Alexis Kauffmann

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Alexis Kauffmann
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Alexis Kauffmann à la cérémonie de remise des prix de Wiki Loves Monuments, en 2012.

Naissance (48 ans)
Grèce
Nationalité Drapeau de la France français
Pays de résidence Taiwan
Activité principale
Professeur de Mathematiques (Taipei European School, Section Française)

Alexis Kauffmann (né en ) est professeur de mathématiques et militant du logiciel libre. En 2001, il participe à la création de Framasoft, l'un des principaux réseaux de promotion et de diffusion du logiciel libre et de la culture libre en France.

Biographie[modifier | modifier le code]

Alexis Kauffmann se définit comme un « Français par hasard ». Il naît en 6 mars 1969 de deux parents d'origine étrangère. Il devient professeur de mathématiques et enseigne successivement en Centrafrique puis à Bobigny en banlieue parisienne et dernièrement à la section française de la Taipei European School à Taipei[1],[2].

Il découvre le mouvement du logiciel libre en 1996, au hasard d'une navigation sur le web[3]. Il cherche rapidement à appliquer les principes du libre et de la contribution collaborative à son activité pédagogique. C'est ainsi que commence à se constituer Framasoft : « J'ai placé mes notes sur un site, et elles ont tout de suite trouvé un écho. Un modeste projet personnel s'est alors déployé pour devenir Framasoft, en quelque sorte l'œuvre de ma vie[1] ».

Au début des années 2000, il est détaché au lycée français de Rome. Il tire parti d'un emploi du temps allégé pour développer pleinement Framasoft, qui se constitue en association en 2004. Au fil des années, il peine cependant à concilier son activité d'enseignant avec un engagement associatif de plus en plus prenant. Il finit par quitter l'enseignement et devient salarié permanent de l'association Framasoft[1], qu'il a fondée[4].

Idées et conceptions[modifier | modifier le code]

Au sein du mouvement du logiciel libre, Alexis Kauffmann et, plus largement Framasoft, se positionnent comme libristes[5]. En ce sens, ils manifestent « un rapport beaucoup plus critique à la technologie, insistent sur les dimensions éthiques et sociales du logiciel libre, et témoignent parfois d’une certaine irritation envers ce qu’ils estiment être l’inconséquence des geeks[6] ». Kauffmann est notamment critique envers les promoteurs de l'open source, qui défendent une approche beaucoup plus pragmatique et déploient un discours qu'il estime adapté aux entreprises : « ils ont eu l’habileté de « se présenter en costard cravate et plus en sandales t-shirt », pour parler « réduction des coûts et amélioration de la chaîne de développement logiciel »[7] ».

Il dénonce régulièrement sur le blog de Framasoft ce qu'il considère comme une influence trop forte de Microsoft sur l'école[8],[9] « faute d’avoir pris une position volontariste vis-à-vis du logiciel libre »[10]. Il s'est ainsi interrogé sur le rôle et la participation de Microsoft lors du Forum des enseignants innovants organisé par le Café pédagogique[11].


Il s'est montré favorable à des synergies entre Framasoft, La Quadrature du Net, association de défense des droits et libertés des citoyens sur Internet, et avec l'April, association de promotion et de défense du logiciel libre dans l'espace francophone, pour réagir contre les dispositifs législatifs de différents gouvernements, la Loi Hadopi, le Stop Online Piracy Act, l'Accord commercial anti-contrefaçon, contraires selon lui aux valeurs et aux droits qu'il défend[12].

En prolongement de son action en faveur de la culture libre, il s'intéresse à la promotion et défense du domaine public[13]. Il participe à mettre en avant l'arrivée de nouveaux auteurs dans le domaine public comme Guillaume Apollinaire[14], Camille Claudel[15] ou Aristide Maillol[16]. Avec Véronique Boukali, il a créé le projet Romaine Lubrique[17] et est à l'initiative du 1er Festival du domaine public[18].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Article du Monde du 17 décembre 2012
  2. Nathalie Lamoureux, « Cyberprof en banlieue », Le Point,‎ (lire en ligne)
  3. Entretien sur enfin.fr
  4. Erwan Cario, Sophian Fanen et Camille Gévaudan, « [Vidéo] Ecrans.fr, le framapodcast », Libération,‎ (lire en ligne)
  5. Interview sur France Culture, le 19 novembre 2011 [1]
  6. Broca 2012, p. 102
  7. Broca 2012, p. 103
  8. Louise Fessard, « Le chemin de croix du logiciel libre à l'école », Mediapart,‎ (lire en ligne)
  9. Sabine Blanc, « Microsoft programme l'école », OWNI,‎ (lire en ligne)
  10. Louise Fessard, « Les industriels lorgnent le futur grand plan numérique de Luc Chatel », Mediapart,‎ (lire en ligne)
  11. Pascale Labout, « École du futur : la fin des profs ? », Spécial investigation Canal+ (extrait sur YouTube),‎ (lire en ligne)
  12. Camille Gévaudan, « Avec le «Pack Liberté», les chatons lavent plus libre », Libération,‎ (lire en ligne)
  13. Pierre Marissal, « « Pour que les institutions n'ignorent plus qu'un auteur est entré dans le domaine public » », L'Humanité,‎ (lire en ligne)
  14. Véronique Boukali, Alexis Kauffmann et Lionel Maurel, « Guillaume Apollinaire enfin dans le domaine public », Libération,‎ , p. 18 (lire en ligne)
  15. Véronique Boukali et Alexis Kauffmann, « Domaine public : Camille Claudel en 3D sur ta cheminée », Libération,‎ (lire en ligne)
  16. Alexis Kauffmann, « Comment nous avons fait entrer Maillol dans le domaine public », Slate.fr,‎ (lire en ligne)
  17. Erwan Cario et Camile Gévaudan, « Le domaine public, un accès d’euphorie », Libération,‎ (lire en ligne)
  18. Laurent Carpentier, « Un festival pour fêter la libération de Maillol et de Romain Rolland », Le Monde,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sébastien Broca, L'utopie du logiciel libre : le logiciel libre entre utopie, mythe et idéologie, Thèse de sociologie soutenue à Paris-I, (lire en ligne)
  • Margherita Nasi, « Alexis Kauffmann, l'enseignant qui voulait être libre », Le Monde,‎ (ISSN 0395-2037, lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]