Algue d'eau douce

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Les algues d'eau douce sont les algues dont le cycle de vie se déroule généralement dans les eaux douces. Certaines de ces algues supportent de longues périodes d'exondation, c'est-à-dire qu'elles peuvent supporter de vivre pour un temps hors de l'eau. . Bien moins nombreuses que les algues marines, elles jouent comme ces dernières un rôle important en tant qu'éléments du phytoplancton (l'une des bases du réseau trophique) et en raison de leur contribution à l'oxygénation de l'eau via la photosynthèse. Ces algues quand elles sont microscopiques contribuent à la couleur et à la turbidité de l'eau.

Quelques espèces sont utilisées pour l'alimentation humaine ou font l'objet de recherches pour la chimie verte et la production d'algocarburants.

L'étude des algues est la phycologie.

Quelques espèces profitent de l'eutrophisation générale des milieux, et localement de la salinisation. Dans les « milieux passagers » (qui se réchauffent plus vite au soleil) leur cycle de vie peut être accéléréj[1],

Grandes classifications, taxonomie[modifier | modifier le code]

On distingue généralement les algues macroscopiques, fixées ou libres des algues unicellulaires microscopiques qui font partie du phytoplancton.

Taxonomie : Les algues ne constituent pas un groupe évolutif unique[2], mais désignent différents types de taxons et d'organismes pouvant appartenir à des groupes phylogénétiques différents[3].

Description générale, typologie[modifier | modifier le code]

De fait les algues d'eau douce peuvent être :

Leur morphologie est moins variée que chez les algues marines.

Comme toutes les algues et à la différence des plantes supérieures dites vasculaires, elles ne possèdent pas de tissus nettement individualisés.

On appelle souvent à tort « algue » toutes les plantes aquatiques, alors qu'il existe aussi de vraies plantes vasculaires qui vivent sous l'eau faisant toutefois généralement des fleurs en surface, ce sont notamment des Spermaphytes secondairement retournées à la conquête des eaux douces (Potamogetonacées, Hydrocharitacées, Utriculaires, etc.)

Certaine algues unicellulaires se sont parfaitement adaptées à la vie terrestre, en symbiose avec des lichens ou seules dans des milieux au moins périodiquement humides et jusqu'en milieux extrêmes (Chlamydomonas nivalis vit dans les glaciers et Trentepohlia sp. est responsable des traînées rougeâtres sur le crépi des maisons de l'ouest de la France).

Certaines algues parasitent ou colonisent d'autres organismes ou encore s'intègrent dans une cohabitation symbiotiques stabilisées, les lichens ou certaines éponges d'eau douce (ex : Spongilla lacustris).

Utilisations[modifier | modifier le code]

Algues exploitées par l'Homme[modifier | modifier le code]

Alimentation humaine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Algue alimentaire.

La spiruline, micro algue bleue, commercialisée sous forme de gélule comme complément particulièrement riche en protéines, acide γ-linolénique et en vitamines.

Par leur capacité à filtrer l'eau et à concentrer ses constituants même en quantité infinitésimale[4].

Alimentation animale[modifier | modifier le code]

Usages industriels[modifier | modifier le code]

Production de biocarburants (algocarburants)[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Comère M.J (1910) De l'évolution périodique des algues d'eau douce dans les formations passagères. Bulletin de la Société Botanique de France, 57(7), 558-563.
  2. Bourrelly P (1985). Les algues d'eau douce: initiation à la systématique. Paris (France).
  3. Voir en particulier les ouvrages :
    • (langue non reconnue : <abbr + langue non reconnue : class="abbr + langue non reconnue : indicateur + langue non reconnue : title="langue + langue non reconnue : français">(fr)< + langue non reconnue : abbr>) Bruno de Reviers, Biologie et phylogénie des algues, vol. 1 : tome 1, Paris, Belin, coll. « Belin Sup Sciences / Biologie », , 352 p. [détail des éditions] (ISBN 978-2-7011-3083-5, ISSN 1158-3762)
    • (langue non reconnue : <abbr + langue non reconnue : class="abbr + langue non reconnue : indicateur + langue non reconnue : title="langue + langue non reconnue : français">(fr)< + langue non reconnue : abbr>) Bruno de Reviers, Biologie et phylogénie des algues : Tome 2, vol. 2 : tome 2, Paris, Belin, coll. « Belin Sup Sciences / Biologie », , 256 p. [détail des éditions] (ISBN 978-2-7011-3512-0, ISSN 1158-3762)
  4. Capacité qui est à la base des phénomènes biologiques, et qui permet en particulier l'alimentation de chaque organisme vivant. Cette capacité se transforme en inconvénient lorsqu'il s'agit de polluants, qui sont alors de plus en plus concentrés tout au long de la chaîne alimentaire : le plancton consommé par des petits poissons, consommés eux-mêmes par des poissons carnivores, puis par les hommes. À chaque niveau la concentration dans les tissus est de l'ordre de 10, ce qui peut rendre la concentration finale importante, et très supérieure aux normes sanitaires. On parle de concentration dans les chaînes alimentaires.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

  • (en) Algaebase, inventaire des algues du monde.

Guide d'identification des microalgues, macroalgues et cyanophycées[modifier | modifier le code]