Alimentation de type occidental

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Évolution de la consommation de viande en France de 1803 à 2013[1],[2].

L'alimentation de type occidental est une alimentation qui se distingue de celle prévalente durant la majorité des deux millions d'années d'évolution humaine par des sources de protéines principalement animales, une consommation plus faible de glucides mais dont la moitié est constituée de sucres, un triplement de la consommation de lipides - principalement d'origine animale -, une consommation de fibres de trois à cinq fois plus faible et provenant en majorité de fruits et légumes plutôt que d'aliments de base riches en amidon et enfin une consommation de sel de dix à quinze fois plus élevée[3]. L'alimentation de type occidental a été introduite en partie par la révolution néolithique 10 000 ans avant notre ère, et surtout par la révolution industrielle au début du 19e siècle[3],[4],[5].

Évolution de l'alimentation[modifier | modifier le code]

La révolution néolithique a introduit les aliments de bases de l'alimentation occidentale, parmi lesquels les viandes d'animaux domestiqués (plus grasses), le sucre, l'alcool, le sel, les céréales et les produits laitiers[4],[5]. L'alimentation occidentale moderne a vu le jour après la révolution industrielle, qui a introduit de nouvelles méthodes de transformation des aliments ajoutant les céréales raffinées (farine blanche, riz blanc), les sucres raffinés et les huiles végétales raffinées à l'alimentation occidentale et augmentant les taux d'acides gras saturés et d’oméga-6 de la viande[5].

Effets sur la santé[modifier | modifier le code]

Article connexe : Maladie liée au mode de vie.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Yvan Lepage, « Évolution de la consommation d'aliments carnés aux XIXe et XXe siècles en Europe occidentale », Revue belge de philologie et d'histoire, vol. 80, no 4,‎ , p. 1459–1468 (DOI 10.3406/rbph.2002.4680, lire en ligne, consulté le 6 mars 2017) (1803-1950).
  2. « FAOSTAT, Bilans Alimentaires : Disponibilité alimentaire en quantité (kg/personne/an) », sur www.fao.org (consulté le 6 mars 2017) (1961-2013).
  3. a et b (en) D.P. Burkitt, « Western diseases and their emergence related to diet », South African Medical Journal, vol. 61, no 26,‎ (ISSN 0256-9574 et 2078-5135, lire en ligne, consulté le 22 décembre 2017)
  4. a et b (en) Pedro Carrera-Bastos, Maelan Fontes-Villalba, James H O'Keefe et Staffan Lindeberg, « The western diet and lifestyle and diseases of civilization », Research Reports in Clinical Cardiology, vol. 2,‎ (DOI 10.2147/RRCC.S16919, lire en ligne, consulté le 17 mars 2018)
  5. a b et c (en) Loren Cordain, S. Boyd Eaton, Anthony Sebastian, Neil Mann, Staffan Lindeberg, Bruce A. Watkins, James H. O’Keefe et Janette Brand-Miller, « Origins and evolution of the Western diet: health implications for the 21st century », The American Journal of Clinical Nutrition, vol. 81, no 2,‎ , p. 341–354 (ISSN 0002-9165, PMID 15699220, DOI 10.1093/ajcn.81.2.341, lire en ligne)