Alindien

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Dans la Marine nationale française, l'acronyme ALINDIEN désigne l'amiral commandant de la zone maritime de l'océan Indien (ZMOI) et les forces maritimes de l'océan Indien. Il est également commandant supérieur des forces françaises aux Émirats arabes unis (COMFOR FFEAU). Alindien et son état-major sont basés depuis 2010 à Abou Dabi[1].

Zone de compétence[modifier | modifier le code]

Océan Indien.png

Alindien a compétence sur la zone maritime de l'océan Indien, qui s'étend de la mer Rouge et de l'Afrique, à l'ouest, aux Philippines et à l'Australie à l'est. Elle comprend ainsi les pays du Golfe, l'Afrique du Sud, l'Inde, l'Australie, Singapour. En revanche la zone autour de La Réunion et les TAAF ne relèvent pas de sa responsabilité.

Missions[modifier | modifier le code]

En tant que commandant de zone maritime, Alindien relève directement du chef d'état-major des armées (CEMA) ; en tant que commandant de forces maritimes, Alindien relève de l'amiral commandant la force d'action navale (ALFAN) pour la gestion et l'entraînement des unités présentes en océan Indien (hors FAZSOI).

Alindien assure normalement le contrôle opérationnel des unités et forces maritimes déployés dans sa zone de compétence, à moins qu'un autre commandant n'ait été désigné à cet effet pour une opération particulière.

Alindien assure également une forte activité de diplomatie de défense auprès de tous les pays de la zone, et cherche systématiquement à construire et développer avec eux une coopération militaire.

Il est chargé de :

  • contribuer à la stabilisation et au maintien de la paix dans la zone ;
  • contribuer à la sécurité des espaces maritimes ;
  • conduire des opérations militaires;
  • participer à la protection des ressortissants français ;
  • promouvoir la politique de défense de la France et animer les relations militaires bilatérales avec les différents pays de la zone.

Pour mener l’ensemble de ses missions ALINDIEN dispose des moyens des FFEAU et peut également avoir recours aux moyens prépositionnés auprès des forces armées en zone Sud de l’Océan Indien mais aussi des forces françaises stationnées à Djibouti. Il peut également être amené à prendre le contrôle opérationnel des bâtiments français qui transitent dans sa zone de responsabilité.

Alindien a exercé son commandement de 1973 à 2010 depuis un pétrolier-ravitailleur (La Charente A-626, un pétrolier norvégien reconverti de 1973 au puis le Var jusqu'en 2010) sur lequel il était embarqué avec son état-major et qui portait sa marque. C'était le seul commandement maritime embarqué de façon permanente de la Marine nationale. Son point d'appui principal est, depuis 2009, la base navale de soutien de Port Zayed qui relève de sa responsabilité.

Unités déployées[modifier | modifier le code]

Permanentes 
  • Le Commando Arta (détachement d'une soixantaine de commandos basé à Djibouti).
  • Le Groupe d'Intervention Renforcé (GIR) de Djibouti qui comprend une cinquantaine de fusiliers marins chargés de diverses taches de sécurisation.
Périodiques 
  • 1 à 2 bâtiments de combat, généralement une frégate et un aviso, sont déployés en permanence dans l'océan Indien.

Déployés de Brest ou Toulon, ils effectuent des missions de trois à cinq mois dans la zone.

Le commando Arta s'entraine à Djibouti avec des troupes de l’armée des États-Unis.
Occasionnelles 

Pour mener à bien l’ensemble de ses missions Alindien peut également disposer occasionnellement de moyens dépendant des FASZOI, notamment les frégates de surveillance Floréal et Nivôse basées à la Réunion, lorsque ceux-ci entrent dans sa zone de responsabilité. Le groupe Jeanne d'Arc (un BPC et une frégate) effectue presque chaque année, un passage dans l'Océan Indien sous le commandement de l'amiral commandant de la zone maritime de l'océan Indien. Le groupe aéronaval a été déployé à cinq reprises en océan Indien entre 2001 et 2011 sous la conduite de Alindien. La Marine Nationale déploie tous les deux ans un groupe de guerre des mines dans le Golfe Persique. En fonction des opérations en cours, sous-marins ou bâtiments océanographiques peuvent effectuer des missions périodiques. Un Atlantique 2 ou un aéronef de surveillance maritime de type Falcon 50 est déployé ponctuellement et est basé à Djibouti.

