Alfredo Catalani

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Alfredo Catalani
Description de l'image Alfredo Catalani 2.jpg.
Naissance
Lucques, Drapeau du Grand-duché de Toscane Grand-duché de Toscane
Décès (à 39 ans)
Milan, Drapeau du Royaume d'Italie Royaume d'Italie
Activité principale compositeur
Style opéra
Formation Conservatoire de Milan
Enseignement Conservatoire de Milan

Alfredo Catalani (né le à Lucques, à Milan) est un compositeur italien de la seconde moitié du XIXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Eugenio Catalani, le père, était un bon pianiste et un compositeur, élève de Giovanni Pacini. Il s'était consacré à l'enseignement public et privé, au Collège de S. Ponziano, où il a rencontré et épousé plus tard Giuseppina Picconi, appartenant à une famille distinguée de Cesena. Giuseppina a abandonné après son mariage son emploi d'éducatrice dans la maison du noble Ghivizzano. Pour aider son mari, dont les revenus étaient modestes, elle a fondé un institut de formation des femmes qui est devenu l'un des plus réputés de la ville. L'oncle d'Alfredo, Felice Catalani, était aussi un musicien. Alfredo Catalani a fait de très bonnes études, obtenant son baccalauréat en 1871 (l'année où est morte à quatorze ans sa sœur Elisa). Les parents le poussaient ensuite à poursuivre des études supérieures, mais il avait la passion de la musique. Il avait appris le piano. Il a approfondi dès sa jeunesse les bases de l'harmonie et du contrepoint à l'Institut de Musique de Lucques, dirigé par Fortunato Magi, oncle de Giacomo Puccini et condisciple de son père, qui a soumis l'enfant surdoué à une discipline constante et rigoureuse. Une messe en mi mineur pour quatre voix mixtes et orchestre, composée entre l'automne 1871 et le printemps de l'année suivante a été jouée (selon une vieille tradition de Lucques) sous la direction d'Alfredo, le 9 juin, dans la cathédrale: c'était ses débuts en public, avant même d'être admis à l'Institut de Musique. Ce morceau a également été la seule composition sacrée du musicien. Une symphonie en fa majeur en un seul mouvement (qui révèle les limites dans ce genre du compositeur) a été jouée avec une Romance pour baryton et orchestre sous la direction de l'auteur en juillet 1872, au moment où il achève ses études à l'Institut et obtient le premier prix de contrepoint et de composition. Le concert avait été organisé à l'occasion de la distribution des prix et a obtenu un grand succès, peut-être le seul, qui a été décerné par son lieu de naissance.

En 1872, Alfredo est allé étudier à Paris où il a fréquenté le conservatoire comme simple auditeur. Admis sans examen, il a étudié la composition avec François Bazin et le piano avec Antoine-François Marmontel. Entre l'automne 1872 et l'été 1873, il a assisté aux concerts de Société nationale de musique lors desquels il a pu entendre les intermèdes de l'Arlésienne de Bizet, l'oratorio Rédemption de Franck, certains poèmes pour orchestre de Camille Saint-Saëns, et un grand nombre de pièces de musique de chambre, musique vocale et instrumentale, toutes œuvres qui lui ont certainement ouvert de nouveaux horizons.

De retour à Lucques pour le conseil de révision, il a été réformé pour sa faible constitution. Il entre alors au conservatoire de Milan où il a comme professeur de composition Antonio Bazzini. Dans ses premières années de séjour à Milan, Catalani a composé beaucoup de musiques de genres divers. Il est retourné à Milan à la fin de l'automne 1874, frappé par la mort de son frère Robert. Catalani trouvé du réconfort dans l'étude et grâce à l'amitié d'un élève du conservatoire, Antonio Smareglia. Arrigo Boito lui a offert son livret, une « églogue orientale » en un acte La Falce, pour être mis en musique comme dernier essai à la fin des cours au conservatoire de Milan. Après diverses péripéties, l'opéra a été présenté à l'Académie de théâtre en août 1875 sous la direction du compositeur lui-même. La partition a été publiée en 1876 par Giovannina Lucca, adversaire courageuse de Riccordi et a rapporté un peu d'argent au compositeur.

À cette époque, Catalani a trouvé dans le livret de Elda de Carlo d'Ormeville (tiré de la ballade Lorelei de Clemens Brentano) un sujet particulièrement romantique et riche. Le travail l'a absorbé pendant environ deux ans. Le 31 janvier 1880, le drame fantastique en quatre actes a été créé, sous la direction de Carlo Pedrotti au Teatro Regio de Turin, et a été représenté neuf fois.

Catalani est retourné à Milan au printemps de 1881. Il a fait appel à Boito qui, travaillant pour Verdi, lui a seulement suggéré le livret de Dejanice. Boito lui a conseillé de demander l'autorisation au vénitien Angelo Zanardini, librettiste de Ponchielli. Ce dernier a accepté avec enthousiasme et Catalani a composé la musique de Dejanice, un sujet qui a marqué l'abandon momentané du climat romantique. Achevé en 1882, l'opéra a été inclus, grâce à l'intercession de l'indomptable Giovannina Lucca, dans la saison de la Scala et a été représenté le 17 mars 1883.

Son œuvre, influencée par l'opéra italien, doit également à l'opéra lyrique français (il étudia aussi à Paris) et l'opéra romantique allemand. Puccini l'éclipsa, en s'affirmant complètement dans le vérisme que Catalani avait ébauché (La Wally se passe dans les Alpes tyroliennes).

Deux de ses opéras connurent le succès: Lorelei (1890) et La Wally, créé à Milan en 1892, dont une aria est le thème central du film Diva de Jean-Jacques Beineix.

Également auteur d'une messe à quatre voix.

En 1893, il meurt de la tuberculose (hémoptysie).

Ses œuvres[modifier | modifier le code]

Affiche de La Wally

Opéras[modifier | modifier le code]

  • La Falce (Milan, 19 juillet 1875),
  • Elda (Turin, 31 janvier 1880 révisé et représenté sous le titre Loreley à Turin le 16 février 1890),
  • Dejanice (Milan, 17 mars 1883),
  • Edméa (Milan, 27 février 1886),
  • Lorelei (Milan, février 1890)
  • La Wally (Milan, 20 janvier 1892).

Musique pour orchestre[modifier | modifier le code]

  • Sinfonia a piena orchestra (1872),
  • Il Mattino, symphonie romantique (1874),
  • Contemplazione (1878),
  • Ero e Leandro, poème symphonique (Milan, 9 mai 1885).

Œuvres diverses[modifier | modifier le code]

  • pièces pour piano,
  • des mélodies.

Écouter sa musique[modifier | modifier le code]

Air Ne andrò lontana (je partirai loin) interprété par Renata Tebaldi ; extrait de l'opéra La Wally drame lyrique en 4 actes avec un livret de Luigi Illica d'après le roman Die Geyer-Wally de Wilhelmine von Hillern.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alfredo Catalani de D. L. Pardini (Lucques, 1935)
  • Alfredo Catalani de J. W. Klein in Musical Quaterly (juillet 1937)
  • Alfredo Catalani de A. Bonaccorsi (Turin, 1942)
  • Alfredo Catalani de Carlo-Gatti (Milan, 1953)
  • Toscanini and Catalani - A Unique Friendship de J. W. Klein in Music & Letters (juillet 1967)

Source[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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