Alexis Boyer

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Alexis Boyer
Portrait de Alexis Boyer
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Biographie
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata
à UzercheVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès Voir et modifier les données sur Wikidata (à 76 ans)
à ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Pays de nationalité FranceVoir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Profession Médecin et chirurgien (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions Officier de la Légion d'honneur (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Membre de Académie des sciences et Académie nationale de médecineVoir et modifier les données sur Wikidata

Alexis Boyer, né à Uzerche le et mort le à Paris, est un anatomiste et chirurgien français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le à Uzerche, fils d'un petit tailleur Jean Boyer et de Thérèse Goudrias, mercière. Alexis Boyer débute comme aide-barbier chez Antoine Cruveilhier « chirurgien barbier » de la ville. À 17 ans, Alexis Boyer se rend à Paris comme garçon barbier. Il fréquente des salles d'anatomie et de dissection où il se distingue très vite par ses qualités pratiques. Il obtient d'ailleurs, en 1781, la médaille d’or à l’École Pratique de la Faculté de médecine.

L’année suivante, il est élève à l’Hôpital de la Charité où il a pour maîtres Antoine Louis et Pierre-Joseph Desault, auquel il a été particulièrement attaché. En 1788, il est attaché à ce même hôpital en qualité de chirurgien gagnant maîtrise sous les ordres de Joseph-Louis Deschamps. Résident et chirurgien à la Charité à partir de 1792, il donne des cours d’anatomie.

À la création de l'École de Santé (1795), il est professeur adjoint de Raphaël Bienvenu Sabatier[1] pour la chaire de médecine opératoire. Cette même année, il travaille à l’Hôtel-Dieu comme médecin, puis comme professeur adjoint de Desault pour la première chaire de clinique chirurgicale (1795-1822). Il quitte son poste auprès de Sabatier pour la chaire de pathologie externe et c’est de cette époque que date sa réputation. En 1804, il est nommé membre du service de chirurgie de l’Hôtel-Dieu et, peu après, il devient professeur de chirurgie à l’École de la Santé, où il obtient la chaire de clinique chirurgicale.

Sur la présentation de son confrère Jean-Nicolas Corvisart, il devient premier chirurgien de Napoléon Ier (1805). En 1806 et 1807, il accompagne l’empereur dans les campagnes de Prusse et de Pologne. L’empereur lui donne le le titre de baron d’Empire. Le soir de l’abdication de l’empereur, il aurait dit ces mots : « Je perds tout mais je lirai une page de Sénèque et je n’y penserai plus ». Après la chute de Napoléon, il est successivement chirurgien consultant de Louis XVIII, Charles X de France et de Louis-Philippe.

Boyer fut successivement membre de l’Académie de médecine (section de chirurgie, 1820), membre de l'Académie des sciences (1825), chirurgien en chef de l’Hôpital de la Charité (1825), poste qu’il conserva jusqu’à sa mort le à Paris.

Patriote enthousiaste, il prit part à la prise de la Bastille avec les élèves du Collège de Médecine. Il est le père de Philippe Boyer (1801-1858), également chirurgien.

Jérôme Garcin, journaliste, est l'un de ses descendants.

Travaux et principales publications[modifier | modifier le code]

Boyer a beaucoup écrit au sujet d'affections urologiques, en particulier les troubles de la miction, et a été l'un des pionniers de l'urodynamique.

  • Traité complet d'anatomie, ou Description de toutes les parties du corps humain (4 volumes, 1797-1805) disponible sur Gallica
Tome premier, Migneret imp., Paris, 1810, 455 p.
Tome 2, Migneret imp., Paris, 1810, 500 p.
Tome 3, Migneret imp., Paris, 1810, 452 p.
Tome 4, Migneret imp., Paris, 1810, 672 p.
  • Leçons du citoyen Boyer sur les maladies des os rédigées en un traité complet par Anthelme Richerand.
Tome premier , Migneret imp., Paris, 1803, 415 p.
  • Traité des maladies chirurgicales et des opérations qui leur conviennent (11 volumes, 1814-1826)
Tome premier , H. Dumont, Bruxelles, 1834.
Tome quatrième, H. Dumont, Bruxelles, 1828.
  • Traité des maladies chirurgicales qui se rencontrent le plus fréquemment dans la pratique usuelle
Tome premier , H. Dumont, Bruxelles, 1866.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF]Raphaël-Bienvenu Sabatier (1732-1811). Célèbre chirurgien et précurseur de l’urologie Texte intégral

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]