Missions accomplies par les forces navales en océan indien[modifier | modifier le code]

  • Opération Prométhée[2]

Déploiement de bâtiments français dans le Golfe pour dissuader toute action de l'Iran ou de l'Irak sur le trafic pétrolier durant la guerre Iran-Irak. À plusieurs reprises, les chasseurs de mines français ont assuré la sécurité des rails de navigation commerciale des détroits.

  • Opération Oside (07-16/12/1989), Expulsion de Bob Denard et de ses mercenaires des Comores, Alindien assure le commandement de la force navale.

La Marine a participé en 1990-91 à la guerre du Golfe après l'invasion du Koweït par l'Irak, puis a pris part aux opérations de contrôle de l'embargo et au déminage des eaux du Koweït.

  • Évacuation des ressortissants étrangers d'Aden en 1986 et 1994.
  • Opérations ONUSOM I et II destinées à soulager la population somalienne menacée par la guerre civile en 1992.
  • Opération Condor de à  :

Surveillance des iles Hanish dans le cadre de la médiation entre le Yémen et l'Érythrée, qui a été confiée à la France par l'ONU.

  • Mission d’assistance à caractère opérationnel Khor Angar :

De à , moyens terrestre, aériens et navals mis en œuvre pour assurer la protection des atterrages de Djibouti en raison du conflit qui opposait l'Érythrée à l'Éthiopie.

  • Opération Héracles :

De 2001 à 2012, la France est engagée au côté des États-Unis dans la lutte contre le terrorisme dans la guerre d'Afghanistan.

  • Opération d'assistance humanitaire Beryx :

En , pour venir en aide aux populations affectées par le tsunami du 26 décembre 2004.

Depuis le la France est engagée au sein de la coalition contre l'État islamique lors de la guerre d'Irak[3].

Amiraux ayant commandé la zone maritime de l’océan Indien (ALINDIEN)[modifier | modifier le code]

No. d'ordre Grade, prénom & nom Prise de commandement Fin de commandement
1. Contre-amiral Jean-Jacques Schweitzer
2. Contre-amiral André Maler
3. Vice-amiral Henri Darrieus
4. Vice-amiral Jean-Paul Orosco
5. Contre-amiral Philippe Lejeune
6. Contre-amiral Claude Corbier
7. Contre-amiral Jean-Charles Lefebvre
8. Vice-amiral Gilbert Le Meledo
9. Vice-amiral Jacques Lanxade
10. Contre-amiral Guy Labouérie
11. Contre-amiral Pierre Bonnot
12. Contre-amiral Gérard Gazzano
13. Contre-amiral Hubert Foillard
14. Contre-amiral Jean-Luc Delaunay
15. Contre-amiral Alain Béreau
16. Contre-amiral Stéphane Legrix de La Salle
17. Contre-amiral Jean-Louis Battet
18. Contre-amiral Patrice du Puy-Montbrun
19. Contre-amiral Hervé Giraud
20. Contre-amiral Hubert Pinon
21. Contre-amiral Laurent Mérer
22. Contre-amiral Richard Wilmot-Roussel
23. Vice-amiral Xavier Rolin
24. Contre-amiral Hubert de Gaullier des Bordes
25. Contre-amiral Jacques Launay
26. Vice-amiral Gerard Valin
27. Contre-amiral Bruno Nielly
28. Vice-amiral Marin Gillier
29. Contre-amiral Antoine Beaussant
30. Contre-amiral Didier Piaton
31. Contre-amiral Didier Maleterre En cours

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) ALINDIEN : la fin du commandement permanent embarqué, Mer et marine, 9 juillet 2010
  2. Cols bleus no 2813
  3. « Irak: l'opération française s'appelle Chammal », sur Le Figaro, (consulté le 20 septembre 2014).

Liens externes[modifier | modifier le code]