Alexia Guggémos

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Alexia Guggémos
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Alexia Guggémos, 2015
Biographie
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Voir et modifier les données sur Wikidata (54 ans)
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Le HuffPost, Milk Magazine (en), Jalouse, Technikart, 20 minutes, M6, The Art Newspaper (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Alexia Guggémos, née le est une journaliste et critique d'art française, spécialiste des stratégies de diffusion de l'art dans les médias sociaux. Elle est la fondatrice du musée du sourire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Alexia Guggémos naît en 1966[1]. Durant sa jeunesse, elle se forme à l'histoire de l'art à l'École du Louvre[2],[3]

Depuis les années 2000, attentive aux évolutions du web social et devenue experte en marketing internet, elle participe à des conférences et des débats sur l'art numérique, organisés à Paris, notamment au centre national d'art et de culture Georges-Pompidou et à la Gaîté-Lyrique[1].

Alexia Guggémos fonde, en 2011, l'Observatoire du web social dans l'art contemporain[4]. Celui-ci a notamment publié, en 2016, une enquête pointant le retard de la France dans l'exploitation des médias sociaux comme extension du marché traditionnel de l'art contemporain[5],[6].

« Sociologue du digital », selon le quotidien français Le Figaro[7], elle mène des actions de pédagogie expérientielle comme l'opération Art Students Week, une semaine pour inciter les étudiants en école d'art à se faire connaître sur Instagram[8],[9],[10],[11] Elle participe en France au développement de la Museum Week, premier événement culturel social media qui a mobilisé en 2019 six mille institutions culturelles dans le monde[12].

The Art Gorgeous Magazine la classe en 2019 dans sa liste des vingt femmes les plus influentes de la scène artistique française[13].

Critique d'art[modifier | modifier le code]

Après avoir dirigé la revue littéraire et artistique Cargo, édité des livres d'artistes, Alexia Guggémos crée en 1996, le musée du sourire, premier musée virtuel à avoir été créé sur le sourire, exclusivement sur internet[4],[9].

Déléguée générale du Festival international du film de l'internet de Paris (1999-2001), experte en art numérique, elle a été chargée de la sélection des créations numériques et a animé un atelier d’écriture interactive à la Saline royale d'Arc-et-Senans[1]. A partir de 2007, elle publie une chronique dédiée à l'art dans les pages du quotidien 20 Minutes[2] transformée en un site devenu unik-artmag.

Membre de l'Association internationale des critiques d'art (AICA), une présentation du travail de Gilles Barbier lui vaut d'être nominée, en 2017, au prix AICA.[14],[15]

Depuis 2012, elle tient un blog consacré à l'art sur le site d'actualité français Le Huffington Post[9].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Alexia Guggémos publie en 2011 le guide pratique Les Médias sociaux à l'usage des artistes, dans lequel elle donne des conseils de marketing digital, spécifique au domaine de la promotion artistique[16],[4],[9]. Dans Le guide de survie digitale : les réseaux sociaux à l'usage des créateurs, publié en 2019, elle présente le fruit d'une dizaine d'années d'observation de l'évolution de la promotion de la création artistique sur les réseaux sociaux tels qu'Instagram et Pinterest. Elle y traite notamment de la modération web et de la contrefaçon[17].

Biographe de l'artiste peintre Hervé Télémaque, figure majeure du surréalisme et de la figuration narrative, elle publie en 2015 un essai intitulé Confidence[9],[1].

Avec L'Histoire de l'art pour les nullissimes, la critique d'art livre en 2017 un ouvrage pédagogique sur des millénaires d'histoire de l'art : la peinture, la sculpture, l'architecture et les arts premiers[3],[18].

Animatrice d'ateliers d'écriture créative, spécialiste Oulipo, elle publie en 2019 Boris Vian 100 ans, co-écrit avec Nicole Bertolt, mandataire du patrimoine de Boris Vian. Le livre marque le centenaire de la naissance de l'écrivain français Boris Vian[19],[20].

Sous l'égide du ministère de la Culture, en 2021, elle publie « 1 immeuble, 1 œuvre », le livre des 5 ans du programme de commande artistique, préfacé Roselyne Bachelot[21]. Arthur Toscan du Plantier, Président du club, commente le travail éditorial réalisé.

