Alif Naaba

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Alif Naaba
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Alif Naaba
Informations générales
Naissance (37 ans)
Koudougou au Burkina Faso
Activité principale Chanteur, compositeur, musicien
Genre musical Afropop, afrobeat, folk musiques du monde
Années actives Depuis 1999
Site officiel www.alifnaaba.net

Noura Mohamed Kaboré, connu sous le nom de scène Alif Naaba (né le à Koudougou) est un chanteur auteur-compositeur-interprète burkinabè.

Biographie[modifier | modifier le code]

De son vrai nom Noura Mohamed Kaboré[1], surnommé le Prince aux pieds nus[2], Alif Naaba est un auteur compositeur et interprète originaire du Burkina Faso. Né en 1982 à Koudougou, issu d’une famille princière, il est très tôt plongé dans la musique traditionnelle, par les mélodies fredonnées par sa mère qui est chansonnière[3]. Dans les années 1990, Alif Naaba s'essaie dans divers styles musicaux, mais rien ne semble lui réussir. Jusqu’à ce qu'il décide de créer une démarche propre à ses inspirations profondes. Sa musique associe des compositions Jazz, pop-folk et musique traditionnelle moagha, pour créer un style spécifique[4],[3].

En 1999, il enregistre Regards Métis, son premier album. C'est un succès pour lui, avec notamment le prix de meilleur artiste de la diaspora décerné par les Kundés, Récompenses de la Musique burkinabè. Il a vécu en Côte d'Ivoire jusqu'en 2003[5]. En 2005, Foo, son second album, confirme l'accueil de celui qu'on appelle Le Prince aux pieds nus. Avec cet album, Alif Naaba obtient le prix de Meilleure chanson francophone aux Kundé[4].

En 2007, il chante avec l'Italienne Irene Grandi[6]. En 2008 et 2009, à la suite de sa rencontre avec la dramaturge et metteuse en scène rwandaise Odile Gakire Katese, il compose la musique qui célèbre le 15e anniversaire du génocide au Rwanda, dans la pièce Nguino Ubeho[3].

Wakat, sorti en 2009, est le 3e album de celui qui sera désigné Meilleur artiste de l'année 2010 par le quotidien L'Observateur Paalga. En 2012, Alif Naaba est lauréat du prix "Visa pour la création". À ce titre, il fait plusieurs résidences entre Kigali au Rwanda, Paris en France et Ouagadougou au Burkina Faso. Son 4e album est présenté au public le  : il s'intitule Yiki (Lève-toi). Dans la foulée, Alif Naaba enchaîne avec une tournée de 12 spectacles dans 10 pays en Afrique [7]. Il organise par ailleurs des concerts en France et en Afrique, et participe à des festivals[3]. Alif Naab est l'initiateur d'un centre de création consacré au monde des arts appelé « Paongo », centre qui a été inauguré le [8].

Festivals, événements[modifier | modifier le code]

Alif Naaba a participé notamment aux festivals, événements et marchés suivants :

Alif Naaba sur scène
  • Concert au Rwanda en 2010[11]
  • Festival international Cervantino au Mexique en 2010[4]
  • Concert à Ouagadougou en 2013[13]
  • Marché des Arts du Spectacle Africain en Côte d'Ivoire - MASA (1er au [14]
  • concert en à la Maison du peuple de Ouagadougou et concert au théâtre de l'amitié de Bobo Dioulasso[15]

Discographie[modifier | modifier le code]

  • 1999 : Regards Métis[16]
  • 2005 : Foo[3]
  • 2009 : Wakat[3]
  • 2013 : Yiki[3]

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • "Le Meilleur album de la Diaspora 2006"[17]
  • "Kundé du public 2006"[17]
  • "Clip d'or 2006"[17]
  • "Meilleure chanson francophone" avec le titre Enfin ce soir[17]

Engagement social[modifier | modifier le code]

Alif Naaba est un artiste musicien engagé. Son histoire personnelle le conduit à se consacrer à des œuvres sociales, pour contribuer à construire l'avenir des autres, particulièrement celui des enfants. Alif Naaba a été désigné Ambassadeur de Bonne Volonté de l'Orphelinat Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus de Loumbila. Le 2 octobre 2010, il a animé un concert de collecte de plus de 27 400 euros pour équiper le dispensaire de l'Orphelinat et pour acheter une ambulance. Le 6 octobre 2012, il récidive avec un concert de collecte de fonds, pour étendre et équiper la pouponnière de l'Orphelinat Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus de Loumbila : 38 000 euros collectés. Le 23 novembre 2013, Alif Naaba participe à une collecte de fonds au profit de la Fondation Rama (Lutte contre la fistule obstétricale) : 7 600 euros collectés. Le 22 février 2014, aux côtés du Lions Club de Ouagadougou, il collecte des fonds en faveur des enfants malades du noma.[réf. nécessaire]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Culture : Alif Naaba offre un Centre artistique dénommé « Paongo » », sur lefaso.net, (consulté le 24 juin 2016).
  2. « Alif Naaba », sur afrik-musique.com (consulté le 24 juin 2016).
  3. a b c d e f et g Vincent Duhem, « Musique : au Burkina, on en pince pour le Prince, alias Alif Naaba », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne)
  4. a b et c « Alif Naaba », sur Africultures
  5. El Watan, « Concert-Alif Naaba à Alger : Le prince de Konkistenga », sur djazairess.com, (consulté le 17 juin 2016).
  6. (it) « Irene Grandi al Mantova Outlet Village », Eko Journal,‎ (lire en ligne)
  7. Juvénal Somé, « Musique : Yiki, le nouvel album d’Alif Naaba », LeFaso.net,‎ (lire en ligne)
  8. Guy Serge Aka, « Burkina Faso: Culture - Alif Naaba met un centre de création à la disposition du monde des arts », sur allafrica.com, (consulté le 24 juin 2016).
  9. « Festival Lafi Bala 2007 », sur Africultures
  10. Issouf Sare, « Musique : Alif Naaba séduit Abidjan », LeFaso.net,‎ (lire en ligne)
  11. a b et c Horizons, « Alif Naaba artiste burkinabé : «Ma culture épouse toutes les musiques du Globe» », sur djazairess.com, (consulté le 17 juin 2016).
  12. (en) « Alif Naaba In Concert: GlobalFEST 2010 », NPR,‎ (lire en ligne)
  13. Moussa Diallo, « Concert-live de Alif Naaba : Le jardin de la musique Reemdoogo a refusé du monde », sur slateafrique.com, (consulté le 24 juin 2016).
  14. Pierre René-Worms, « Masa: le «hip hop griot» et le prince aux pieds nus », RFi,‎ (lire en ligne)
  15. Claudy Siar, « Actualité des musiques afro et Alif Naaba », sur rfi.fr, (consulté le 24 juin 2016).
  16. « Alif Naaba à la salle EL-Mouggar - Le prince aux pieds nus en concert », Le Soir d'Algérie,‎ (lire en ligne).
  17. a b c et d Le Temps d'Algérie, « Le chanteur Alif Naaba, ce JEUDI au Mougar », sur djazairess.com, (consulté le 17 juin 2016).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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