Achebe’s Fiction’’,(2014),in ESCA Research Papers (Revue internationale de sciences humaines, sociales et techniques), N°1, Dakar, publiée par l’École Supérieure de Commerce et des Affaires (ESCA), novembre 2014, pp.205-224 (ISBN 978-2-919134-16-8).
  • (en) ‘‘Postcolonial Thinking and Politics: Cultural Perspectives with Reference to Chinua Achebe and Wole Soyinka’’, (2014), in E.S.C.A Research Papers / Special Issue :Éducation, culture et enjeux internationaux, (ouvrage collectif), textes réunis par Professeur Mamadou Kandji, Les Éditions Diaspora Académie, Dakar, p p. 217-232 (ISBN 978-2-919134-20-5).
  • « La place des migrations internationales dans les relations entre l’Afrique et les anciennes puissances coloniales : comprendre les défis culturels pour réussir le développement économique par les villes », (2014), in Safara (Revue internationale de langues, littératures et cultures), N° 13, Université Gaston Berger de Saint-Louis, p p. 181-198, (ISSN 0851-4119).
  • « Politiques coloniales, forces armées et système de conflits dans l’espace de la Sénégambie : enjeux, défis et stratégies de gestion des crises », (2015), in MultiFontaines, Revue annuelle-N°2, janvier 2015, Lomé, Togo, pp. 345-363 (ISSN 2311-1658).
  • « Nouveaux territoires et modes de gestion urbaine : quelle place pour la gouvernance traditionnelle africaine »., (2015), in Raisonnance (Cahier de réflexions des maires francophones) : Nouveaux leaders pour un nouveau monde, N° 04, Paris, janvier 2015.
  • «Conflits mémoriels et renaissance africaine. Aux sources de la créativité de la gouvernance urbaine », (2015), in Raisonnance (Cahier de réflexions des maires francophones) : Mémoire et développement, N° 05, Paris, mars 2015.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Aliou Dembo Sow, député BBY de Ranérou, Agence de presse sénégalaise, 2 juillet 2012 [1]
  2. « Aliou Sow décline l’offre d’Aguibou Soumaré », Nettali, 19 juin 2007 nettali.net
  3. « Après trois audiences avec Wade : Aliou Sow refuse le poste de directeur de cabinet technique », article sur Rewmi, 28 juin 2007 rewmi.com
  4. « Crise au PDS : Aliou Sow exclu de l'Ujtl, La réunion se termine en confrontation physique », 14 novembre 2007 xibar.net
  5. « Renouvellement du bureau de l'assemblée nationale : Aliou Sow évincé de la tête de la Commission des Affaires étrangères », article Nettali sur Rewmi, 24 juin 2008 rewmi.com

Liens externes[modifier | modifier le code]