Alexandre du Moncel

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Alexandre du Moncel
Fonctions
Pair de France
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Conseiller général de la Manche
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Député
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Député
-
Maire de Martinvast (d)
Titre de noblesse
Comte
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nationalité
Formation
Activités
Homme politique, militaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Autres informations
Grade militaire
Général de brigade (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conflits
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Alexandre-Henri-Adéodat, comte du Moncel (né le à Helleville et mort le au château de Beaurepaire à Martinvast), est un officier général et homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Jean-François, comte du Moncel, brigadier des armées du roi et capitaine au régiment des gardes françaises, et de haute et de Marie-Anne du Mérigot de Sainte-Fère, il suivit la carrière des armes, entra à l'École polytechnique en 1804, puis à l'École d'application de Metz en 1806, d'où il sortit, l'année suivante, officier du génie.

Envoyé d'abord à Cherbourg, il incorpora la grande armée au moment de la campagne de 1809, reçut le baptême du feu à Abensberg, assista à Essling, et se distingua à Wagram dans l'état-major de Masséna.

En 1810, il fut attaché à l'armée de Hollande, puis renvoyé à Cherbourg, et, en 1812, de nouveau rappelé à la grande armée, et versé dans le génie du 10e corps, sous les ordres de Macdonald. Il assista à la prise de Dunebourg, manœuvra sur la ligne d'opération de Riga, et suivit la retraite des troupes sur l'Oder après la détection d'York et du contingent prussien. En 1813, il prit part aux batailles de Lutzen et de Bautzen, où il fut nommé chevalier de la Légion d'honneur, devint chef d'état-major du corps de Vandamme, fut nommé chef de bataillon après Kulm, resta à Dresde avec Gouvion-Saint-Cyr, et fut compris dans la capitulation que ce général signale .

À la première Restauration, du Moncel devint directeur du génie et fut attaché en cette qualité à la maison militaire du roi. Après les Cent-Jours, il fut élu député, le , par le collège de département de la Manche ; il ne se fit pas remarquer à la Chambre dans la minorité ministérielle, reprit, en 1816, ses fonctions utilitaires, et fut de nouveau élu député, par le grand collège de la Manche, le . Il appuya le ministère libéral de Martignac, et renonça à la politique après les événements de 1830.

Lieutenant-colonel du génie depuis le , il fut, en 1832, appelé par intérim à la direction du génie à Cherbourg, et présenta au roi le nouveau projet de fortification du port. Directeur titulaire et colonel le , maréchal de camp le , pair de France le , il était général de brigade, le , lorsqu'il fut mis d'office à la retraite.

Il se retira alors dans la Manche, et devint, en 1850, directeur de la ferme-école de Martinvast, membre du conseil général de l'agriculture en 1852, et du conseil général de la Manche. Gendre de Henry de Magneville, il est le père de Théodose du Moncel.

Il est inhumé à Martinvast.

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]