Alice Bailly

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Alice Bailly
Alice Bailly Hinterhof.jpg
Hinterhof
Naissance
Décès
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LausanneVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Alice Bailly ( - ) est une peintre et graveuse suisse, née à Genève. Vaudoise d'adoption, elle fut proche des mouvements avant-gardistes du début du XXe siècle (cubisme, mouvement Dada), Fauvisme) qu'elle a contribué à faire connaître en Suisse romande.

Biographie[modifier | modifier le code]

Élève de l'École des demoiselles (Genève), Alice Bailly expose pour la première fois en 1900. Entre 1902 et 1904, elle se rend en Valais ou elle compose une série de gravures "Les scènes valaisannes". En 1906, elle s'installe à Paris. Elle découvre en 1907 la Bretagne et y compose une nouvelle série de gravures "Les scènes bretonnes". En 1909, elle séjourne chez Cuno Amiet, avec qui elle se lie d'amitié, et elle obtient sa première bourse fédérale des beaux-arts. Le fauvisme influencera sa peinture jusqu’en 1910. En 1911, elle se rend en Seine-et-Oise où elle rencontre André Lhote, Raoul Dufy et Roger Allard. À Paris, elle élargit son cercle d’amis et sa peinture évolue vers un cubisme coloré, ce qui lui vaudra d’être classée parmi les orphistes (Orphisme (art)) par Guillaume Apollinaire.

En 1914, Alice Bailly revient en Suisse, à Genève, où elle s'installe et où elle expose au Musée Rath. De retour à Paris, en 1921, elle n’y retrouve pas le succès, malgré ses expositions au Salon des Indépendants et au Salon d’Automne. Même si en 1923 elle s’établit à Lausanne, elle continue à séjourner par intermittences dans la Ville-Lumière, où elle conserve un appartement.

Alice Bailly invente le concept de « tableaux-laine » dès 1916, terme qu'elle crée pour éviter que l'on qualifie de « broderies » ses tableaux « peints avec de la laine ». Entre 1917 et 1923, elle exécute une cinquantaine de tels «tableaux-laine»: des fils multicolores sont lancés en lignées parallèles par-dessus et par-dessous une toile de coton.

Elle est aussi connue pour son ornementation murale au Théâtre municipal de Lausanne[1].

Elle meurt en son atelier de Longeraie à Lausanne en 1938.

Une exposition posthume en 1938 (puis en 1968 et 1985), ainsi que l’attribution d’une bourse Alice Bailly dès 1946 ont contribué à sa réputation. Les publications internationales consacrées à la femme artiste ont amplifié sa notoriété à partir du début des années 1980[2].

Principales expositions[modifier | modifier le code]

  • Salon des artistes indépendants, Paris, 1908-1913
  • Internationale Kunstausstellung, Munich
  • Salon d'automne, Paris
  • Galerie Georges Petit, Paris
  • Zurich SPSAS, 1912
  • Genève Musée Rath et mai-série 1912, 1913
  • Neuchâtel, 1912
  • Berne, exposition nationale suisse, 1913
  • Genève, Galerie Moos, 1918
  • Kunsthaus de Zurich, 1919
  • Kunsthalle de Berne, 1921
  • Genève, exposition municipale
  • Venise, Biennale 1926 (elle reçut le prix de la Biennale de Venise)[3]
  • Kunsthalle de Berne, 1927
  • Genève, Athénée 1932
  • Kunsthalle de Berne, 1933
  • Musée du Jeu de Paume, Paris, 1934
  • Basel, rétrospective septembre 1938
  • Genève, Musée de l'Athénée, 1957 (Cent ans de peinture genevoise : à l'occasion du centenaire de la Société des amis des beaux-arts)[4]

Collections[modifier | modifier le code]

Suisse

Etats-Unis

France

Fondation[modifier | modifier le code]

  • La Fondation Alice Bailly a été créée en 1946 pour soutenir des jeunes artistes suisses et romands.

Commandes publiques suisses :

  • Triptyque, Maison de la Radio de Neuchâtel
  • Hall de la gare de Neuchâtel, 1934
  • Théâtre municipal de Lausanne, 1936

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Schwok, Claire-Lise. - Alice Bailly. Dans: Les femmes dans la mémoire de Genève . - Genève : S. Hurter, 2005. - p. 188-189
  2. « SIKART », sur sikart.ch (consulté le 29 novembre 2016).
  3. Schwok, Claire-Lise. - Alice Bailly. Dans: Les femmes dans la mémoire de Genève, Genève, S. Hurter, 2005, p. 189
  4. P.-F. S., « Cent ans de peinture genevoise », Journal de Genève,‎ (lire en ligne)
  5. Estampes d'Alice Bailly

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Albert Rheinwald, L'art d'Alice Bailly, 1918, Galerie Moos.
  • Georges Peillex, Alice Bailly, éditions Pierre Cailler, 1968
  • Claire-Lise Schwok, « Alice Bailly », Les femmes dans la mémoire de Genève, Genève : S. Hurter, 2005, p. 188-189
  • Paul-André Jaccard, La fête étrange (exposition au Musée cantonal des beaux-arts de Lausanne, 14 octobre 2005 - 15 janvier 2006), Éditions des 5 continents, septembre 2005 (ISBN 2-940027-50-1).
  • Artistes à Genève : de 1400 à nos jours, Genève : L'APAGe : Notari, 2010, p. 34-35
  • Allgemeines Künstlerlexikon (Internationale Künstlerdatenbank online)
  • Paul-André Jaccard, « Bailly, Alice Marie Louise », dans SIKART Lexikon zur Kunst in der Schweiz, 1998 (actualisé en 2016), (en ligne).
  • Johanna Daniel, "Les estampes d'Alice Bailly", dans Sous les coupoles, blog de la bibliothèque de l'INHA, 16 mai 2017, (en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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