« Nous avons donné carte blanche à la journaliste et critique d’art Alexia Guggémos. Conjuguant une approche artistique et sociale, son travail donne naissance à cette anthologie qui permet de mieux appréhender la démarche des acteurs de l’immobilier, devenus au travers de leur soutien des acteurs de l’écosystème culturel. »

Récompenses[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d « Aica France » (version du 24 septembre 2018 sur l'Internet Archive), .
  2. a et b « Rencontre avec Alexia Guggémos 12 mai 2018 », Château de Montsoreau, (consulté le 28 août 2020)
  3. a et b Noël Marikris, « L’histoire de l’art pour les nullissimes, un outil de démocratisation », sur www.lacritique.org, (consulté le 28 août 2020) et à la géopolitique à l'Institut libre d'étude des relations internationales.
  4. a b et c « Guggemos Alexia » (version du 24 septembre 2018 sur l'Internet Archive), CIPAC, sur www.cipac.net.
  5. « La France de l'art contemporain en retard sur les réseaux sociaux », sur www.lequotidiendelart.com, Le Quotidien de l'art, (consulté le 28 août 2020).
  6. « A.Guggémos, Observ. Web social Art contemporain: « Réseaux sociaux, un levier mal exploité face au déclin de la France sur le marché de l’art » », Club Innovation & Culture CLIC France,‎ (lire en ligne, consulté le 9 août 2018).
  7. Léa Mabilon, Agathe Moreaux et Alexia Guggémos, « Alexia Guggémos: «Ce ne sont pas forcément les artistes à forte notoriété numérique qui resteront dans l’histoire» », Le Figaro, (consulté le 10 avril 2020).
  8. Alison Moss, « Art Students Week 2017 : faites découvrir vos œuvres sur Instagram », =Connaissance des arts,‎ (lire en ligne, consulté le 9 août 2018).
  9. a b c d et e « Prix AICA France de la critique d'art 2017 » [PDF], sur aicafrance.org, Association internationale des critiques d'art (AICA), (consulté le 28 août 2020)
  10. https://www.la-croix.com/Culture/Instagram-precieux-allie-monde-artistique-2021-01-17-1201135414
  11. « Instagram, le précieux allié du monde artistique », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le 18 janvier 2021)
  12. « Record d'audience pour la MuseumWeek », sur The Art Newspaper (consulté le 26 mai 2019).
  13. (en) « 20 Power Women Ruling The French Art Scene », The Art Gorgeous Magazine,‎ (lire en ligne, consulté le 22 février 2019).
  14. « Profil », sur AICA-France (consulté le 25 janvier 2021)
  15. « Aica France », sur aicafrance.org, (consulté le 28 août 2020).
  16. Lucie Agache, « Les réseaux sociaux à l'usage des artistes », Connaissance des arts,‎ (lire en ligne, consulté le 28 août 2020).
  17. Guy Boyer et Alexia Guggémos, « Dans la jungle des réseaux sociaux » [vidéo], Connaissance des arts, (consulté le 28 août 2020).
  18. Laurence de Valmy, « Alexia Guggémos donne du peps à l'histoire de l'art » (version du 10 août 2018 sur l'Internet Archive), French Quarter Magazine.
  19. Valérie Duponchelle, Sophie De Santis, Pierre Doncieux et Agathe Moreaux, « Noël 2019: notre sélection de beaux livres », Le Figaro, (consulté le 21 décembre 2019).
  20. Sidonie Bonnec et Thomas Hugues, « L'incroyable Boris Vian », sur RTL.fr, (consulté le 28 août 2020).
  21. « « 1 immeuble 1 œuvre » : un livre pour fêter 5 ans de soutien des promoteurs à la création artistique », sur Le journal du Grand Paris - L'actualité du développement économique d'Ile-de-France, (consulté le 18 janvier 2021)
  22. « Académie du Jazz : Hugo Lippi prix Django Reinhardt 2020, Yes Trio ! meilleur album... », sur TSF Jazz (consulté le 28 août 2020).

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]