Alfred Gomolka

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Alfred Gomolka
Alfred Gomolka, en 1990.
Alfred Gomolka, en .
Fonctions
Député européen

(14 ans, 11 mois et 24 jours)
Élection 6 juin 1994
Réélection 13 juin 1999
13 juin 2004
Législature 4e, 5e, 6e
Groupe politique PPE
Président du Conseil fédéral

(4 mois et 18 jours)
Prédécesseur Henning Voscherau
Successeur Berndt Seite
Ministre-président de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale

(1 an, 4 mois et 21 jours)
Gouvernement Gomolka
Législature 1re
Coalition CDU-FDP
Successeur Berndt Seite
Biographie
Date de naissance (75 ans)
Lieu de naissance Breslau (Allemagne)
Nationalité allemande
Parti politique CDU
Diplômé de université de Greifswald
Profession universitaire

Alfred Gomolka
Ministres-présidents du Mecklembourg-Poméranie-Occidentale

Alfred Gomolka, né le à Breslau, est un homme politique allemand, membre de l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU).

Universitaire diplômé en géographie de l'université de Greifswald, il est adjoint au bourgmestre de Greifswald entre et , à l'époque de la RDA. En , il est élu député à la Chambre du peuple.

Il devient en ministre-président de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, à la suite de la reconstitution du Land en prélude à la réunification allemande, à la tête d'une « coalition noire-jaune » avec le FDP. Il est le premier chef de gouvernement de l'ex-Allemagne de l'Est à présider le Conseil fédéral en .

Il démissionne en , après avoir été mis en minorité par son propre groupe parlementaire au sujet de la privatisation des anciens chantiers navals d'État. Il intègre deux ans plus tard le Parlement européen, où il siège jusqu'en . Il se retire ensuite du premier plan de la vie politique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Il passe son baccalauréat en à Eisenach, une ville moyenne frontalière de l'Allemagne de l'Ouest. Il adhère parallèlement à l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne de l'Est (CDU DDR), un parti fantoche contrôlé par le pouvoir.

Il s'inscrit ensuite à l'université de Greifswald, où il étudie la géographie et la germanistique.

Vie professionnelle[modifier | modifier le code]

Il commence à travailler en comme professeur de géographie, puis achève son cursus en et devient alors associé de recherche à l'Institut de géographie de l'université.

Il quitte la CDU DDR trois ans après, mais y revient en . Il passe cette même année son doctorat.

Débuts en politique[modifier | modifier le code]

Membre du comité directeur du parti dans l'arrondissement de Greifswald à partir de , il est nommé adjoint du bourgmestre de Greifswald en , délégué à la Protection de l'environnement et aux Eaux. Il n'accomplit qu'un seul mandat de cinq ans. En , il passe avec succès son habilitation à diriger des recherches.

Au cours des élections législatives libres du , il est élu député du district de Rostock à la Chambre du peuple.

Ministre-président de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale[modifier | modifier le code]

Une victoire étriquée[modifier | modifier le code]

Pour les élections législatives régionales du dans le Land reconstitué de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, il est chef de file de l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU). Au cours du scrutin, il est élu député de la circonscription de Greifswald avec 50,3 % des voix, ce qui constitue le deuxième meilleur résultat au scrutin uninominal.

La CDU remporte 38,3 % des voix et 29 députés sur 66. Initialement, aucune majorité ne se dégage car le FDP compte seulement quatre parlementaires, tandis que le SPD et le PDS rassemblent également 33 sièges. Le social-démocrate Wolfgang Schulz décide cependant de faire défection et d'apporter son soutien au centre droit.

Le , Alfred Gomolka est investi ministre-président de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale par 36 voix contre 29, à l'âge de 48 ans. Il remporte ainsi deux voix de plus que le total théorique de sa majorité. Il forme dès le lendemain un cabinet de coalition noire-jaune comprenant huit ministres, dont deux femmes et deux libéraux-démocrates.

Le premier président du Bundesrat issu de RDA[modifier | modifier le code]

Il prend le la présidence tournante du Conseil fédéral pour une durée d'un an. Il est alors le premier dirigeant d'un Land issu de l'ex-Allemagne de l'Est à présider cette assemblée. Effectivement, la présidence tourne entre chaque Land en fonction de leur population, mais lors de la réunification allemande, elle est exercée par Hambourg et le Mecklembourg est alors le seul « nouveau Land » moins peuplé, ce qui fait de Gomolka le seul ministre-président de l'ancienne RDA à pouvoir prétendre à la direction de la chambre des Länder.

Renversement[modifier | modifier le code]

Il s'oppose en à la privatisation totale des anciens chantiers navals d'État de RDA. Il craint que le futur propriétaire, Bremer Vulkan, ne transfère l'activité vers ses propres chantiers, dans le Land de Brême. Il se trouve ainsi opposé au président de la CDU du Land et ministre fédéral des Transports Günther Krause.

Dans ce cadre, il annonce le le limogeage du ministre de la Justice Ulrich Born pour « déloyauté ». En retour, le groupe parlementaire de la CDU, présidé par Eckhardt Rehberg, vote à son encontre une motion de défiance le lendemain. Mis en minorité, Gomolka indique le qu'il entend démissionner. Trois jours plus tard, le Landtag investit Berndt Seite pour le remplacer.

Le gouvernement fédéral et l'agence des privatisations ont ensuite autorisé la vente intégrale à la société Bremer Vulkan, qui a détourné pendant les quatre années suivantes près de 350 millions d'euros d'aide publique européenne au profit de ses chantiers à Brême.

Député européen[modifier | modifier le code]

Il retourne alors au monde universitaire, comme professeur des universités d'aménagement du territoire et d'études régionales à l'université de Greifswald, et conserve son siège de député.

Candidat aux élections européennes du , il est élu député au Parlement européen et renonce à se faire réélire au Landtag quelques semaines plus tard. Il conserve son mandat lors du scrutin du puis aux élections du .

Après le Parlement européen[modifier | modifier le code]

Il quitte la vie politique européenne en , et prend cette même année la présidence de la Senioren Union, l'association des personnes âgées de la CDU et de la CSU.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il est de confession catholique, marié et père de quatre enfants.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]