Alfrēds Kalniņš

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Alfrēds Kalniņš
Description de l'image Kalnins alfreds 1879-1951.jpg.

Naissance
Cēsis, gouvernement de Livonie
Décès (à 72 ans)
Riga, République socialiste soviétique de Lettonie
Activité principale compositeur, organiste, chef d'orchestre, critique musical et enseignant

Alfrēds Bruno Jānis Kalniņš, né le à Cēsis, alors dans le gouvernement de Livonie – mort le à Riga, en République socialiste soviétique de Lettonie, est un compositeur, organiste, chef d'orchestre, critique musical et enseignant letton.

Il est le fondateur de l’opéra en Lettonie, surtout grâce à son opéra national Baņuta (1920).

Il est le père du compositeur Jānis Kalniņš (1904-2000).

Biographie[modifier | modifier le code]

Alfrēds Kalniņš met en musique près de 250 poèmes d'auteurs lettons. Parmi les plus connues sont les œuvres de Andrievs Niedra (Je m'étonne, 1901), Andrejs Pumpurs (Imanta, 1903), Jānis Poruks (Le Chahut, Il pleut doucement, 1904), Kārlis Jēkabsons (La Patrie, 1905), Kārlis Skalbe (Par ici, mes frères, 1907), Vilis Plūdonis (Le chant d'été du berger, 1916, l'Hymne de la Lettonie, 1917), Jānis Plaudis (Un matin de printemps, 1946), Rainis (Les plaintes de la mer, 1906, Sieste d'un faucheur, 1913, Jour du Seigneur, 1917, Ave Sol!, 1947) arrangés pour le chœur et l'orchestre symphonique[1].

Son répertoire compte aussi quelque 130 œuvres pour piano (L'Automne, 1900, Près de la Daugava, 1902, Intermezzo, 1904, Ballade, 1905, etc.).

En 1911, après la disparition tragique du pianiste Emīls Dārziņš, il signe l'un de ses morceaux les plus tragiques, Devant la tombe d'un ami.

Kalniņš compose le premier l'album de piano pour enfants en Lettonie, Pour la jeunesse (1913).

En 1918-1919, il compose son opéra en quatre actes Baņuta dont la première adaptation acclamée a lieu en 1920 par Ēriks Lauberts. C'est un drame musical qui parle des événements anciens dans l'histoire des tribus baltes, créé dans la tradition de Richard Wagner et des opéras folkloriques épiques russes, avec leurs scènes festives caractéristiques. Le livret est écrit par le professeur de l'université de Lettonie Artūrs Krūmiņš. Leur collaboration se poursuit lors de la création du deuxième opéra de Kalniņš − Les Insulaires (Salinieki) − en 1926, qui ne réitère toutefois pas le succès de Baņuta. En 1926 également, Alfrēds Kalniņš endosse le rôle du chef d'orchestre principal lors du VIe Festival national letton des chants et de danses. Sept ans plus tard, lorsque le compositeur rentre en Lettonie après un long séjour aux États-Unis, après quelques modifications de la mise en scène, son opéra Baņuta est de nouveau représenté sous un autre nom − l'Éveil de la Patrie (Dzimtenes atmoda) −, bien que la musique reste la même. Baņuta est de nouveau adapté à l'opéra de Riga en 1937, cette fois par Jānis Zariņš. Cette seconde version dépasse la première par ses qualités artistiques notamment grâce au chef d'orchestre Jānis Kalniņš[2]. En 1939, Kalniņš arrange la Marche funèbre (Sēru maršs) de son opéra Baņuta en un solo pour orgue. Après l'occupation de la Lettonie par l'Union soviétique, les standards artistiques changent et le compositeur est contraint de modifier le final tragique de son œuvre en une version optimiste[2].

De 1944 à 1948, il fut recteur du Conservatoire national de Lettonie. Décédé le 23 décembre 1951, le compositeur est enterré à Riga au cimetière boisé.

Compositions[modifier | modifier le code]

Opéras[modifier | modifier le code]

  • Baņuta (1918-1919) représenté aussi sous le nom L'Éveil de la Patrie (Dzimtenes atmoda)
  • Les Insulaires (Salinieki, 1926)

Œuvres pour piano[modifier | modifier le code]

  • L'Automne (Rudens, 1900)
  • Près de la Daugava (Pie Daugavas, 1902)
  • Intermezzo (Intermeco, 1904)
  • Ballade (Balāde, 1905)
  • Devant la tombe d'un ami (Pie drauga kapa, 1911)
  • Pour la jeunesse (Jaunībai, 1913)

Poèmes mises en musique[modifier | modifier le code]

  • Je m'étonne (Brīnos es, 1901) d'Andrievs Niedra
  • Imanta (Imanta, 1903) de Jānis Poruks
  • Le Chahut, Il pleut doucement (Tracis, Līst klusi, 1904) d'Andrejs Pumpurs
  • La Patrie (Dzimtene, 1905) de Kārlis Jēkabsons
  • Par ici, mes frères (Šurp, brāļi, 1907) de Kārlis Skalbe
  • Le chant d'été du berger, l'Hymne de la Lettonie (Gana dziesma vasarā, 1916, Latvju himna, 1917) de Vilis Plūdonis
  • Un matin de printemps (Ziedoņa rīts, 1946) de Jānis Plaudis
  • Les plaintes de la mer, Sieste d'un faucheur, Jour du Seigneur, Ave Sol (Jūras vaidi, 1906, Pļāvēja diendusa, 1913, Pastardiena, 1917, Ave, sol!, 1947) de Rainis

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]