Alfred Michaux

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Alfred Michaux
Alfred Michaux.jpg
Alfred Michaux en 1905
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Comité linguistique d’espéranto (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Alfred Michaux assis à gauche, au fond, assis Zamenhof.
Sortie du premier congrès de 1905 à Boulogne-sur-Mer.

Alfred Michaux, né le à Clenleu dans le Pas-de-Calais et mort le à Boulogne-sur-Mer[1], est un avocat et espérantiste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études de droit, Alfred Michaux devient avocat à Boulogne-sur-Mer. Il préside plusieurs associations, notamment une intervenant auprès d'enfants délinquants, et une autre dans le domaine sportif.

Passionné par la linguistique, il étudie le langage artificiel à la base de l'élaboration des langues construites. Il se tourne d'abord vers la langue néo-latine de E. Courtonne, puis Louis de Beaufront lui fait découvrir l'espéranto de Louis-Lazare Zamenhof, dont il devient un ardent défenseur.

Le , Alfred Michaux accueille à Calais une délégation de 120 espérantistes afin de préparer le premier congrès international d'espéranto.

Ce premier congrès mondial d’espéranto a lieu à Boulogne-sur-Mer du 5 au et réunit 688 délégués venus de 20 pays, grâce à l'organisation d'Alfred Michaux. Il propose des conférences, débats, expositions, animations culturelles et une excursion en Angleterre. Preuve est faite que l'espéranto, utilisé jusqu'alors essentiellement par écrit, fonctionne parfaitement. Zamenhof assiste à ce premier congrès et élabore lors des réunions de travail la Déclaration de Boulogne.

Alfred Michaux donne de nombreuses conférences pour diffuser l'espéranto en France, ainsi qu'à l'étranger, notamment en Belgique, aux Pays-Bas et en Angleterre.

Alfred Michaux préside la Société internationale des juristes espérantistes (Societon Internacian de Juristoj Esperantistaj).

Il rédige plusieurs articles dans divers journaux et avec un autre espérantiste français, Paul Boulet, une Nouvelle méthode pour apprendre seul l'Espéranto, en 1905.

Il tente également, sans succès, de combiner l'internationalité des racines latines du latino sine flexione, autre langue construite inventée en 1903 par Giuseppe Peano et promue par l'Academia pro Interlingua (dont il est membre), et la régularité de l'espéranto dans son propre projet linguistique, le romanal, mis au point en 1909.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • 1912 : Étude des projets soumis à l’"Academia pro Interlingua" sur la langue universelle, éditions Lajoie, Boulogne-sur-Mer, 1912
  • 1917 : Une langue internationale anglo-latine, éditions Lajoie, Boulogne-sur-Mer, 1917
  • 1920 : Evolucio libera aŭ Akademio', Librairie Espérantiste, Paris, 1920
  • 1922 : Étude de langue internationale, éditions Academia pro Interlingua, Turin, 1922

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]