Alfred Ilg

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Alfred Ilg
Ilg, Alfred (Univers illustré, 1900-03-10).jpg
Fonction
Ministre des Affaires étrangères d'Éthiopie (d)
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 61 ans)
ZurichVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Friedhof Enzenbühl (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
Archives conservées par
Archives de l'École polytechnique fédérale de Zurich (en) (CH-001807-7:Hs 1371)Voir et modifier les données sur Wikidata
Action de la Compagnie impériale des chemins de fer éthiopiens en date du 14 décembre 1899, signature d'Alfred Ilg[1]

Alfred Ilg, né le à Frauenfeld, en Suisse, mort le à Zurich (Suisse), est un ingénieur suisse et conseiller de l'empereur Ménélik II.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est envoyé en 1879 par une société suisse à la cour de Menelik II, negus du Shewa, qui devient empereur d'Éthiopie en 1889.

Alfred Ilg collabore avec Arthur Rimbaud de 1887 à 1891, notamment pour le commerce du café, de gommes, de peaux et de musc. Une longue correspondance s'établit entre eux, laquelle a été heureusement conservée et publiée[2].

En Éthiopie, Alfred Ilg apprend l'amharique et contribue au développement d'Addis-Abeba, nouvelle capitale du pays. Il améliore la production locale d'armes et de munitions, contribue à la construction de routes et de ponts, et facilitant la victoire des troupes éthiopiennes à Adoua.

Sa proximité avec le Roi Ménélik, qui gouverne alors le Choa (aujourd'hui au centre de l’Éthiopie), lui permet de devenir son ministre des Affaires étrangères, puis une sorte de Premier ministre (1896)[3].

Selon le spécialiste de l'Ethiopie (et de l'Abyssinie) Jean-Michel Cornu de Lenclos, Alfred Ilg aurait eu à son service des esclaves, encore tard dans le siècle.[4]

Il est un des concessionnaires du Chemin de fer djibouto-éthiopien en 1894, il participe à la création d'une monnaie nationale et à l'établissement d'un système postal. Il reçoit l'Étoile d'Éthiopie, alors la plus haute des récompenses. En 1907, après avoir assisté à l'influence croissante des pays européens dans le pays, il démissionne.

Alfred Ilg s'est marié deux fois en Abyssinie, d'abord avec une Choane, puis après son décès, avec une de ses compatriotes, dont il aura un fils, prénommé justement Ménélik[5].

Il retourne en Suisse et s'installe à Zurich, où il meurt le , à l'âge de 61 ans.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Films[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Galerie Sevogel: Historische Wertpapiere Volume 3. NZZ Verlag, 1984, p.114-115 (ISBN 3-85823-108-8)
  2. Voir Arthur Rimbaud/Alfred Ilg, Correspondance, 1888-1891, Gallimard, 1965. Une partie de ces lettres a été reprise dans l'édition de la Pléiade : Arthur Rimbaud — Œuvre complètes, Bibliothèque de la Pléiade, édition 2015, pages 640 et suivantes. Jean-Jacques Lefrère, dans sa biographie de Rimbaud (Fayard, 2001), consacre de nombreuses pages à Ilg (notamment sur les années 1888 et 1889).
  3. Voir Arthur Rimbaud/Alfred Ilg, Correspondance, 1888-1891, Gallimard, 1965, préface.
  4. Jean-Michel Cornu de Lenclos, L’Abyssinienne de Rimbaud, Editions Lurlure, 2020, p. 134, note 32.
  5. Jean-Baptiste Baronian, "Alfred Ilg", in Dictionnaire Rimbaud, dir. Jean-Baptiste Baronian, Robert Laffont/Bouquins, 2014.

Liens externes[modifier | modifier le code]