Alice Dunbar-Nelson

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Alice Dunbar Nelson
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Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Alice MooreVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Conjoints
Paul Laurence Dunbar (de à )
Henry Arthur Callis (en) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Mouvement
Œuvres principales
Mine Eyes Have Seen (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Alice Ruth Moore Dunbar Nelson (La Nouvelle-Orléans, 19 juillet 1875 - Philadelphie, 18 septembre 1935) est une poétesse, journaliste et activiste politique américaine. Elle fait partie de la première génération de personnes noires nées libres dans le sud des États-Unis après la Guerre de Sécession. Elle a contribué à l'essor du mouvement artistique appelé Renaissance de Harlem. Bisexuelle, elle a été mariée trois fois, Son premier mari était le poète Paul Laurence Dunbar. Par la suite, elle s'est remariée avec le médecin Henry À. Callis puis avec  Robert J. Nelson, également poète et activiste en faveur des droits civils.

Biographie[modifier | modifier le code]

Alicia Dunbar Nelson est née à La Nouvelle Orléans, de parents appartenant à la classe moyenne. Sa mère, une ancienne esclave du nom de Patricia Wright, était couturière, et son père, Joseph Moore, était marin. Ils faisaient tous les deux partie de la communauté créole de la ville. À une époque où moins de 1% de la population fréquentait l'université, elle sort diplômée de l'université Straight (aujourd'hui Université Dillard) en 1892 et commence à travailler comme institutrice dans les écoles publiques de La Nouvelle Orléans.

En 1895, son premier recueil de contes et de poèmes, Violets and Other Tales, est publié par The Monthly Review.[1] Alicia Moore se rend alors à Brooklyn (New York) et entame une correspondance avec le poète afro-américain Paul Dunbar. Elle se rapproche de lui en déménageant à Washington et ils se marient en 1898. Ils se séparent quelques années plus tard (en 1902) mais ne divorcent pas. Si certaines rumeurs placent les difficultés du mariage Dunbar sur le compte des relations lesbiennes extra-conjugales d'Alice Dunbar, cette dernière quitte leur foyer en raison de violences conjugales. À l'époque, Alice Dunbar-Nelson ne les porte pas à la connaissance du public, notamment pour protéger le travail de Paul Dunbar[2] qui meurt quatre ans plus tard en 1906.

Alice Dunbar déménage à Wilmington (état de Delaware) et enseigne au lycée d'Howard pendant plus d'une décennie. En 1910, elle se remarie avec Henry A. Callis, un médecin et professeur reconnu qui enseigne à l'Université d'Howard, mais elle divorce de nouveau peu de temps après. 

En 1915, elle se sert de la réputation de Paul Dunbar, et de son statut de veuve, pour faire activement campagne auprès des hommes de sa communauté pour que soit accordé le droit de vote aux femmes. Dans un club, une semaine avant le vote du 2 novembre, elle fait référence, tout en les taisant, aux violences conjugales vécues lors de son mariage : "I appeal to you not to slap wives, sisters and mothers in the face on November 2, but vote 'yes' to this question". Ce double discours est nécessaire dans une société où la législation envers le droit des femmes n'existe pas, et où, si Alicia Dunbar l'énoncait, les journaux blancs s'empresseraient de raciser cette question, dévalorisant la communauté noire.[2]

En 1916, elle se remarie une nouvelle fois avec le poète et activiste Robert J. Nelson. Elle reste avec lui jusqu'à la fin de sa vie.

A partir de 1920, elle coédite Wilmington Advocate, un journal noir progressiste. Elle publie également The Dunbar Speaker and Entertainer, une anthologie littéraire pour le public noir.

Dans les années 1920 et 1930, elle continue à s'investir dans l'activisme en faveur des droits des femmes et des afro-américains et dans le journalisme. Elle continue à écrire des contes et des poèmes, en parallèle de ses articles, essais et critiques qui paraissent dans des journaux, revues et publications académiques et donne également des conférences. 

Son journal est publié à titre posthume, en 1986, par l'universitaire et poète Gloria T. Hull, sous le titre de Give Us Each Day: The Diary of Alice Dunbar-Nelson. C'est le second journal d'une afro-américaine qui est alors publié aux États-Unis.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

  • Violetas et autres contes (Violets and Other Tels), Boston: Monthly Review , 1895. [1]
  • L'avantage de San Roque et autres récits (The Goodness of St. Rocque and Other Stories), 1899 

Articles[modifier | modifier le code]

  • "Wordsworth'S Usez of Milton's Description of Pandemonium", 1909, dans Modern Language Remarques.
  • Masterpieces of Noir Eloquence, 1914.
  • "People of Couleur in Louisiane", 1917, Journal of Noir History
  • Mine Eyes Have Seen, 1918, Oeuvre en  un acte, dans The Crisis
  • Des poèmes ont été publiés dans Crisis, Ebony et Topaz, le journal de la National Association for the Advancement of Colored People (NAACP)
  • Des poèmes ont été publiés dans Opportunity, le journal de la Urban League.
  • Caroling Dusk - À collection of African-American poets, 1927, en comprenant "I Sit and I Sew"
  • "Snow in October" et "Sonnet", 1927
  • "The Colored United States", 1924, The Messenger, Revue littéraire et politique de New York
  • "From À Woman's Point of View" ("Unit Femme Dit"), 1926, colonne pour le Pittsburgh Courier.
  • "As in à Looking Glass", 1926-1930, colonne pour le journal Washington Eagle
  • "Sous It Seems to Alice Dunbar-Nelson", 1930, colonne pour le Pittsburgh Courier

Journal intime[modifier | modifier le code]

  • Give Us Each Day: The Diary of Alice Dunbar-Nelson. dir. Gloria T. Hull, New York: W W Norton & Co Inc, 1986.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Violets and Other Tels
  2. a et b (en) Ellen Gruber Garvey, Writing with Scissors: American Scrapbooks from the Civil War to the Harlem Renaissance, Oxford University Press, , 320 p. (ISBN 978-0199927692, lire en ligne), p. 205

Liens externes[modifier | modifier le code]