Alfred Stephen

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Sir Alfred Stephen

Sir Alfred Stephen (20 août 1802 à Saint-Christophe dans les Antilles - 15 octobre 1894) était un juge australien qui fut président de la Cour suprême de Nouvelle-Galles du Sud.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père, John Stephen (1771-1833), était lié à Henry John Stephen, Sir James Stephen et Sir James Fitz Stephen, tous hommes célèbres en Angleterre. John est devenu avocat puis avocat-général à Saint-Christophe avant sa nomination au poste de procureur-général de Nouvelle-Galles du Sud en janvier 1824. Il est arrivé à Sydney le 7 août 1824 et en septembre 1825 a été nommé juge poar intérim à la Cour suprême. Le 13 mars 1826 sa nomination a été confirmée. Il a démissionné de son poste à la fin de 1832 en raison de problèmes de santé et est décédé le 21 décembre 1833.

Alfred a fait ses études à l'école de Charterhouse puis au lycée Honiton dans le Devonshire. Il est retourné à Saint-Christophe pour quelques années et est ensuite revenu à Londres pour étudier le droit. En novembre 1823, il estadmis au barreau et l'année suivante s'embarqua pour la Tasmanie. Il est arrivé à Hobart le 24 janvier 1825 et le 9 mai a été nommé avocat-général puis, 10 jours plus tard, avocat de la couronne. Il s'allia avec le gouverneur Arthur dans sa lutte contre Joseph Tice Gellibrand, le procureur général et Stephen fut démis de son poste en août 1825 à la suite des accusations contre la conduite publique et professionnelle de son frère. Stephen a toujours eu une très haute idée de son propre comportement dans cette affaire. L'incident est examiné en détail dans le livre sur le début de l'histoire de la Tasmanie de RW Giblin (Early History of Tasmania, vol. II, p. 467 et suiv.).

En 1829 Stephen découvrit une erreur grave dans la rédaction des titres fonciers dans toutes les colonies australiennes. Le problème fut corrigé par décision royale et de nouveaux titres de propriétés délivrés en 1830. En janvier 1833, il devient procureur général et fait preuve d'une grande capacité d'organisation à son poste. Il est forcé de démissionner en 1837, son état de santé ayant beaucoup souffert du surmenage, mais après un certain temps de repos, il ouvre un cabinet privé qui a beaucoup de succès. Le 30 avril 1839, il est nommé juge de la Cour suprême de Nouvelle-Galles du Sud et il est arrivé à Sydney le 7 mai.

Il a publié en 1843 son Introduction à la pratique de la Cour suprême de Nouvelle-Galles du Sud et, le 7 octobre 1844, il en est nommé président. Sa nomination comme président est confirmée par une dépêche de Lord Stanley du 30 avril 1845. Il devait occuper le poste jusqu'en 1873 et au cours de cette période non seulement il s'acquitta de ses fonctions judiciaires, mais conseilla le gouvernement sur de nombreuses questions complexes qui se posèrent à l'Assemblée législative. En août 1852, il recommanda que la nouvelle Chambre Haute soit composée en partie de sénateurs désignés eten partie de sénateurs élus. En mai 1856, il a été nommé président de la Chambre Haute et a occupé ce poste jusqu'en janvier 1857. Il a été en mesure de faire profiter la Chambre de son expérience lors de l'élaboration des projets de lois traitant de titres de propriété foncière, de la profession juridique et de l'administration de la justice. Il a continué à occuper son siège jusqu'en novembre 1858 lorsque les juges n'ont plus eu le droit de siéger au parlement.

En février 1860, il obtint 12 mois de congé et en profita pour visiter l'Europe. À son retour, il se consacra à la question du droit pénal et est le principal responsable d'un amendement du droit pénal qui, venu en premier lieu devant le Parlement en 1872, n'a pas, toutefois, été appliqué jusqu'en 1883. Il a démissionné de son poste de président de la Cour Suprême en 1873. Il a assuré les fonctions de gouverneur entre le départ du comte de Belmore en février 1872 et l'arrivée de Sir Hercules Robinson en juin. Il a été nommé vice-gouverneur en 1875 et a présidé à plusieurs reprises les réunions du gouvernement.

Stephen a démissionné du conseil législatif en 1891 et pris sa retraite. Il était encore relativement en bonne santé pour son quatre-vingt-dixième anniversaire en août 1892. Il s'est éteint tranquillement le 15 octobre 1894. Il avait épousé Virginie, fille de Matthew Consett, qui était morte en 1837, et Eleanor fille du pasteur William Bedford, qui est décédée en 1886. Il a eu neuf enfants de chaque mariage et au moment de sa mort, il avait 66 petits-enfants.