Alhambra (Genève)

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L'Alhambra
Description de l'image Alhambra Geneva.JPG.
Type Salle de concert
Lieu 10 Rue de la Rôtisserie, 1204 Genève
Architecte(s) Paul Perrin
Inauguration 8 janvier 1920
Anciens noms Théâtre cinématographique Omnia
Gestionnaire Ville de Genève
Direction Association des utilisateurs de l'Alhambra (l'AdudA)
Protection classé monument historique en 1996
Site web http://www.alhambra-geneve.ch/

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Alhambra (Genève)

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Alhambra (Genève)

L’Alhambra est une salle de spectacle de la ville de Genève construite dans les années 1920 et classée monument historique depuis 1996[1]. Destinée aux musiques actuelles, la salle est située au no 10, rue de la Rôtisserie et a été rénové entre 2012 et 2015.

Historique[modifier | modifier le code]

L’architecte Paul Perrin construit l’Alhambra entre 1918 et 1920[2]. Appartenant alors à la Société immobilière Domus, la salle est d’abord un théâtre cinématographique. Son nom d’origine : Omnia, dont l’inscription est visible encore au-dessus du péristyle de l’entrée. La salle est inaugurée le 8 janvier 1920 et peut alors accueillir jusqu’à 1400 personnes[3]. Elle dispose d'un orchestre symphonique pour accompagner les films[4].

Entre 1924 et 1926, l’Alhambra accueille de moins en moins de séances de cinéma ; ce dernier est remplacé par des revues, opérettes, vaudevilles, conférences ou même soirées sportives. Rapidement, des directeurs de salles de cinéma (dont Lucien-Lévy, dit Lansac, directeur de la succursale suisse d'Omnia[5]) critiquent ce changement. Leurs incriminations vont mener à une amélioration de l’Alhambra, qui en 1928 ou 1929[4] reçoit la première installation de cinéma sonore du pays[5].

Dans le courant du XXe siècle, l’Alhambra change plusieurs fois de propriétaire. En 1961, la Société immobilière Domus vend l’Alhambra à l’État de Genève. Ce dernier possédera la salle jusqu’en l’an 2000, lorsqu’il remettra la salle à la Ville de Genève[6].

En 1995, la salle frôle[réf. nécessaire] la démolition et est sauvée[non neutre] en votation populaire, avec l'aide[non neutre] du Comité de sauvegarde de l’Alhambra. Sans cette dernière[réf. nécessaire], l’édifice aurait été remplacé par un parking[3]. Le bâtiment est donc sauvé[non neutre], mais un besoin de renouveau se fait tout de même sentir. Cet espace, qui avait accueilli Maurice Chevalier en septembre 1926 puis en 1940[7], doit être rénové. Dès lors, les discussions et réflexions commencent. En 1996, l’Alhambra est classé monument historique[5].

Il faudra attendre 2011 pour le commencement de la rénovation – cette dernière se déroulera entre 2012 et 2015.

Structure / Architecture[modifier | modifier le code]

L’Alhambra possède une structure en béton armé – c’est d’ailleurs probablement le premier bâtiment à Genève entièrement réalisé ainsi[8]. Son enveloppe, quant à elle, est en simili-pierre. À l’origine, l’édifice est composé de trois corps de bâtiment : l’entrée, la salle et le tour de scène. La cage de scène atteint les quinze mètres de haut. Au niveau du décor, certains éléments se rapprochent du répertoire baroque (oculi, fronton cintré, corniches saillantes, etc.), d’autres de celui de l’Art Déco (dont le plafond incurvé à caissons en stuc). Durant la rénovation, une partie annexe a été rajoutée afin de pouvoir agrandir les locaux : loges, bureaux, dépôts et ateliers y ont trouvé leur place[2].

Rénovation (2012-2015)[modifier | modifier le code]

La rénovation avait plusieurs buts ; premièrement, améliorer l’accueil (du public, mais également des artistes). Deuxièmement, augmenter le nombre de spectacles proposés ainsi qu’offrir une plus grande variété. L’idée était de mettre sur pied une « maison de la musique », un lieu possédant une bonne qualité acoustique et une capacité conséquente. Le focus est mis sur les musiques actuelles : d’autres salles à Genève existent déjà pour la musique classique. Petite exception : il est décidé que la salle pourra également accueillir certaines ouvertures et clôtures de festivals de films dans le but de continuer à faire vivre l’objet premier du lieu : le cinéma[9].

Cette rénovation visait à faire coïncider patrimoine et contemporanéité. Concrètement, de nombreux éléments ont été rénovés, voire changés. Au niveau du décor, c’est l’artiste genevoise Carmen Perrin qui a été mandatée pour repenser le lieu. Avec un budget de 25,2 millions et trois ans de travaux, la rénovation de l’Alhambra fut conséquente[10].

Réouverture de la salle (2015)[modifier | modifier le code]

L’Alhambra est inaugurée lors de la 24e Fête de la musique de Genève le 19 juin 2015. De nombreux concerts (Orioky, The Young Gods, Eleventh, Cardiac, etc.) de musiques actuelles ont lieu durant tout le week-end. L’Alhambra reprend officiellement son activité le avec la venue de l’artiste suisse Stephan Eicher dans le cadre de la Bâtie-Festival de Genève.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « L'Alhambra entièrement rénovée s'apprête à ouvrir ses portes à Genève », RTS,‎ 27 mars 2015. (lire en ligne)
  2. a et b Brochure de la Ville de Genève, Rénovation et extension, bâtiment patrimonial : 10, rue de la Rôtisserie – Alhambra, Genève, 2015.
  3. a et b Courtiau Catherine, L’Alhambra – Théâtre cinématographique, Genève, Conservation du patrimoine architectural, 1999, rapport no 69.
  4. a et b « Avec l'Alhambra, l'histoire en question. », Journal de Genève,‎ 10 septembre 1994. (lire en ligne)
  5. a, b et c "L’Alhambra, une salle polyvalente historique", Alerte, Catherine Courtiau, décembre 2008, revue trimestrielle.
  6. Courtiau Catherine, Théâtre de l’Alhambra – Étude complémentaire, Genève, Conservation du patrimoine architectural, 2008, rapport no 69/1, p. 49.
  7. Journal de Genève, numéros du 16.09.1926 et du 01.12.1940.
  8. "Les Salles de cinéma, objets du patrimoine genevois", Revue du Vieux-Genève, 1995, revue annuelle.
  9. "Le rideau de l'Alhambra se lève pour de bon", Le Courrier, 1 septembre 2015.
  10. « Genève retrouve sa mythique Alhambra », Le Temps,‎ 27 mars 2015. (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]