Alexeï Ivanovitch Bartolomei

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Alexeï Ivanovitch Bartolomei
Алексей Иванович Бартоломей
Alexeï Ivanovitch Bartolomei
Portrait d'Alexei Ivanovitch Bartolomeï, œuvre du peintre George Dawe, Musée de la Guerre du Palais d'Hiver, musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg.

Naissance
Décès (à 55 ans)
Allégeance Russie impériale
Arme Infanterie
Grade Lieutenant-général
Années de service 1798-1839
Commandement brigade de la quatorzième division d'infanterie, quatrième division d'infanterie, neuvième division d'infanterie, dixième division d'infanterie, huitième division d'infanterie
Conflits Guerre de la Quatrième Coalition, Guerre russo-suédoise (1808-1809), Guerre patriotique de 1812, Campagne de France (1814), Guerre de la Septième Coalition, Guerre russo-turque (1828-1829)
Faits d'armes Bataille de Pułtusk, bataille d'Eylau, bataille d'Ostrovno, bataille de Smolensk, bataille de Borodino, bataille de Winkowo, bataille de Maloyaroslavets, bataille de Soissons, bataille de Craonne, bataille de Laon, Prise de Paris, Insurrection de novembre 1830
Distinctions Ordre de St-Georges IVe classe Ordre de Saint-Georges

Ordre de Saint-Vladimir IVe classe Ordre de Saint-Vladimir
Ordre de l'aigle blanc Ordre de l’Aigle Blanc
Ordre de Sainte-Anne IIe classe Ordre de Sainte-Anne
Order of Glory Ribbon Bar.png Épée d'or avec l'inscription « Pour bravoure »
D-PRU Pour le Mérite.png Pour le Mérite
Ordre militaire de Maximilien-Joseph de Bavière Ordre militaire de Maximilien-Joseph de Bavière
Ord.Leopold.PNG Ordre de Léopold
PRU Roter Adlerorden BAR.svg Ordre de l'Aigle rouge

Alexeï Ivanovitch Bartolomeï, (En langue russe : Алексей Иванович Бартоломей), (En langue allemande : Ludwig Balthasar Alexis Bartholomäi), né le , mort le .

Au cours des Guerres napoléoniennes, il fut l'un des commandants en chef de l'Armée impériale de Russie. Lieutenant-général russe (1826).

Biographie[modifier | modifier le code]

Le , comme sous-officier, Alexeï Ivanovitch Bartolomeï commença sa carrière militaire dans un bataillon de la garnison d'Arensbourgski. Quelques mois plus tard, il fut promu enseigne (Russie: Подпрапорщик -Podpraporchtchik). Le , Bartolomeï fut transféré au 4e régiment de Chasseurs. Le , il fut nommé aide de camp du major-général Michel Barclay de Tolly.

Alexeï Ivanovitch Bartolomeï prit part aux batailles de Pułtusk (), d'Eylau (7 février-) pour laquelle il reçut l'Ordre de Saint-Vladimir (4e classe). Le , il devint l'aide camp du général Levin August von Bennigsen, sous ses ordres il s'illustra au cours des batailles d'Heilsberg () de Friedland le . Le , au grade de capitaine, il intégra le régiment de Chasseurs de la Garde.

Après l'ouverture des hostilités en Finlande (Guerre russo-suédoise de 1808-1809), il fut engagé dans les batailles Iorise et de Kouopio.

En octobre 1808, le capitaine Bartolomeï fut nommé aide de camp du gouverneur général de Revel, le prince de Hosltein-Oldenburg.

Au début de la Guerre patriotique de 1812, Bartolomeï servit sous les ordres du général Michel Barclay de Tolly, fin , sous les ordres du feld-maréchal Mikhaïl Illarionovitch Koutouzov. Au cours de cette campagne militaire menée contre les troupes napoléoniennes, il fut engagé dans les batailles de d'Ostrovno -), Smolensk (16 août-), sa bravoure au cours de cette bataille lui valut l'Ordre de Sainte-Anne (2e classe- avec diamants)[1] Borodino (), Wonkowo () et Maloyaroslavets ().

Peinture de Meissonier : 1814, Campagne de France : Retraite après la bataille de Laon; Napoléon et son état-major derrière lui; de gauche à droite, Ney (capote sur les épaules), Berthier, Flahaut (fils de Talleyrand); derrière Ney, un inconnu tombant de fatigue, puis Drouot et, derrière Flahaut, peut-être Gourgaud[2],[3],[4].

Alexeï Ivanovitch Bartolomeï participa à presque toutes les batailles de la campagne d'Allemagne de 1813. La bataille de Leipzig lui apporta le grade de général de division (), en outre, il fut admis dans la suite de Sa Majesté Impériale Alexandre Ier de Russie et fut décoré de l'Ordre de Léopold (2e classe) et l'Ordre de l'Aigle rouge (2e classe).

Dans les rangs de l'Armée de Silésie placée sous le commandement du feld-maréchal Gebhard Leberecht von Blücher[1], le général Bartolomeï s'illustra également au cours de la campagne de France de 1814, il fut engagé dans les batailles de bataille de Soissons, Craonne (), Laon (-) et à la prise de Paris où il prit d'assaut les hauteurs de Montmartre.

Sur la demande personnelle du feld-maréchal Michel Barclay de Tolly, Alexandre Ier de Russie le nomma commandant de brigade dans la 4e division d'infanterie, ce fut à la tête de cette brigade que le général Bartolomeï participa à la Guerre de la Septième Coalition.

Le , il fut désigné pour commander la 9e division d'infanterie, le même jour il fut élevé au grade de lieutenant général.

Le , il reçoit un nouveau commandement, celui de la 8e division d'infanterie. En 1828, il fut engagé dans le conflit opposant la Russie à la Turquie, où il fut grièvement blessé. Il s'illustra de nouveau dans la répression menée contre les insurgés polonais.

Le , en raison de son état de santé, il fut mis à la retraite.

Décès et inhumation[modifier | modifier le code]

Alexeï Ivanovitch Bartolomeï décéda le , il fut inhumé au cimetière Volkovo à Saint-Pétersbourg.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

  • 1802-1808 : 4e régiment de Chasseurs ;
  • 1808-1814 : Régiment de Chasseurs de la Garde ;
  • 1814-1826 : 4e division d'infanterie ;
  • 1826-1829 : 9e division d'infanterie ;
  • 1829-1839 : 8e division d'infanterie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Biographie », sur http://www.museum.ru
  2. Jean Louis Ernest Meissonier. Ses Souvenirs - Ses Entretiens, précédés d'une étude sur sa vie et son œuvre, par M. O. Gréard. Librairie Hachette et cie - Paris, 1897.
  3. Site du ministère de la Culture - JOCONDE : Catalogue des collections des musées de France
  4. Juliette Glikman, Ernest Meissonier, 1814. Campagne de France, Cahiers de la Méditerranée, "Dossier : XVe – XXe siècles - De la tourmente révolutionnaire au traumatisme de 1870 : la fin du Guerrier et l'émergence du soldat", no 83 : "Guerres et guerriers dans l'iconographie et les arts plastiques", 2011, p. 175-186.

Article connexe[modifier | modifier le code]