Alexeï Kouropatkine

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Alexeï Nikolaïevitch Kouropatkine
Алексей Николаевич Куропаткин
Image illustrative de l'article Alexeï Kouropatkine

Naissance
Kholm
Décès
Toropets (oblast de Tver)
Origine Drapeau de l'Empire russe Empire russe
Grade Imperial Russian Army GenBranch 1917 h.png Général
Années de service 1864-1917
Commandement Commandant en chef des forces terrestres en Mandchourie, Commandant suprême des forces russes en Extrême-Orient asiatique, Ministre de la guerre de 1898 à 1905
Conflits Guerre russo-japonaise, Première Guerre mondiale
Distinctions Ordre de St-Georges IIIe classe Ordre de Saint-Georges
Ordre de Saint-Vladimir IIe classe Ordre de Saint-Vladimir
Ordre de Saint Alexandre Nevski avec diamants Ordre de Saint-Alexandre Nevski
Ordre de l'aigle blanc Ordre de l’Aigle Blanc
Ordre de Sainte-Anne Ie classe Ordre de Sainte-Anne
Ordre de Saint-Stanislas Ie classe Ordre de Saint-Stanislas
Chevalier de la Légion d'honneur Chevalier de la Légion d'honneur
Ordre de l'Étoile de Roumanie Ordre de l'Étoile de Roumanie
Ordre de Saint-Alexandre de Bulgarie Ordre de Saint-Alexandre de Bulgarie
Autres fonctions enseignant, directeur de bibliothèque

Alexeï Nikolaïevitch Kouropatkine (en russe : Алексей Николаевич Куропаткин ; 1848 à Kholm - 1925 à Toropets, près de Tver) est un général et un homme politique russe qui fut ministre de la Guerre de 1898 à 1905.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le général Kouropatkine entre dans l’armée en 1864 au corps des cadets. Il étudie à l’Académie militaire impériale. Ses études terminées, il est envoyé en tournée en Europe : à Berlin, à Londres et à Alger auprès des troupes françaises où il participe à l'expédition du Sahara.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

En 1875, Kouropatkine est mis à la disposition de missions diplomatiques en Kachgarie. En 1876, il participe à des opérations militaires dans le Turkestan, à Kokand et à Samarcande. Il gagne une grande réputation lors de la Guerre russo-turque de 1877-1878 comme chef d’État-major du général Skobelev.

Pendant la guerre russo-japonaise (1904-1905), Kouropatkine est nommé le , commandant en chef des forces terrestres en Mandchourie. Le , Nicolas II le nomme commandant suprême des forces russes en Extrême-Orient asiatique. Il demeure à ce poste jusqu’en . Après la bataille de Moukden (20 février au ), le général demande à être relevé de son poste.

Kouropatkine à la bataille de Liaoyang, dessin japonais.

Kouropatkine est nommé commandant de la première Armée de Mandchourie. Il succède à ce poste au général Linevitch et y reste jusqu’en février 1906.

Kouropatkine est en grande partie responsable de l’échec des troupes terrestres russes, en refusant d’ordonner l’offensive. Il explique les raisons de cette défaite, parce qu'il voulait alors attendre l’arrivée du Transsibérien qui transportait les troupes. Son hésitation et sa prudence furent à l’origine de nombreuses défaites pendant la Guerre russo-japonaise. Dans plusieurs ouvrages publiés en 1909, il présente sa défense face aux accusations portées contre lui.

Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, Kouropatkine est mis à la tête d’un corps de grenadiers () puis de la 5e armée (janvier 1916). En , il reçoit le commandement du Front du Nord à la place de général Rouzki. Timide, prudent dans son commandement, Kouropatkine est un ardent défenseur des anciennes tactiques. Il réunit des troupes qui auraient pu être utilisées dans de meilleures conditions par d’autres généraux tels que Broussilov ou Evert. En , il est relevé de ses fonctions et Nicolas Rouzski retrouve son poste. Kouropatkine est nommé gouverneur du Turkestan russe. Il est chargé de mater une rébellion de peuples autochtones.

Il prend sa retraite en 1917.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

En 1898, Nicolas II nomme Kouropatkine ministre de la Guerre. Il participe à des négociations avec le Japon avant la Guerre russo-japonaise. Il s’oppose au conflit armé contre le Japon et s’oppose aussi au Cercle Bezobrazov. Son point de vue sur la politique à adopter envers les Japonais se raffermit après son voyage au Japon en juin 1903. En tant que ministre, il s'est beaucoup investi dans la rénovation des conditions (de vie, de congés, d'avancement...) et des améliorations du matériel (cuisines de campagne, artillerie de 76 à tir rapide...) et à unifier (les traditions dans les régiments, les communications dans les régions et les régions militaires).
En 1906, il est nommé au Conseil d'État.

Révolution russe[modifier | modifier le code]

Après la Révolution russe, il prête allégeance au nouveau pouvoir et se voit confirmé dans son poste de gouverneur du district militaire du Turkestan. Kouropatkine est pourtant mis en état d’arrestation par les bolchéviks de Tachkent, mais il est rapidement libéré par un décret du gouvernement provisoire. Il s’installe alors dans sa province natale. Il y enseigne dans une école rurale et s'occupe d'une bibliothèque qu’il avait toutes deux fondées.
Il a déposé dans les archives russes militaires d'État un fond de 800 000 feuillets.

Décès[modifier | modifier le code]

Kouropatkine meurt en 1925 à Toropets, dans la région de Tver.

Sources[modifier | modifier le code]

Kouropatkine par Répine (détail, 1903)

Article connexe[modifier | modifier le code]

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