Alfonso de Borbón (1941-1956)

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Alfonso de Borbón y Borbón
Description de cette image, également commentée ci-après
Alfonso de Borbón (1950).
Biographie
Titulature « infant d'Espagne »
Dynastie Maison de Bourbon-Anjou
Nom de naissance Alfonso Cristino Teresa Ángelo Francisco de Asís y Todos los Santos de Borbón y Borbón
Naissance
Rome (Italie)
Décès (à 14 ans)
Estoril (Portugal)
Sépulture Panthéon des Infants du monastère de l'Escurial
Père Juan de Borbón, comte de Barcelone
Mère María de las Mercedes de Borbón
Religion catholicisme romain
Description de l'image Arms of Spain (1874-1931).svg.

Alfonso Cristino Teresa Ángelo Francisco de Asís y Todos los Santos de Borbón y Borbón, « infant d’Espagne », né le à Rome et mort le à Estoril, est le second fils et dernier enfant de l'infant Juan de Borbón, comte de Barcelone et de María de las Mercedes de Borbón.

Baccalauréat en Espagne[modifier | modifier le code]

Le jeune frère du futur roi Juan Carlos Ier a accompagné ce dernier en Espagne pour passer le baccalauréat (es). Cette décision a été prise par le général Franco et par Juan de Borbón, leur père, le .

Décès[modifier | modifier le code]

Le , alors que les deux frères sont en vacances pour la Semaine sainte à Estoril (Portugal), l'aîné, Juan Carlos, âgé de dix-huit ans et étudiant à l'Academia General Militar (es) depuis [1], tire un coup de révolver accidentellement, qui tue son frère cadet Alfonso, âgé de quatorze ans[2],[3]. L'infant Jacques de Bourbon, « duc d'Anjou et de Ségovie », oncle aîné de Juan Carlos et Alfonso, demanda que l'on ouvre une information judiciaire, selon certaines opinions dans le but d'obtenir un avantage politique[2],[4],[1]. L'arme était un Long Automatic Star de calibre 22[5], offert à Juan Carlos par Francisco Franco[3].

La mort de son frère a marqué profondément le futur roi, qui a pensé se retirer dans un monastère[6].

Enterrement au Portugal puis à l'Escurial[modifier | modifier le code]

Le jeune Alfonso est d'abord enterré au Portugal. Le , ses restes sont transférés au Panthéon des Infants du monastère de El Escorial, à la demande de son père, le comte de Barcelone[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (es) José Carlos Clemente (es), La educación de don Juan Carlos y otras crónicas de la transición, Ed. Fundamentos, , 119 p. (ISBN 84-245-0869-6).
  2. a et b (en) Paul Preston, Juan Carlos: A People's King, HarperCollins Publishers Ltd, Londres, Royaume-Uni, 2004, (ISBN 0002556324).
  3. a et b Diane Cambon, « Nouveau dérapage dans la famille royale espagnole », sur Le Point, (consulté le )
  4. L'infant Jacques de Bourbon (futur « duc de Ségovie ») avait renoncé à ses droits sur la Couronne en 1933 à la demande de son père, l'ancien roi Alphonse XIII, qui voulait qu'en cas de restauration de la monarchie, le trône échût à son troisième fils, l'infant Juan (futur comte de Barcelone), frère puîné de Jacques. Cependant, en 1949, le « duc d'Anjou et de Ségovie » avait déclaré nulle sa renonciation, disputant dès lors la direction de la maison royale à son frère Juan.
  5. (es) Lara Fernández, « La bala del calibre 22 que acabó con la vida del hermano del rey Juan Carlos », sur Vanitatis, (version du 14 mars 2012 sur l'Internet Archive)
  6. (es) Xavier Casals (en), Franco y los Borbones : la corona de España y sus pretendientes, Ed. Planeta, .
  7. (es) « El infante Alfonso de Borbón descansa ya en El Escorial », sur El País, (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]