Alfred Faniel

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Alfred Faniel
Alfred Faniel, artiste peintre.jpg
peignant les Saints Martyrs canadiens en 1928
Naissance
Décès
Nom de naissance
Jean-Alfred Faniel
Nationalité
Activité
Maître
Distinctions
Chevalier de l'Ordre de Léopold II

Alfred Faniel, Ch L II, né le à Verviers en Belgique et mort le à Montréal, est un artiste peintre, décorateur et dessinateur commercial canadien d'origine belge.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après avoir étudié à l'Académie royale des beaux-arts de Liège sous la direction d'Évariste Carpentier et d'Adrien de Wit, Alfred Faniel s'établit à Montréal en 1903 et devient dessinateur pour la Canadian Pacific Railway[1]. Par la suite, il réalise des portraits (dont celui du roi Albert Ier de Belgique) et des paysages, mais il concentre surtout ses talents de peintre décorateur[2] sur la production de décors de théâtre, notamment ceux du théâtre du Gesù[3] et des Variétés lyriques. Il peint également des décors religieux importants par leur format dont celui de la chapelle du Scolasticat des Jésuites à Montréal où il peint les Saints Martyrs canadiens, ainsi que ceux des églises Immaculée-Conception à Montréal et du Sacré-Cœur de Sturgeon Falls[3]. Il peint également plusieurs des décors de la résidence de Marius Dufresne au Château Dufresne[4].

Ses œuvres figurent dans les expositions de l’Art Association of Montreal de 1911 à 1922 et celles de l’Académie royale des arts du Canada en 1910 et 1915. Faniel expose également ses toiles lors d'expositions collectives à la bibliothèque Saint-Sulpice de Montréal en 1918 et à l'Académie commerciale de Québec en 1920[1],[3].

En 1934, Alfred Faniel est décoré Chevalier de l’Ordre de Léopold II « pour son rôle d'ambassadeur artistique au Canada »[3].

Du côté de sa vie personnelle, Alfred Faniel épouse en 1908 Georgette Beaudry, fille du Dr Georges-Olivier Beaudry. Le couple a dix enfants et habite en 1931 au 4219, rue de Bordeaux à Montréal[3].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Jacques Cartier sur le mont Royal (1931), Chalet du parc du Mont-Royal, Montréal.
  • Martyrs canadiens, Chapelle du Scolasticat des Jésuites (près de l'église de l'immaculée Conception), Montréal.
  • L'Abbé Georges Bélanger, Collège de Joliette, Joliette.
  • Plusieurs des décors peints de la maison Marius-Dufresne au Château Dufresne, Montréal.
  • Plusieurs des décors peints de la maison Josaphat-Beaudoin (109, avenue Cornwall, Montréal)[5].

Distinction[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Karel 1992, p. 291
  2. Renée Noiseux-Gurik, « Quelques peintres-décorateurs professionnels de l’activité théâtrale montréalaise », L’Annuaire théâtral : revue québécoise d’études théâtrales, no 11,‎ , p. 77–101 (ISSN 0827-0198 et 1923-0893, DOI https://doi.org/10.7202/041160ar, lire en ligne, consulté le 31 janvier 2020)
  3. a b c d et e Lacroix 2003, p. 30
  4. Tremblay 2009, p. 50
  5. Côté 2017

Sources[modifier | modifier le code]

  • Hélène Côté, « Le petit musée du 109 avenue Cornwall », Station Mont-Royal,‎ (lire en ligne)
  • Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BANQ), « Fonds Charles Goulet (Cote: MSS229) », BANQ, (consulté le 29 septembre 2014)
  • David Karel, Dictionnaire des artistes de langue française en Amérique du Nord : peintres, sculpteurs, dessinateurs, graveurs, photographes et orfèvres, Laval, Les Presses de l'Université Laval, , 882 p. (ISBN 978-2-7637-7235-6, notice BnF no FRBNF37410975, présentation en ligne)
  • Laurier Lacroix, Les tableaux historiques du Chalet de la montagne et du parc du Mont-Royal : Étude historique et iconographique, Montréal, Service du développement culturel de la Ville de Montréal, , 83 p. (lire en ligne)
  • Alex Tremblay, « Le Petit Trianon de Maisonneuve », Cap-aux-Diamants, no 99,‎ , p. 50 (lire en ligne)