Alexis Grognard

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Alexis Grognard
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Alexis Grognard est un peintre lyonnais né le à Lyon et mort le (à 88 ans) dans la même ville.

Biographie[modifier | modifier le code]

Alexis Grognard naît à Lyon. Son père Antoine Grognard (1706-1787) est marchand de soie place des Terreaux et fabricant d'étoffes d'or d'argent et de soie à Lyon où il reçoit son brevet de maîtrise le 23 septembre 1938[1]. Sa mère, Éléonore Ganin (1719-1759), est la sœur du grand-père maternel de Fleury François Richard[2]. Il est membre d'une fratrie de huit enfants : Benoît (1742-1810), Marie-Françoise (1745-1802), François (1748-1823), Jean-Marie (1749-1807), Suzanne-Eléonore (1750-1781), Louis-Claude (1753-1800) et Louise (1759-1791)[1].

Après des études classiques, il reçoit une première formation en dessin auprès de Donat Nonnotte avant de rejoindre à Paris l'école de Joseph-Marie Vien où il est condisciple de Jacques-Louis David[3]. Il voyage à Rome où il poursuit ses études jusqu'en 1771, date à laquelle il est rappelé à Lyon où se crée l'École Royale académique de dessin et géométrie pour y occuper le poste de professeur. Il est notamment le maître de Fleury François Richard de 1789 à 1793. À la mort de Nonotte il est chargé de réaliser les portraits des échevins et autres personnalités lyonnaises. Sa notoriété est dès lors assurée. À la fermeture de l'Académie royale par la Révolution en 1793, il ouvre chez lui à la demande de ses élèves une école très recherchée et dirige l'École centrale de 1795 à 1802 avec Donat Nonnotte où il est professeur de Pierre Révoil entre 1793 et 1795. En 1807 il intègre la nouvelle École impériale des beaux-arts où il enseigne la peinture en employant les principes qu'il avait lui-même reçus à des élèves comme Claude Bonnefond ou Jean-François Bellay. En 1823 il devient légataire universel de son frère François se retrouvant ainsi à la tête d'une fortune qui lui permet de prendre sans souci sa retraite d'une école où il a enseigné pendant plus de quarante ans et qui ne lui convient plus. Il meurt à Lyon le (à 88 ans)[2].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sylvie Ramond (dir.), Gérard Bruyère et Léna Widerkher, Le Temps de la peinture : Lyon, 1800-1914, Lyon, Fage éditions, 2007, 335 p., ill. en coul. (ISBN 978-2-84975-101-5)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Alexis Grognard », généalogie (lire en ligne).
  2. a et b Fleury Richard, « Peintres lyonnais. Alexis Grognard » in Léonard Boitel, Aimé Vingtrinier, Revue du Lyonnais n° 202, p. 423, Lyon, Boitel, 1851 (lire en ligne).
  3. Fleury Richard note le souvenir que conserve David de l'esprit de Grognard et de son art de la caricature.
  4. « collections du musée des beaux-arts de dijon - Affichage d'une notice », sur mba-collections.dijon.fr (consulté le 3 décembre 2016)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]